À partir du 13 juillet, les détenteurs d’Office 2019 sur Mac ne pourront plus que consulter leurs documents. Un certificat qui expire, et un logiciel acheté comptant se mue en liseuse.
Donc c’est bien la volonté de Microsoft de ne pas mettre à jour un certificat qui expire… Pour une boite qui est dans les 5 premières capitalisation mondiale, à plusieurs milliard de milliard ça fait radin quand même.
Cela concerne en fait sur le long terme toutes les versions d’Office en Licence perpétuelle achetées au rabais. Office 2021 subira le même sort aussi bientôt aussi bien sur Windows. Mais les systèmes mis à jour ont un surcis. Pour le Mac, cette mesure concerne les appareils sur les anciens systèmes comme « Big Sur » macOS 11.
Le message serait de bien faire comprendre à l’utilisateur qu’un logiciel ne lui appartient pas.
Ce n’est pas radin, Microsoft souhaite que les utilisateurs passent d’une licence perpétuelle à une version abonnement.
Cela fait un manque à gagner important pour MS
Et j’imagine que MS a fait une étude de marché sur la « fidélité » des utilisateurs de MS Office et a pu juger qu’il y aurait peu d’utilisateur de MS Office qui irait voir ailleurs pour voir si l’herbe est plus verte ailleurs.
Et du coup, si l’on se mets à la place de MS, c’est tout à fait normal.
Reste à voir la réaction, si les gens vont rester comme le prédit MS ou vont voir ailleurs…
Ouais, enfin, il faudrait aussi que MS soit clair et communique en amont de l’achat la date de « péremption » du logiciel.
C’est clairement une façon pour Microsoft de profiter de la situation, changer un certificat ne devait pas être un défi technique insurmontable il me semble. Si les licences à achat unique dérangent, pourquoi ils continueraient à les proposer dès lors et ne pas basculer vers le tout abonnement?
Surtout que vu le contexte actuel où on parle de plus en plus de limiter la dépendance à Microsoft au profit d’alternatives libres et européennes, c’est comme s’ils poussaient eux-mêmes les clients à aller voir ailleurs en faisant ce genre de coups.
Je suppose que c’est un peu l’idée. Microsoft fait largement son beurre sur le pro et le cloud. En désactivant les licences retail historique, le message selon moi est: Passez à Office 365, ou allez sur le libre si ça vous chante, ça ne change rien pour nous.
C’est des economies en support.
En même temps cela ne coûte pratiquement rien au consommateur de se racheter une licence à 40€ en moyenne sur StackSocial tous les 5 ou 6 ans. C’est plus cher pour macOS. Mais c’est mieux que les 250€ la licence Office pour 1 ordinateur chez Microsoft même. Microsoft 365, c’est 90€/an pour 5 appareils y compris macOS et smartphones Android ou iOS. C’est chacun qui fait son choix mais ce n’est qu’une petite contrainte pour les attchés à la marque.
Et puis autre chose, c’est qu’ils ne font pas cela pour les licences Windows en promotion. Windows 11 Pro est à 11€.
https://www.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/buy/compare-all-microsoft-365-products?rtc=1
Exact, on peut voir que MS vend toujours des licences 2024 à prix unique. Ce n’est rien à y comprendre qu’ils maintiennent toujours ce type de licence si dans le même temps, MS désactive la version Mac
Ah, oui, donc, en fait c’est ok que MS bloque sciemment l’usage de ses logiciels à des personnes (physiques et morales, donc aussi des entreprises) sans annoncer de durée de vie lors de la commercialisation ?
Et StackSocial ou je ne sais quel autre marché gris est sans doute une source qui vend des licences certes moins chers, mais que MS peut là aussi bloquer du jour au lendemain (et dans ce cas c’est plus compréhensible, vu que la légalité de la licence est sans doute bien plus discutable …) …
Je ne parle pas d’une durée de mise à jour, je parle de l’accès aux fonctions pour laquelle ces personnes ont acheté une licence, payé, donné de l’argent. ![]()
Ben, continuez Microsoft et les autres faites de même, puisque ça semble convenir, ne vous gênez surtout pas.
Vu le peu (l’absence ?) de protestation ici, faites vous plaisir.
Par contre en termes de droits, j’aimerais bien savoir si cette pratique est considérée comme légale ou non.
