Commentaires : LibreOffice Online : Collabora et la Document Foundation s'affrontent sur l'avenir du projet

La Document Foundation a voté le retour de LibreOffice Online, le projet de suite bureautique web qu’elle avait gelé en 2022. Collabora, l’entreprise qui en a fait son produit phare, n’a pas tardé à sortir du bois.

https://clubic.com//actualite-602281-libreoffice-online-collabora-et-la-document-foundation-s-affrontent-sur-l-avenir-du-projet.html

Comme les temps changent ! Nous sommes maintenant submergés de suites bureautiques après les navigateurs web et offres Cloud en tout genre.

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Et du côté de Collabora, l’entreprise avait, il y a quelques mois, lancé Collabora Office Desktop, une suite locale qui partage exactement le même moteur que sa version web

Donc eux ont droit de « cannibaliser » la suite bureautique LO sur son modèle offline, mais ils refusent l’inverse ?!?
C’est du propre !
L’auto hébergement ne va concerner que peu de monde, beaucoup préfèrent la facilité et payer pour, collabora n’a aucun soucis à se faire…

Mmeeks n’est pas au CA de TDF.

TDF qui avait critiqué OnlyOffice il y a près d’une semaine pour le caractère commercial du projet (car développé par une société proposant également une version « entreprise »/payante de la solution) se retrouve (également et finalement) sur le champ des intérêts commerciaux avec son principal supporter (en l’occurrence Collabora)

Non onlyoffice n’a pas été critiqué pour son caractère commercial, mais pour jouer le jeu de microslop en matière de format de fichier ouvert comme du jus de tourbe est transparent.

TDF a explicitement qualifié OnlyOffice de « faux logiciel open-source », comme en l’atteste la capture d’écran ci-après (si c’est pas une critique envers le business model autour d’OnlyOffice, de quoi s’agit-il ?). TDF n’a pas seulement aussi dit qu’OnlyOffice jouait le jeu de Microsoft, il l’a accusé de collaborer de manière formel (vu l’expression tenu) avec Microsoft au détriment de l’utilisateur (sans apporter une moindre preuve de ces affirmations).


https://blog.documentfoundation.org/blog/2026/02/16/why-odf-and-not-ooxml/

Ce sont donc ces accusation graves que TDF porte, et qui deviennent risibles quand on sait qu’à coté l’éditeur de LibreOffice repose en grande partie sur les financements et la main d’œuvre de Collabora et qui se retrouve, comme pour OnlyOffice à devoir composer avec des intérêts commerciaux (on dirait l’hôpital qui se moque de la charité).

Encore un qui confond open-source, libre, et gratuit…

Un logiciel peut très bien respecter parfaitement l’open-source en étant compatible avec les recommandations de la FSF tout en ayant un modèle rémunérateur.

Le fait qu’il soit payant n’est absolument pas ce qui est reproché ici.

Purism qui vend des ordinateurs, des téléphones et d’autres matos, est une entreprise qui gagne de l’argent en vendant du libre (matériel et logiciel), personne ne leur reproche, et leur distribution GNU/Linux-libre (PureOS) est même validée par la FSF (tu sais, la fondation « intégriste » du libre…).

Bref, je vais tenter de te réexpliquer ce qui l’a déjà été par TDF ou d’autres utilisateurs ici, et qui est parfaitement résumé dans le surlignage vert sur l’image que tu donnes : l’open-source doit avoir comme priorité la liberté de l’utilisateur, or, l’enfermer dans des formats bâtards dont l’interopérabilité n’est accessible qu’avec des partenariats avec les entreprises qui les déploient, il est là le problème.

Un format interopérable/open-source ne devrait pas nécessiter autre chose que d’appliquer ce que la documentation (forcément entièrement publique) préconise, avec pour résultat de pouvoir l’ouvrir sans problème peu importe le logiciel final utilisé.

TOUT ÇA N’A RIEN À VOIR AVEC LE POGNON, enfin sauf pour Microsoft qui fait tout ce qu’il peut pour garder ses parts de marché, y compris diffuser des « format interopérables » qui ne le sont pas pour tout le monde dans les faits.

Le problème n’est pas la monetisation d’un logiciel libre (c’est tout à fait justifiable, et je contribue d’ailleurs auprès d’un logiciel libre qui a un business model autour du du logiciel), c’est le fait de reprocher à un autre concurrent d’avoir un business model et des intérêts commerciaux alors qu’on a aussi des intérêts commerciaux en perspective.

Aussi, TDF a déjà qualifié OnlyOffice de « produit soi-disant open-source » quelque mois au paravent, sans le mentionner et en attaquant au passage directement le logiciel en lui-même (avec aussi les formats d’échange qu’accepte le logiciel) :

Incidentally, even so-called open-source applications (read their AGPL licence to understand why we say “so-called”) [OnlyOffice est à ma connaissance la seule suite bureautique sous licence AGPL] handle documents in ODF format, yet continue to promote their own formats, preventing users from having full control over their content – because this would jeopardise their business strategy.

https://blog.documentfoundation.org/blog/2025/05/30/odf-and-proprietary-formats-a-comparison/

Donc au delà de la critique du format d’échange, TDF attaque bien (et ce depuis plusieurs mois) OnlyOffice en lui-même (en se targuant d’être au passage la seule vraie suite bureautique open-source/libre qui existe)

Il n’y a malheureusement très peu de chance que LibreOffice Online revoit le jour de manière fiable, les capacités de développement de TDF sont faibles, TDF ne forme pratiquement personne au développement, ne documente pas le développement…Tout repose sur des contributeurs historiques et on assiste à une érosion lente des contributeurs occasionnels…