Après lecture des commentaires, je trouve qu’il y a une différence notable dans l’échelle des subventions.
En France, on subventionne quelques voitures, comme pour le leasing social par exemple. C’est à petite échelle. En Chine, on subventionne massivement pour inonder les marchés, y compris étrangers…
Cela crée une grosse distorsion de concurrence. (Sans être pro-taxe aveugle, je défends les taxes et impôts quand ils sont bien utilisés - notre modèle social français en dépend). Mais le problème ici n’est pas l’utilité de la taxe, c’est son efficacité : comme le montre l’article, elle n’a pas vraiment freiné les constructeurs chinois qui se sont adaptés.
Dans ce cas précis, la taxe est justifiée pour compenser les subventions massives chinoises et remettre fin à une distorsion de concurrence. Mais il faudrait s’assurer que l’argent récolté serve réellement à renforcer notre industrie automobile européenne.
Par ailleurs, l’article mentionne que les constructeurs chinois relocalisent une partie de leur production en Europe (BYD notamment). Si cela crée des emplois européens, alors la taxe a partiellement rempli son objectif. Mais combien d’emplois exactement ? Sans ces chiffres, difficile d’évaluer la vraie performance de cette mesure. C’est précisément ce type de données qu’il faudrait pour juger si l’argent des taxes est bien utilisé.
Ces subventions de l’État chinois sont d’autant plus incompréhensibles qu’aujourd’hui la Chine semble en avance technologiquement sur les batteries. Leurs voitures ont donc des arguments pour ne pas être bradées.