Acheter des livres rares dans le but de les détruire, c’est bien le projet de certaines entreprises d’intelligence artificielle. Au programme, scanner les livres page après page, pour entraîner des modèles d’IA.
Le découpage de chaque page ne détruit que la couverture, donc la question est : une fois reliés, sont-ils remis en circulation ?
Si tel n’est pas le cas alors c’est très grave et pourrait rappeler les pires heures de l’histoire.
Le titre va nettement plus loin que les faits :
Anthropic a bien acheté des millions de livres, fait découper leurs reliures, scanner les pages puis recycler les originaux. En revanche, parler des « géants de l’IA » est abusif : Clubic reconnaît lui-même qu’aucune preuve ne confirme cette pratique chez les autres entreprises.
Même problème avec les « livres rares » : les documents parlent notamment d’ouvrages « less common », mais ne prouvent pas que des exemplaires rares ou uniques aient été détruits.
Autre raccourci : le document d’octobre 2024 établit que des millions de livres avaient été achetés, pas nécessairement déjà numérisés et détruits.
Et surtout, l’article oublie presque le contexte juridique essentiel : le juge a considéré la conversion destructive des exemplaires légalement achetés comme du fair use, contrairement aux plus de 7 millions de livres piratés par Anthropic.
Et c’est même peu probable en fait.
La raison pour laquelle il les détruisent, c’est que ça coûte moins cher de les scanner comme ça. Mais c’est valable du coup seulement pour un livre qui a peu de valeur (puisqu’il faut que l’économie sur le coût du scan soit supérieure à la valeur du livre, cette dernière étant « détruite » en même temps que le livre…).
Pour un livre rare, qui a une valeur bien plus élevée (un livre rare, ça peut vite faire plusieurs dizaines voir centaines d’euros), c’est sans doute économiquement préférable de le scanner de façon non destructive pour pouvoir ensuite le revendre a sa valeur.
Je crains que malheureusement ils appliquent la même rengaine que beaucoup de nos « puissants » : après moi, le déluge.
Je crains que vu la quantité de cash qu’ils font rentrer (meme si comptablement ils sont t peut etre dans le rouge), ils seraient prêts a detruite chaque ouvrage, meme rare, pour accélérer le processus. Et peut etre encore plus pernicieux, avec des ouvrages très rares, se retrouver "maîtres " d’un document plus ou moins introuvable pour le commun des mortels.
Oui, c’est une possibilité aussi.
Après, pour des ouvrages « très rares », ils sont déjà inaccessibles au commun des mortes, du fait de leur prix justement.
Parce qu’ils veulent en effacer la trace, probablement qu’il y a des écrits qui les dérange et qu’ils veulent les réécrire a leur façon a la demandes des quelques dictateurs. poutine fait ça trump ne veut pas être en reste, le monde est plus beau quand on l’écrit soi même.