Personnellement, c’est le genre de trucs que je considère comme inacceptable, indigne de confiance.
Se retrouver enfermé dans un écosystème où l’on peut te forcer de repasser à la caisse du jour au lendemain, alors que tu n’as PAS choisi l’abonnement …
Un changement des règles du jeu de manière unilatérale et visiblement adoubé par certains, c’est quand même fantastique.
Heureusement qu’il y a les logiciels sous licences libres …
Justement, le vent se lève un peu outre-Atlantique. Aux États-Unis, la FTC (Federal Trade Commission) et plusieurs actions collectives commencent à s’attaquer sérieusement à la notion de « bouton acheter » pour du contenu numérique ou des logiciels qui peuvent disparaître du jour au lendemain. Je ne sais pas si c’est déjà transposé en France ou au niveau européen, mais ça finira par arriver, car le consommateur est induit en erreur.
Ceci étant dit, la question de la propriété des logiciels achetés est un enjeu judiciaire majeur, mais ce n’est pas ici sur un forum généraliste que ça va se jouer.
Après, de mon point de vue, même si une loi passe, même s’il y a des amendes, je pense que le problème est plié : les grands fournisseurs de logiciels passent tous à l’abonnement (le fameux modèle SaaS) et ils ne vendront bientôt plus du tout de version « perpétuelle ». C’est économiquement trop rentable pour eux d’avoir une rente mensuelle plutôt qu’un achat unique.
Ce n’est pas grave en soi. Au contraire, cette dérive est une excellente opportunité pour le logiciel libre. À force de verrouiller les écosystèmes et de forcer la main des utilisateurs, ils vont finir par recréer une vraie dynamique autour d’alternatives crédibles (comme LibreOffice) pour tous ceux qui refusent d’être de simples locataires de leurs outils de travail.
@juju251 Obsolescence programmée appliquée aux logiciels, comme pour les matériels hélas … MS (comme tant d’autres) se tire une balle dans le pied tout seul.
J’entends tout à fait ton doute raisonnable ! ![]()
Et il y a pire figure-toi : ce sont tous les petits logiciels utilitaires payants. Les éditeurs font pire que l’abonnement. C’est à dire que tu as acheté une licence à quelques Euros pour Windows par exemple, c’est mon cas : il s’agit de « Glary Utilities 2025 » et de « EaseUS Todo Backup Home 2025 ». Pour mettre à jour vers 2026 en téléchargement automatique, il faut repasser à la caisse parce que la licence que tu possèdes est pour la version 2025. Je ris en jaune ! Dans ce cas, il faut remettre la version 2025 et se taper les pubs et les invitations à passer à la version supérieure sans possibilité de les désactiver malgré les options pour, dans les menus de configuration. « Nero Back It Up » reste discrêt par contre, on l’a en combo avec l’achat d’un lecteur BluRay.
En quoi c’est pire que l’abonnement ? Si tu n’as pas besoin/envie de nouveautés de la nouvelle version, tu peux garder l’ancienne, qui continue à marcher…
Et si tu veux les nouveautés, tu repasses à la caisse. Ce qui est parfaitement normal, tu n’as pas payé pour ça initialement, pourquoi l’éditeur devrait-il te le filer gratuitement, alors qu’il y a eu des coûts de développement pour lui ?
Quand Renault sort la Clio 6, ils l’offrent pas non plus gratuitement à ceux qui avaient acheté la Clio 5…
C’est implacable mais quand il s’agit de quelque chose d’immatériel, on est toujours un peu sceptique puisque tout n’est pas palpable. ![]()
Je me suis posé la question de l’aspect légal aussi car d’une certaine façon il s’agit ici de modifier les termes de la licence à postériori. Même si l’aspect technique est invoqué de la part de l’éditeur (un certificat qui expire, et l’absence de volonté à le renouveler pour une version qui n’est plus supportée). Entreprises comme particuliers ayant acheté une licence d’Office 2019 l’ont fait pour une bonne raison, celle d’avoir un logiciel utilisable sans être lié à un abonnement.
Je ne serais pas étonné de voir que des actions collectives.
Ceci porte sur le jeu vidéo mais après tout, le débat serait le même pour les applications, et l’initiative citoyenne de l’UE dans ce cas a été validée, la commission doit y regarder et présenter une réponse le 27 juillet.
https://citizens-initiative.europa.eu/initiatives/details/2024/000007_fr