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Commentaires : Loi contre la haine sur Internet : l’Assemblée nationale adopte le retrait en 24h des contenus signalés

L’article 1 de la proposition de loi a été adopté jeudi par les députés à une large majorité. Elle imposera une véritable réactivité aux plateformes qui hébergent des contenus haineux.

C’est quoi un contenu haineux ?

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“moyens judiciaires qui soient réellement efficaces pour condamner les auteurs de propos haineux en ligne” Logique dans un sens. Mais vu la sale gueule de la justice française, qui protège plus les coupables que les victimes, on a pas fini de rigoler avec leurs conneries. Enfin, ça donnera du boulot aux petits copains dans ces tribunaux “spéciaux” (attention, on est pas loin du point Godwin là si on osait dire qu’un certain régime serait fier d’eux).

@wannted : avec ou sans Padamalgam 1000 en suppo ?

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T’inquiète pas, les sanctions seront là. Faut bien qu’ils défendent toutes ces chances qui viennent nous sauver après nous avoir roulé dessus et kalaché.

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Excellente solution pour tuer toutes les petites boites qui développent des outils d’échange et qui ne peuvent pas se permettre d’avoir des gens à temps pleins juste pour lire des messages signalés (ni d’ailleurs pour développer une IA le faisant à leur place).

Tout comme la loi sur les copyrights, voici encore une loi qui va juste favoriser les (très) gros éditeurs.

Et puis ça me parait une excellente idée de dé-responsabiliser les gens qui postent leurs messages haineux, ça va vraiment faire progresser les choses. Comme ça n’importe qui pourra poster n’importe quoi, et au bout de 24h ce sera l’éditeur du site qui sera responsable. Magique !

Cette loi me parait simple et logique : quand le fruit est trop mûr, on éteint le soleil !! :man_shrugging:

Un troll ? :grin:

Je ne vois pas où est la “large majorité” des parlementaires… 31 députés votent “pour” sur les 577 “élus”???
Ce merveilleux système français…

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Loi faite surtout pour imposer une uniformisation de la pensée.
Toute critique sera considérée comme de la haine.

Il suffit de voir les réactions sur les réseaux sociaux quand on parle du surpoids d’une personne pour se rendre compte qu’il ne faudra plus rien dire en public et même fuir toute demande de dialogue au risque d’être pris au piège d’une personne qui voudrait vous mettre en difficulté si la réponse lui semble discriminatoire.

La ruse ne suffira pas : oser dire à quelqu’un qui est en sur-poids que pour se sentir en forme, un régime s’impose sera considéré comme une discrimination.

Il va falloir devenir “américain” dans la façon de parler en sortant à rallonge des “amazing” et autres hypocrisies “best personn i’ve never meet before today, good friend” “great” etc.

Ce monde est à vomir car c’est bien la chasse à la critique qui est visée ici : il y avait déjà une loi contre la haine et elle a été largement appliquée mais ça ne suffit pas aux associations dont le but est de pourrir la vie des gens en poussant au fractionnement de la société et de l’ultra-communautarisme.

Sauf que les exigences des minorités s’opposent de plus en plus entre elles.

La prochaine discrimination sera le choix de la personne pour votre plaisir ou vie : toute refus d’une personne ne faisant pas partie d’une des nombreuses minorités sera perçu comme une discrimination et donc de la haine.

Il va falloir ruser pour ne pas froisser un genre qui voudrait bien sortir avec vous : l’argument du physique pas à votre goût sera une discrimination, et surtout pas la fameuse phrase : “tu n’es pas mon genre” !!
Depuis le “gender non binaire” oser le dire est déjà une discrimination…

Courage à tous ceux qui vont devoir ruser…L’avenir est une succession de conflits sociaux, identitaires et culturels.

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Définition contenu haineux: qui ne va pas dans le sens de la mondialisation, de l’ultra-libéralisme, de la propagande féministe et lgbtqzfvhj++, de l’ue, de l’islamisation et des migrants.
Nombre de votants 41 ils ont voté à 6h du matin quand les 400 et quelques autres étaient encore dans les bras de morphée.

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A quand une loi pour faire retirer tout contenu trollesque signalé sous 24 h sous peine d’amende ?? Ça c’est une idée nouvelle !

