Je me permets une intervention sur ce sujet.
Si on utilise des moteurs électriques et des génératrices de courant à moteur thermique, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas faire de moteur thermique suffisamment puissant (et c’est logique parce que pour alimenter l’électrique il faudra forcément un peu plus de puissance (génératrice à emmener + pertes fer + pertes par effet joules + pertes par frottements).
La raison est tout autre : La transmission : Passé un certain couple il devient très difficile (comprendre dans un coût raisonnable pour l’application donnée) de réaliser une transmission (boite de vitesse notamment et embrayage) permettant une transmission fiable du couple et sans devoir la surdimensionner (et donc faire un machin ultra lourd, ultra couteux et infernal à concevoir).
Dans ce cas là, il est effectivement plus facile de faire varier le couple / la vitesse (selon les technologies employées) du moteur électrique que si le thermique entrainait les roues.
Dernier point, il me semble que le terme « hybride série » n’est arrivé qu’assez récemment et dans le cas d’un système hybride série, il y a des batteries pouvant servir à l’alimentation du moteur électrique (et donc indirectement à la traction), pas dans le système diesel-électrique (qui d’ailleurs historiquement n’embarque pas d’électronique, dans ses premières itérations ce sont des systèmes électromécaniques, alors que l’hybride lui utilise forcément de l’électronique de puissance).
Dans le cas du diesel-electrique : Moteur diesel arrêté = moteur électrique coupé, puisque la génératrice n’est pas entrainée (et ne produit donc aucun courant). Il n’y a pas non plus de régénération possible (pas d’inversion moteur élec en tant que génératrice, de toute manière entrainer un moteur thermique en roue libre ne génère pas de carburant
).
Donc hybride série != diesel-electrique.