La coupure d’accès à Claude Fable 5 et Mythos par Anthropic est l’événement des derniers jours dans la tech. Et l’origine de cette décision subite serait à trouver du côté d’Amazon.
C’est quand même le meilleur coup de pub qu’anthropic pouvait avoir. Tellement puissant que les USA ne veulent pas que le monde l’aille.
C’est surtout un bon coup de pub pour Mistral. Quand les états vont se rendre compte que d’utiliser des IA US c’est aussi le risque de voir le robinet coupé a tout moment où être écarté des technologies les plus avancées du jour au lendemain.
Pour que trumpinette torpille Anthropic, qui avait déjà des problèmes avec l’administration, les autres boîtes qui font de l’IA ont dû lui verser discrètement un bon chèque. ![]()
Surtout pour les chinois, il a juste a voir le modèle brésilien au niveau de qwen 3.7, normal car construit à partir de qwen 3.5.
Au final les chinois dépense beaucoup, mais font du soft power auront certainement des data center a construire, quand ils auront des puces au niveau,…
Mistral est en retard, même si ce n’ est pas mauvais
j’avoue que ça me fait rire à chaque fois que je lis le mot Mistral en pseudo-comparaison avec OpenAI ou Anthropic
On est mal barré avec le progrès des AI qui finiront par tomber dans les mains d’un iodure métallique bis.
Ça te fait marrer parce que tu penses à court terme, alors qu’Anthropic et OpenAI ont encore quelques coups d’avance. Mais la plupart des spécialistes sont unanimes : à terme, les modèles LLM se vaudront tous et la valeur ajoutée ne reposera plus sur les modèles eux-mêmes.
Il faut donc miser dès aujourd’hui sur une souveraineté au niveau des LLM avec Mistral, mais surtout investir dans les infrastructures et coup de l’énergie, qui seront le véritable nerf de la guerre de la décennie en cours.
Soyons honnêtes : aujourd’hui, les modèles qui tiennent vraiment la route, ceux qui caracolent en tête des classements, sont américains. C’est comme ça. Le dernier d’Anthropic résout 95% des problèmes de code les plus costauds qu’on lui soumet, et Mistral ne joue tout simplement pas dans cette cour. Et le meilleur qui ne soit pas américain, c’est… le chinois, DeepSeek ou Qwen. Pas l’européen, hélas.
Quant à Mistral, une valo autour de 15 milliards face aux 900 et quelques d’Anthropic, c’est un rapport de 1 à 50. Ma crainte, c’est que la recherche ne puisse jamais suivre un tel écart, surtout que le vrai rival de Mistral, ce n’est pas l’Amérique mais la Chine, qui sort des modèles ouverts à la fois meilleurs et bien moins chers.
Et puis il y a le vrai sujet : on a des décennies de retard, et pas seulement en argent. C’est toute notre approche de la tech et de la recherche qui traîne la patte. Côté industrie, on a une pépite, ASML, qui fabrique les machines sans lesquelles pas une seule puce n’existerait sur Terre. À côté, pas d’usine de pointe, pas de processeur maison qui compte vraiment, pas de grand cloud, pas de labo de premier plan. Et le clin d’œil qui résume tout : ASML, justement, est devenu le premier actionnaire de Mistral. Notre unique bijou finance notre espoir IA, faute de quoi que ce soit d’autre autour. Ce ne sont pas les 109 milliards « annoncés » (à moitié payés par les Émirats et étalés sur des années) qui vont changer la donne.
Faut juste qu’on arrête de penser qu’il est trop tard : il n’est jamais trop tard. Si les Chinois avaient pensé comme nous, ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Les sanctions américaines ont d’ailleurs bien aidé les Chinois à se bouger sur ces sujets.
Donc, à un moment, faut arrêter de faire semblant de le vouloir. Faut qu’on se donne un objectif : la souveraineté numérique.
A terme, tous les modèles se vaudront… Peut-être. Il n’y a qu’à voir la différence Codex / Claude Code : ce sont deux modèles de pointe, mais le deuxième défonce clairement le premier, et ce depuis un moment. Je n’ai pas une utilisation très intense de Claude Code, mais ma petite expérience m’indique qu’il est loooooin devant Gemini CLI ou Codex, et je ne pense pas que ce soit seulement une question de ressources. Avec une fenêtre de tokens plus petite, il s’en sort incroyablement mieux pour résoudre tous les problèmes et rester dans les clous, session après session.
Les progrès sont tellement rapides que c’est difficile à suivre, mais j’ai l’impression qu’Anthropic va faire la course en tête pour encore un moment.
Entre Codex 5.5 et Claude 4.7, chacun a ses avantages et, globalement, ils se valent. Les différents benchmarks que je vois sur le Web semblent d’ailleurs le confirmer.
Mais aujourd’hui, ce qui semble se profiler, c’est l’utilisation de plusieurs LLM en tirant parti des forces de chacun, voire l’utilisation de modèles locaux pour les tâches les plus simples afin d’économiser des tokens.
La Chine c’est un pays avec une vraie culture de décideurs et un appareil de planification réel, qui fonctionne. Des gens capables d’imposer la politique de l’enfant unique en pleine phase critique de construction économique - une décision qu’aucune démocratie ne pourrait assumer. Ajoute à ça une industrie des semis vieille de décennies, des centaines de milliards déversés sur vingt ans avec les pertes assumées, et des ingénieurs à la pelle.
Nous, le « faut qu’on se donne un objectif », c’est 27 pays sans budget commun ni politique industrielle, et rien pour bâtir dessus à part ASML. La volonté n’est pas ce qui manque en premier : c’est l’outil pour la transformer en capacité. Montre-moi le décideur unique, le capital à la bonne échelle, la base industrielle et la tolérance à dix ans de pertes, et je signe. La Chine a les quatre. Nous, zéro. Ce n’est pas « trop tard » -c’est juste que le vrai boulot commence là où le slogan s’arrête.
Et c’est bien là le problème. À l’instant T, nos décideurs européens, à part répéter qu’« il faudrait peut-être faire quelque chose », se résignent surtout à dégainer des interdictions à tout va et des législations contraignantes. Un vrai plan pour rattraper le retard technologique ? Il n’y en a aucun. Et ton « ce n’est pas trop tard » reste à dater : il devient franchement discutable le jour où il existe déjà des modèles capables de cracker des systèmes de sécurité - précisément ceux qu’on vient d’interdire aux Européens. On disserte sur notre retard pendant que la frontière, elle, se déplace dans un territoire dont on nous claque déjà la porte au nez.