On les croyait reléguées aux archives de l’informatique. Pourtant, les bandes magnétiques connaissent un regain d’intérêt spectaculaire grâce à l’intelligence artificielle. Au point que Fujifilm prévoit d’investir 57 millions d’euros pour multiplier par cinq ses capacités de production d’ici à 2028.
Le coût du lecteur-enregistreur est défavorable à ce produit.
Quel dommage d’ailleurs car en effet, le prix des cartouches est vraiment bas.
C’est tout à fait vrai à l’échelle d’un particulier ou d’une PME : l’investissement initial dans un lecteur LTO (en SAS ou Fibre Channel) tourne facilement autour de 4 500 à 6 000 €, ce qui est impossible à amortir sur quelques dizaines de téraoctets.
En revanche, pour les acteurs du cloud et de l’IA qui stockent des dizaines d’exaoctets de datasets bruts et de checkpoints d’entraînement, le calcul du TCO s’inverse complètement :
1. La consommation énergétique au repos est strictement nulle (air-gap physique sur étagère, aucun besoin d’alimenter des plateaux rotatifs en 24/7 ni de dissiper des centaines de kilowatts de chaleur).
2. Le coût marginal au téraoctet des cartouches LTO-9 / LTO-10 devient imbattable une fois le coût des robotiques amorti sur le volume.
3. La protection contre le bit-rot et les ransomwares (isolation physique complète hors ligne) reste un argument majeur pour les archives froides.