Commentaires : Réseaux sociaux interdits, couvre-feu, limite d'une heure : quand l'État britannique joue au parent numérique

300 ados britanniques vont tester pendant six semaines ce que leurs parents n’arrivent plus à imposer. Un protocole rigoureux, mais une logique qui interroge.

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On dirait le même raisonnement que ceux qui disant :« il faut protéger la population des délinquants, mais la prison n’est pas la solution » Et là, j’ai envie de répondre : certes, c’est loin d’être une solution idéale, mais qu’avons-nous à la place qui puisse s’appliquer à l’échelle d’une société ?

Parce qu’il est toujours facile de critiquer les initiatives, bonnes ou mauvaises, ou les systèmes déjà en place, mais pour offrir des solutions alternatives, des vraies, pas des yakafokon, là, il y a tout de suite moins de monde.

Si ce n’était pas encore évident, on aura compris avec les lobbys les armes, du tabac, de l’alcool et maintenant de l’IA, que les industriels se torchent avec les notions de santé publique, se fichent de refiler des maladies dégueulasses, des dépendances horribles et des pathologies mentales à leurs clients, tant que cela les rend riches à crever. En fait, ça joue même plutôt en leur faveur. Ces problèmes-là ne sont pas les leurs, ce sont ceux des gouvernements, à qui l’on va en plus mettre le plus de bâtons dans les roues possibles et sur qui l’on rejettera dans tous les cas la faute, qu’ils laissent faire ou qu’ils tentent d’agir.

Alors, quitte à choisir, je préfère des gouvernements qui tentent des trucs, plutôt que des dirigeants qui laissent faire en touchant tranquillement leurs pots-de-vin. Parce que, l’alternative, c’est d’espérer que les industries elles-mêmes s’autorégulent et s’autodisciplinent et on a vu avec Twitter, avec Facebook, avec Open AI et avec tant d’autres, que ce n’est jamais dans ce sens là que les entreprises évoluent.

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Vu comment le Royaume-Uni part en couille (bienvenu dans 1984), je penche pour un contrôle numérique d’État.

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Quand les parents ont le même comportement, on doit s’attendre à ce que ça déteigne sur leur progéniture. Le smartphone crée l’addiction.
Il est nécessaire de comprendre le mécanisme qui pousse à cette addiction (ça a déjà été très étudié).
On est face à un problème sociologique, lié à une société dans laquelle sans informatique on n’est plus rien. Une société où les vrais liens sociaux disparaissent. Un société où l’isolement insidieux fait surface, où les intérêts personnels sont exacerbés, où la culture du « moi » est majoritaire.
Difficile qu’il en soit autrement.
Le citoyen moyen constate l’état de délabrement de son « écosystème ». Il constate sa propre impuissance de faire « changer les choses » en tant qu’individu.
La société est divisée et ça profite à certains individus égocentriques.
Ca a toujours existé on est bien d’accord, la différence réside dans l’instruction qui révèle la prise de conscience.
Je suis conscient. Je ne peux rien y changer. Je ne trouve plus ma place, et je sombre dans une déprime insidieuse.
L’Humanité est trop complexe pour s’exprimer à travers l’individu, seules les structures ont un pouvoir de changement.
Le smartphone est devenu un anti-dépresseur illusoire.
Alors comment s’en dépêtrer ? Seule la volonté d’arrêter est efficace. Comme pour toutes les addictions.

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