Commentaires : OnlyOffice clarifie sa licence après la rupture avec Nextcloud, voici ce qui change pour vous

La mise à jour OnlyOffice Docs 9.4 lève la restriction de connexions simultanées sur la version Community, formalise les conditions de sa licence AGPLv3 et apporte un mode sombre dans le tableur ainsi que de nouveaux outils pour les présentations.

https://clubic.com//actualite-613456-onlyoffice-clarifie-sa-licence-apres-la-rupture-avec-nextcloud-voici-ce-qui-change-pour-vous.html

Que vient faire l’interview d’un concurrent (qui casse forcément du sucre sur ce qu’il considère comme une menace pour son business) vient faire dans un article sur un produit tiers?

Est-ce que l’on demande l’avis de Microsoft à chaque article sur un produit Apple? Je n’en ai pas vu.

Je pense que la citation d’Italo Vignoli, en plus d’être totalement fausse et diffamatoire, devrait être enlevé de cet article illico.

Il n’est quand même pas compliqué d’aller voir le dépôt Github d’Onlyoffice pour voir que tout le code est présent, que la license est AGPLv3 (donc du vrai open source) que les restrictions de cette license permettent exactement de protéger l’auteur du code comme il le fait (la même license étant utilisé de la même manière par Mozilla). Que Libre Office utilise une license MPLv2 qui contient exactement les mêmes restrictions concernant l’utilisation des marques déposées et l’utilisation des logos (voir section 2.3 de cette license).

Un peu d’impartialité de la part de l’équipe journalistique serait bienvenue.

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Je suis d’accord sur l’intervention d’Italo Vignoli. Ça n’a rien à faire dans l’article. Mais , cela démontre une position du journaliste qui ne sait pas être neutre dans ce qu’il expose.

Si on suit le raisonnement, alors tout logiciel opensource qui propose par défaut d’enregistrer dans un format qui ne plait pas à ce monsieur ou la fondation, deviendrait de facto un logiciel open source de façade.

Heureusement, qu’être con ça tue pas.

Qu’ils commencent déjà par offrir une interface ruban digne de ce nom dans LO et ensuite, on en reparlera.

Au lieu de chercher à travailler avec MS pour les amener doucement vers le format de la fondation, non, ils sont dans la confrontation. De vrais libristes d’il y a 20 ans.

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J’irais a contre courant de ce qui a été dit, sa critique est légitime et il faudrait avoir plus souvent ce genre de multi point de vue plutot qu’un seul point de vue et une seule vérité. C’est la base du journalisme

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La base du journalisme c’est de vérifier les faits énoncés dans un article ou un interview.

Hors, il s’avère que cela n’a pas été fait, ce que M. Vignoli énonce est rapidement vérifiable comme étant erroné, diffamatoire et orienté. À la limite, si vous incluez cette citation, il faut y ajouter la vérification à la suite (« L’intégralité du code d’OnlyOffice est effectivement disponible en open source sous license AGPLv3, Only Office implémente le modèle de document natif du standard OpenXML contrairement à LibreOffice qui implémente le modèle de document natif du standard OpenDocumentFormat »). Mais il n’y a rien de cela dans cet article, c’est l’exemple typique d’une tribune à charge.

Le débat autour d’OnlyOffice ne remet pas en cause la présence de son code de base sous licence AGPLv3, qui est bien réel et accessible sur GitHub. Le fond du problème, et ce qui lui est reproché par une partie de la communauté, est plutôt d’ordre philosophique et structurel.

En réalité, le projet repose sur un modèle Open Core. Cela signifie que si la version grand public est ouverte, les outils indispensables aux déploiements professionnels à grande échelle (comme le clustering ou la haute disponibilité) font partie de versions payantes dont le code est propriétaire et fermé. L’écosystème global n’est donc pas intégralement open source.

CF Sources
https://helpcenter.onlyoffice.com/workspace/workspace-faq.aspx
https://www.ceo-vision.com/en/content/onlyoffice-docs-enterprise-licences)

De plus, la stratégie juridique de l’éditeur a créé d’importantes frictions. En tentant d’imposer des clauses de branding très restrictives pour empêcher des acteurs tiers (comme Nextcloud ou IONOS) de proposer des versions modifiées dépouillées de la marque d’origine, OnlyOffice a provoqué une intervention de la Free Software Foundation. Celle-ci a rappelé que l’utilisation de l’AGPLv3 pour bloquer ainsi le principe même d’un « fork » allait à l’encontre des libertés fondamentales du logiciel libre.

CF Source
https://www.fsf.org/blogs/licensing/agpl-is-not-a-tool-for-taking-freedom-away

C’est ce positionnement hybride, qui explique pourquoi des figures historiques du milieu comme Italo Vignoli conservent une posture très critique, refusant de placer OnlyOffice sur le même plan éthique qu’un projet 100 % communautaire et bénévole comme LibreOffice.

Enfin, je rejoins les avis précédents au sujet de cette mise à jour d’OnlyOffice (qui reste une excellente suite bureautique). Je ne comprends pas le positionnement de l’article : soit on fait un sujet purement factuel sur la mise à jour, soit on consacre un vrai article de fond pour expliquer la problématique des licences, mais ce mélange des genres est maladroit. Un peu de cohérence éditoriale serait la bienvenue.

Je termine en précisant que Clubic n’est, et n’a d’ailleurs jamais été, le gardien du temple du logiciel libre. Cette posture de l’article et du journaliste semble purement opportuniste.