Commentaires : "Les vaisseaux du futur penseront par eux-mêmes" : la NASA teste un processeur qui pourrait tout changer

La NASA franchit une étape décisive dans la course à l’autonomie spatiale : un nouveau processeur, 500 fois plus puissant que les puces actuellement embarquées à bord des engins spatiaux, est en cours de tests au célèbre Jet Propulsion Laboratory. Une technologie au potentiel incroyable.

https://clubic.com//actualite-613093-les-vaisseaux-du-futur-penseront-par-eux-memes-la-nasa-teste-un-processeur-qui-pourrait-tout-changer.html

Pas de source sur cet article. Une annonce d’un processeur, Rad Hard de surcroît, 500x plus puissant que les processeurs « actuellement en service », alors que l’industrie du semiconducteur a du mal à dépasser un facteur 1.3x tous les 2 ans, ça semble très douteux.

Alors j’ai cherché, et voici les résultats:

  1. Le processeur en question est un PIC64 (à comparer avec les PIC16 et PIC32 de microship qui sont des microcontrolleurs).
  2. Il est constitué de 8 cœurs RISC-V 64 bits, dont 2 SiFive X288 (eux même constitués de 4 core X280).
  3. Le proc supporte du 10Gb Ethernet, PCIe gen3, et 7 bus Spacewire (en gros, c’est des technologies d’il y a 10 ans environ).
  4. Il a une bande passante mémoire (DDR4) de 51GB/s (oui, 51 gigabyte par seconde seulement pour un processeur qui se veut faire de l’IA)

Bref, c’est un microcontrôleur classique, qui a été probablement retouché pour supporter du RadHard.

À comparer avec les Versal d’AMD qui sont RadHard, avec du PCIe Gen6, des bandes passantes mémoires type de 270GB/s, de la logique programmable, du GPU, de la LP DDR5, et sur étagère.

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Tiens, le titre ma rappelle quelque chose…

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Vous avez tout à fait raison, le PIC64-HPSC n’est pas une révolution HPC comparé aux SoC civils modernes. Sur le plan purement technologique (IA, interconnexions, mémoire, accélération), les AMD Versal XQR sont nettement supérieurs. Cependant, il présente certains atouts. Par exemple, la simplicité de certification, la robustesse aux radiations, l’ouverture de son architecture (ISA), la pérennité et la maîtrise des coûts. C’est plus un automate spatial surpuissant fiable, costaud qu’un processeur de datacenter moderne, rapide et ultra performant. De plus, l’utilisation de RISC-V permet des audits complets (important) et l’intégration d’extensions spécifiques au spatial (ce qui est aussi un point crucial). Étant donné que ce matériel doit opérer pendant de longues années dans l’espace, exposé à des radiations continues et sans la moindre possibilité de maintenance, l’ingénierie dicte un principe clair : la fiabilité absolue prime toujours sur la performance brute (pour les missions « critiques »). Il est évident que les concepteurs connaissent parfaitement les dernières avancées des processeurs AMD ou autre, en version standard comme en version durcie (Rad-Hard). Leur choix de se tourner vers une autre architecture est purement pragmatique : soit l’utilisation de ces puces représentait un coût injustifié, soit elles n’atteignaient pas les niveaux de fiabilité ou d’opérabilité exigés par leur cahier des charges.

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Bah c’était en 2001, c’est du passé maintenant, HAL.

Je me souviens du film, mais plus du nom de l’ordinateur !
J’ai le premier et le deuxième, en DVD.
Pour les codeurs, ça sent le sapin.
La fin de mon boulot, est arrivée presque de la même façon : des « outils » à maîtriser et finalement c’est eux qui ont pris la relève…