N’ayant ni Twitter ni Facebook, et ne tenant aucun blog polémique, leur loi j’en ai rien à péter.
Internet aseptisé ? Je suis pour. J’aime bien les vidéos de chats et de musique, et j’adore les tutos cuisine et maquillage. Quant aux sujets polémique, c’est pas grave, je les retrouverai bien dans des bouquins d’histoire ou en me renseignant auprès d’historiens.
Contrairement à d’autres, j’ai pas besoin d’internet pour vivre. J’ai vécu à une époque où j’avais pas besoin d’internet pour apprendre et me cultiver : une bibliothèque municipale où les journaux sont disponibles et où j’emprunte des bouquins sont amplement suffisants. J’ai aussi vécu à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas, et j’ai su me passer des repaires pour les misanthropes en couche-culotte.
Internet est assez vaste pour ne pas avoir à parler ou répondre à des hurluberlus qui n’ont rien d’autre à opposer que des lamentations ou de la haine de l’autre. Mais ça, tout le monde ne le comprend pas parce que maintenant, il faut tout le temps avoir raison… Non attendez, c’est pire que ça : il faut tout le temps persuader les gens qu’on a raison, même quand on a tort. Schopenhauer en a fait un bouquin, qui s’appelle “l’art d’avoir toujours raison”,qui est bourré de techniques sophistiques, très instructif pour comprendre pourquoi Facebook et Twitter sont devenus des nids à frelons.
Bref, j’arrête ce commentaire, hautement trollesque et subjectif, et vous laisse vaquer à votre débat.

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Si je dis que Marine le Pen est une mrde c’est un contenu haineux ?

“Marine le Pen est une mrde”, voila c’est dis. J’attend la sanction maintenant. On verra si le commentaire sera supprimé ou si je vais être convoqué devant le tribunal…

le mot mêrde (sans le ê…) est bloqué mdrr je ne peux pas l’utiliser. J’ai un message d’erreur “votre commentaire n’est pas valide”

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La suite logique c’est la censure de vos bouquins si jamais ils vantent la liberté d’expression.

et pire s’ils sont d’une époque qui moquait “les femmes savantes”
Si écrits dans leur contexte, ils seront demain indésirables et à interdire car ils choqueront des lecteurs.

« Je consens qu’une femme ait des clartés de tout,
Mais je ne lui veux point la passion choquante
De se rendre savante afin d’être savante ;
Et j’aime que souvent aux questions qu’on fait,
Elle sache ignorer les choses qu’elle sait ;
De son étude enfin je veux qu’elle se cache,
Et qu’elle ait du savoir sans vouloir qu’on le sache,
Sans citer les auteurs, sans dire de grands mots,
Et clouer de l’esprit à ses moindres propos. »

C’est une censure générale qui arrive et vos bouquins vont subir des autodafés d’ici moins de 10 ans.

Et on entendra des gens pour défendre cette censure et dire qu’il s’agit de livres rances d’une époque patriarcale et intolérante et que cela ne doit plus jamais avoir lieu.

Ne voyez-vous pas venir la censure généralisée?
Ce que je vous dit a déjà eu lieu dans des universités aux USA. Ce n’est pas un délire ce que je vous écris, mais une constatation d’une folie qui est en train de réduire la liberté à une peau de chagrin.

Cachez-vous de lire des livres offensants car si l’on vous dénonce, vous subirez l’ostracisme et la ruine professionnelle.

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Le véritable objectif c’est d’étouffer certaines vérités pourtant bien connues.

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La seule vérité qu’ils veulent empêcher c’est la bible, c’est pourquoi ils font des lois et imposent l’islam Partout.

36 000 clochers ou presque : de la bible, les français en ont bouffé durant des siècles…

Aucun rapport donc.

C’est une pente glissante et elle est fausse. Censurer la haine ce n’est pas museler les propos de son interlocuteur. On peut toujours débattre de manière respectueuse des différentes affaires polémiques. On peut aussi avoir un regard critique sur une œuvre du passé, cela ne la détruit pas. À ce que je sache, l’autodafé est l’œuvre de politiques dictatoriales et pourtant cela n’a jamais fait entierement disparaître des livres. Mieux que ça, c’est la démocratie moderne qui les a restaurés et de fait, les a jugés pour ce qu’ils sont. L’exemple le plus récent que j’ai en tête est l’édition de Mein Kampf par les librairies Françaises et ce depuis 1979. C’était pourtant l’héritage du nazisme et il est trouvable dans n’importe quelle librairie. Un autre exemple, Autant en Emporté le Vent qui est un brûlot sudiste, raciste, et sans la moindre histoire d’amour crédible, reste régulièrement diffusé sur les chaînes Françaises privées. Si le rôle de l’état est de se poser en censeur, il existe toujours le Conseil Constitutionnel, qui a déjà rendu des verdicts évitant des dérivés autoritaires excessives, censurant notamment un article autorisant les préfets à interdire n’importe quelle manifestation sans réels motifs.
Si le conseil constitutionnel venait à disparaître, voire même si la démocratie venait à disparaître, alors je m’inquièterai de la censure des bouquins. Mais clairement, la censure d’œuvres n’est pas à l’ordre du jour d’une démocratie dont les organes sont assez puissants pour empêcher un débouché à la George Orwell, ou à la “Equilibrium” (un film qui était une belle daube d’ailleurs…)

