C’est un petit miracle de fin d’année pour les lecteurs. Après des années à jouer les forteresses imprenables, Amazon entrouvre les portes de son écosystème Kindle en autorisant le téléchargement des livres numériques en format EPUB.
Une semi-bonne nouvelle donc. Ça ne me fera pas acheter une Kindle dans un monde ou Vivlio et Kobo existent, mais pour ceux qui ont malheureusement choisi Amazon, ça leur facilitera la vie.
Pourquoi « malheureusement » ? Les Kindle sont d’excellentes liseuses et une application comme calibre permet depuis longtemps de faire le pont entre les formats epub et azw3.
Une liseuse qui ne lit pas le format le plus standard qui existe ne peut pas être qualifiée d’« excellente ». Maintenant c’est mieux.
Cela dit, ma prochaine sera une Vivlio, et j’invite tout le monde à faire de même : privilégier une marque française plutôt qu’Amazon.
L’excellence d’une liseuse ne se définit pas juste par sa compatibilité avec les différents formats d’ebooks. De l’avis même de tous les testeurs qui comparent les Kindle avec les Kobo, Vivlio et autres marques concurrentes depuis des années, les Kindle sont régulièrement au-dessus des autres.
Jusqu’à présent il était effectivement dommage qu’Amazon joue la carte du format propriétaire mais il n’en reste pas moins que les Kindle ont toujours été d’excellents produits. Et d’autant plus si maintenant elles lisent nativement le format epub.
À chaque fois que j’ai envisagé l’achat d’une liseuse, je suis arrivé à la même question : pourquoi acheter un produit limité à la lecture de certains fichiers et à un certain usage, alors, que pour le même prix, on a une tablette qui peut faire pareil et beaucoup plus ?
Et vous savez quoi, je me la pose toujours et je n’ai toujours pas de liseuse.
La supériorité d’un appareil vient aussi de sa compatibilité avec les formats standards qu’il est censé pouvoir lire. Tant que cette compatibilité n’était pas assurée, j’ai toujours trouvé incompréhensible que les Kindles soient mieux notées que d’autres, surtout que sur les autres critères elles n’avaient pas non plus une avance de ouf…
Maintenant oui, j’accepterai mieux le résultat des tests, mais je resterai quand même chez Vivlio ou Kobo car Amazon n’a pas besoin d’être en position dominante sur les liseuses en plus du reste (et puis rien ne nous dit qu’ils ne feront pas marche arrière dans un futur plus ou moins proche, rappelons-nous de FireTV, c’était il y a tout juste 3 ou 4 mois).
@pecore : entre une tablette qui explose les yeux au bout de 10 minutes et une liseuse qui apporte presque le même confort qu’un vrai livre, le choix est vite fait.
Cela dit oui, j’ai toujours trouvé les liseuses bien trop chères pour ce qu’elles sont. Mais les constructeurs s’alignent tous sur les mêmes prix, donc pas le choix.
Une liseuse style Kobo ça pèse dans les 200g plus ou moins, soit le poids moyen d’un livre de poche. Quand on lit on peut la tenir et changer de page d’une main (en tout cas la mienne). Une tablette c’est bien plus lourd. La techno d’affichage employée sur une liseuse n’est pas nocive pour les yeux, contrairement à l’écran d’une tablette (ou smartphone).
Pas faux, mais c’est un appareil peu sensible à l’obsolescence et que donc tu gardes très longtemps. Rien que le fait que ça bouffe très peu de batterie et que donc tu ne le recharges que rarement participe à la durabilité.
D’ailleurs, autre argument en faveur des liseuses et qui permet de relativiser un peu le prix d’achat : il y a plein de bouquins (souvent des classiques) gratos ou vraiment pas chers. Sur la durée, ça peut compter.
Ce n’est pas ce que je constate, désolé. Certains éditeurs rechignent à vendre des bouquins numériques moins chers que la version papier, mais c’est parce qu’ils ont un stock imprimé à écouler. Mais, plus cher j’ai jamais vu.
Au delà de ça, la lecture sur liseuse, c’est clairement l’avenir. Le papier est de plus en plus cher, et de plus en plus coûteux écologiquement parlant.
On est d’accord, on va vers toujours plus de dématérialisation. Mais pas aussi rapidement que tu ne le penses, à mon avis.
Car c’est toujours pareil avec le demat’ : on n’a l’impression qu’on ne possède rien. Or les gens aiment posséder, accumuler, voir, toucher. Ça changera forcément au fur et à mesure que les nouvelles générations remplaceront les anciennes, mais ce n’est pas encore pour demain.
Et les livres en dématérialisé qui coutent aussi cher que leur version papier, c’est déjà se foutre du monde, comme avec les jeux.