Détesté à son lancement, l’abonnement avec publicité de Netflix a finalement séduit des millions d’utilisateurs. Une dynamique qui n’est pas près de s’arrêter.
C’est le début de la fin, car il faut être réaliste, leur but final serait de nous faire payer pleins tarif + 5mn de pub pour 5mn de film / série, ou de garder une offre sans pub, mais à un prix délirent (50$ par mois).
Au Canada, le tarif avec publicité est celui du tarif de lancement (7.99$), alors que le tarif sans publicité (appelé « Standard ») est à plus du double (18.99$). Même en comptant l’inflation sur 25 ans, c’est peu agréable.
Alors, autour de moi, soit :
les personnes annulent car ils ont fait le tour du catalogue qui les intéressait, puis se réabonnent ponctuellement (pour suivre des exclusivités Netflix)
les personnes ont basculé sur les offres moins chers (avec la publicité)
les personnes ont quitté (tous) les SVOD et repassent sur les plateformes de streamings illégaux.
Pour avoir l’offre avec publicité, le nombre de coupures dépend de la popularité de l’émission. Pour certains, il n’y a qu’une coupure publicitaire (voir aucune), pour d’autres, c’est l’orgie avec 4-5 coupures (de 2 annonces).
Lorsque je compare à Amazon Prime Video (8.25$ / mois), ils sont globalement moins agressifs sur les annonces et coupures pour les émissions gratuites. Quant à Tubi (SVOD gratuit), ils sont évidemment plus agressifs avec des coupures toutes les 15 minutes (au moins).
Au final, Netflix s’est plutôt bien positionné face à ces 2 compétiteurs se rémunérant à travers la publicité. Le public n’aime pas, mais ils ont bien fait leur travail d’étude et potentiel de marché / cible d’audience.