Et si on arrêtait d’excuser le contexte historique des bouquins? Autant en Emporte le Vent que je citais ci-dessus à été tourné à une époque où la ségrégation a continué jusque dans les années 70, mais je ne vois pas en quoi c’est une excuse… Les films de Leni Riefenstahl ne sont pourtant pas diffusés régulièrement à la télé que je sache. Pareil pour n’importe quelle discrimination ou brûlot d’injures voir clips de rap, et peu importe de qui ça vient et pour qui c’est destiné : une œuvre discriminante est discriminante quelle que soit l’époque ! Que les choses soient remises en contexte, oui, que le contexte serve d’excuse, non. Qu’on conserve les œuvres même les plus abjectes, oui, mais qu’on excuse leur propos, non. Et tout le monde n’est pas érudit. Panem et circes. La Bible, qui est un bouquin hautement sexiste au niveau de l’ancien Testament et qui est remis dans son contexte (de quelques siècles à environ un millénaire et demi avant notre ère) reste sexiste quel que soit l’époque. Expliquer, oui, excuser, non.

Pour conclure ce pavé, je ne crois absolument pas à cette censure généralisée d’ici 10 ans qu’on nous agite comme un chiffon depuis des années. Si les structures permettant d’éviter le retour à une dictature disparaissent, il sera temps de s’inquièter.
Et pour revenir à la “censure de la haine”, évidemment qu’il y aura des dérives et c’est bien de vouloir les dénoncer. Mais voyez-vous, si on laisse la haine s’emparer des réseaux sociaux, comme c’est le cas aujourd’hui malgré tous les efforts des modérateurs, au nom de la tolérance et de la liberté d’expression, et qu’on ne se prémunie pas contre cette haine, alors les tolérants de ces réseaux seront anéantis, et avec eux les réseaux sociaux tolérants.

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Avec cette censure qui s’étend en permanence, on vit vraiment les heures les plus sombres de notre histoire.

Vous êtes typiquement le genre de personne qui voit un incendie à 2 maisons de chez lui mais qui ne croit pas que cela s’étendra. Tant qu’il n’est pas concerné, il n’agira pas alors que le feu se répand.

Vous écrivez exactement ce qu’il ne faut pas faire : juger avec le regards d’aujourd’hui les actes du passé.

“L’erreur est précisément d’aujourd’hui réinterpréter les comportements ou les décisions des hommes du passé à la lumière de la morale d’aujourd’hui. On a hélas l’impression que les hommes du passé sont jugés par un tribunal redoutablement contemporain qui jugent leurs crimes à la lumière de la législation d’aujourd’hui. C’est un exercice dangereux qui nous condamne à faire table rase du passé.”

Peu importe d’où vous tirez cette dernière citation, je suis en désaccord avec. Pourquoi exactement ne faut-il pas juger à la lumière d’aujourd’hui les actes du passé? L’erreur n’est pas de juger un acte passé avec la lumière d’aujourd’hui, car ce jugement permet justement de comprendre comment ne pas reproduire les mêmes erreurs. Ce que ça nous “condamne” à faire, c’est à comprendre l’histoire, ce qu’elle a fait de bon, et ce qu’elle a fait de mauvais. Y compris à travers ses œuvres.
À mon avis l’erreur, c’est d’oublier que cette histoire a existé. Si on oublie les contextes dans lesquels s’inscrivent les œuvres, notamment celles que j’ai cité ci-dessus, là oui on plonge fatalement dans le déni grave et oui on sera amené à censurer les livres. Mais c’est faux, on n’oublie pas de retenir l’histoire. Oublier l’histoire, c’est ce qu’on fait par exemple quand on jette un livre en le traitant de tous les noms sans avoir le recul nécessaire pour le comprendre, et ça peut déboucher sur des amalgames.
Si on jette un regard neuf sur une œuvre, ce n’est pas anodin. Par exemple De Gaulle disait “un ministère de la condition féminine ? Pourquoi pas un sous-secrétariat d’état du tricot ?” quand on lui parlait d’avoir un ministère du droit des femmes. L’amalgame serait de dire que De Gaulle était un horrible sexiste, alors que ce n’est pas ça qui est intéressant. Ce qui est intéressant c’est de voir à quel point les femmes étaient tellement peu considérées à l’époque, dans une ambiance générale sexiste, pour qu’au futur (sachant que depuis beaucoup de droits ont été accordés aux femmes) on les traite avec plus de dignité que de les recaler comme un De Gaulle.
À mon avis non, ce n’est pas une erreur de juger l’histoire, ce qui est une erreur c’est de l’oublier, voire pire à mon goût, de la romancer pour en faire une idéologie nationale (j’exclus toute œuvre de fiction de la romanciation dénoncée, donc).