À l’approche de la rentrée, de nombreux parents se posent la même question : faut-il enfin acheter un smartphone à son enfant ? Alors que la France s’apprête à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une autre catégorie de produits mérite peut-être qu’on s’y intéresse de plus près : les montres connectées pour enfants. Plus limitées, mais aussi plus rassurantes, elles promettent de répondre aux besoins essentiels sans ouvrir la porte à l’ensemble de l’univers numérique. Une alternative crédible ?
Commentaires : Les montres connectées peuvent-elles remplacer le premier smartphone de votre enfant?
Le régulateur y rappelle que la géolocalisation en temps réel peut être très intrusive et présenter des dangers si des personnes malveillantes y ont accès, et conseille de la désactiver lorsqu’elle n’est pas utile, pour un trajet inhabituel, par exemple, plutôt qu’en surveillance continue.
Mouais, le problème c’est surtout que les dangers concernent justement plutôt les trajets du quotidien, où l’enfant peut se tromper de bus, partir avec des copains là où il n’est pas autorisé à aller… C’est comme la voiture, on a plus souvent des accidents sur les trajets ordinaires, parce qu’on passe justement plus de temps sur ces parcours là.
Si on limite ça aux quelques fois dans l’année où il va faire un déplacement qui sort de l’ordinaire, ça casse un peu tout le concept. Après, je suis d’accord qu’il faut dissocier « pouvoir surveiller » et « surveiller activement ».
Je suis plutôt un partisan de la notification forcée sur l’appareil à chaque sollicitation, histoire que l’enfant sache que ses parents ont demandé explicitement à l’instant T à voir où il se trouve.
Ça incite les parents à rester modéré sur cette fonctionnalité et ça peut participer à responsabiliser et rassurer l’enfant : il y a une confiance accordée, MAIS on peut surveiller s’il y a besoin. Après, c’est sûr que si un parent passe sa journée à pinguer son gamin « sans histoire » un jour d’école, il y a un problème, et de toute façon l’enfant s’arrangera pour flinguer la montre ou la laisser là où ça l’arrange.
L’autre fois, un proche a autorisé son ado à sortir le soir (en 2 roues de nuit sur plusieurs kilomètres), sous réserve expresse qu’il active la localisation jusqu’à son retour. Le reste du temps, il reste globalement libre de ses mouvements, et les contraintes augmentent seulement s’il respecte pas le deal (désactivation, retour en retard…).
Bref, comme toujours ça reste des outils, on peut les utiliser correctement, ou pas.