Commentaires : Le vinyle cartonne, même chez ceux qui n’ont pas de platine

C’est un fait, la galette noire a le vent en poupe. Le marché, toujours très loin de son pic du milieu-fin des années 70, connaît une croissance quasi inaltérable depuis presque 20 ans. Mais plus que la qualité technique du média, c’est avant tout l’objet qui fascine, le vinyle étant l’une des rares reliques matérielles dans un monde 100% numérique. Un objet qui se possède et s’admire, plus qu’il ne se consomme ?

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C’est simple : c’est physique, c’est quelque chose que l’on possède chez soi, entre ses mains. Cela peut devenir un objet de collection qui peut prendre de la valeur dans quelques années… Chose qui est impossible avec le dématérialisé. Avoir une copie physique c’est aussi une question de philosophie : on a un son immortalisé sur un support là où des plateformes pourraient fermer ou modifier leur catalogues.

Et certains ont des collections énormes, comme le DJ Carl Cox qui posséderait plus de 150.000 disques vinyle selon certaines sources.

Quand j’étais gamin, je suis allé chez un copain, dont le grand père, était forgeron.
Mon copain et moi, on est monté dans le grenier : une caverne d’Ali Baba !
Il y avait, entre autres, un gramophone er des piles de disques (vinyles, pour ceux qui savent pas).
Le gramophone, se remontait, à la manivelle. J’ai mis un disque…
Ce que tout cela est devenu, je sais pas.

Oui et non ! Si l’on compare le vinyl avec du MP3 de mauvaise qualité, c’est sans discussion à l’avantage du vynil. Pour le CD en 16bits 44 Khz, on peut, à juste titre, ne pas l’apprécier car le son est trop dur, métallique à cause de l’échantillonage numérique et du convertisseur Digital/analogique en sortie, qui n’est pas toujours très bon (par exemple, les lecteurs de CD hifi très haut de gamme étaient basés sur des éléments d’origine Philips (le co-inventeur du CD avec Sony) alors que la restituation justement sur un lecteur Sony était très inférieure musicalement.
Ce qui est TRES nettement supérieur au vynil en qualité sonore, ce sont les formats 24 bits / 96 Khz comme le SACD, le DVD Audio qui, malheureusement, ont disparu en supports physiques. Il faut donc acheter en ligne et télécharger les fichiers, et il y a un risque non négligeable de tomber sur des escrocs qui ont simplement up-converti un fichier 16 bits en le vendant comme un Hi-res 24 bits !

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Et il faut comparer aussi la « chaleur » et la « présence » d’un son issu d’une (bonne) platine vinyle.

Ca m’arrive encore de ressortir quelques disques vinyles et de les faire écouter à des « jeunes », sur ma platine Technics et ma cellule Shure. Pour eux qui n’ont pas connu ce média c’est à chaque fois des « WOW… Le son est dingue ». Et ce qui est le plus « dingue » c’est que les "cracks, pops et souffles sont naturels et non rajoutés au travers de plugins ou de filtres dédiés.

Aujourd’hui et malgré la débauche de technologies de traitement du son, beaucoup écoutent encore des morceaux / albums en MP3 (ou MP4) à 128Kbps voir à 96Kbps.

L’un n’empeche pas l’autre. On a un abo deezer pour le quotidien et dans la voiture mais que ça fait du bien de temps en temps de mettre un vinyle, prendre le temps de redécouvrir la pochette, le disque pour ecouter cette musique autrement. Ca rappelle aussi quelques souvenirs du passé.

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j’ai toujours ma platine rega planar et 300 disques…c’est fonctionnel, mais depuis apple music, cela ne sert plus.
j’apprécie grandement la simplicité d’utilisation du streaming et les craquements ne me manquent pas…
quand au son, vu ma perte d’audition due à 35 ans d’exposition à un environnement bruyant, ce n’est plus très grave…mes vieilles triangles quartet feront l’affaire jusqu’à ma disparition.

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J ai fréquenté dans les années 70 le studio du Château d’Hérouville, le studio Ferber et j ai travaillé dans le broadcast vidéo pendant 20 ans et j ai été aussi ingé son occasionnellement pour des enregistrements Live… j ai connu et utilisé les premiers enregistreurs audio PCM sur magnétoscope. Le Technics avait un sélecteur 14/16 bits, le Sony PCM F1 était 16 bits: le son était franchement mauvais en 14 bits.
C’est surtout sur les harmoniques du piano que l’on remarque la qualité supérieure du 24bits même si l’on est devenu un peu sourd.
Bon, je n’ai pas une minichaine et j’ai un très gros ampli à tubes avec des enceintes Triangle pour le classique et le Jazz et des JBL control monitor 4311 pour la Pop.

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Je confirme, j’avais un Marantz CD85 datant de l’époque où la marque appartenait à Philips et n’avait pas encore connu le déclin qui a suivi. Et le CD85 était encore en 2015 un modèle recherché par les amateurs de vintage, j’ai vendu le mien un très bon prix malgré ses 25 ans d’âge (ainsi d’ailleurs qu’un ampli PM64II). ^^

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Je rejoins largement Sodium sur l’obsolescence totale du vinyle et des autres supports physiques, que ce soit pour la qualité d’écoute brute ou pour le principe même de l’utilisation, que je trouve inutilement compliquée. À partir du moment où tout master est aujourd’hui numérique, écouter la version lossless est forcément meilleur et bien plus pratique, d’autant qu’il existe des filtres très performants pour reproduire ce fameux « son vinyle » si on le recherche vraiment.

Je nuancerais quand même mon propos sur l’intérêt d’utiliser ces supports pour numériser des musiques devenues rares ou jamais éditées. C’est un projet qui me taraude personnellement depuis des années, mais le marché du vinyle est devenu tellement cher que ça relève désormais d’une passion de fortuné. C’est d’ailleurs assez frustrant de se dire qu’un tel projet ne peut pas avoir de but universel à cause d’une législation sur la culture beaucoup trop dure, ce qui est bien dommage pour la préservation de certaines œuvres.

Côté pratique, il faut être honnête : les plateformes de streaming sont le summum de l’ergonomie, encore plus qu’une médiathèque numérique locale même bien configurée. Le vrai problème, c’est uniquement la question de la propriété. Entre les artistes déréférencés et les risques de voir des albums disparaître du catalogue, on ne possède rien. C’est là que la collection numérique personnelle reprend tout son sens pour garder le contrôle total sur sa musique.

Enfin, j’accepte tout à fait l’idée du collectionneur. Quelqu’un qui aime la musique ou la littérature peut vouloir l’honorer de façon matérialiste en affichant sa collection, et c’est vrai que c’est toujours joli à voir. Personnellement, je suis à l’opposé total du concept puisque tout est numérisé chez moi et que je ne montre rien, mais je comprends tout à fait cette envie d’exposer sa passion.

En vérité, ce qui compte le plus c’est la Pointe, l’ampli et les enceintes, un disque en bon état, ma platinee moderne acheté recement à moindre coût que l’on trouve partout sur internet, résultat pas un grésillement ni autre craquement que du bon son même à haut volume plein les oreilles de tubes années 60/70/80