Mistral AI est régulièrement présentée comme le rempart français face aux géants américains de l’intelligence artificielle. Un statut de « champion souverain » que le gouvernement a contribué à construire, et que les médias ont largement repris. Sauf que son premier actionnaire est néerlandais, ses fonds de capital-risque viennent des quatre coins du globe, et ses modèles s’entraînent sur les serveurs de Microsoft. Mais alors, quelles sont les limites de cette souveraineté ?
Dans les années 50/60, pour se protéger du monopole des grandes compagnies étrangères, « Mon Général » a créé deux sociétés d’État, Total et Elf, pour protéger les Français des chocs pétroliers.
Même si des abrutis de politiciens les ont privatisés (on paye maintenant), ne pourrait-on pas le faire avec une société IA d’état ?
C’est un choix politique, point barre.