Commentaires : Le patron de Safran est formel : pour lui, l'avion à hydrogène, ça ne sera pas avant le siècle prochain!

L’avion à hydrogène ne décollera pas avant le 22ème siècle, si l’on en croit Olivier Andriès. Devant les sénateurs mercredi, le directeur général de Safran a directement contredit les ambitions d’Airbus.

https://clubic.com//actualite-595246-le-patron-de-safran-est-formel-pour-lui-l-avion-a-hydrogene-ca-ne-sera-pas-avant-le-siecle-prochain.html

Et l’avion électrique alors ? Déjà il ne décollerait pas car trop lourd. Et ensuite pour atterrir avec exactement le même poids qu’au décollage… C’est physiquement impossible (d’où les rejets de tonnes de carburant quand ce cas extrême est nécessaire).

L’avenir est aux carburants de synthèse, pour l’aviation et pour le sport automobile (cf la F1 qui utilisera un carburant « bio » à 100% dès cette année il me semble).

Tiens, ça fait écho à un sujet du Epsiloon de ce mois :

Et cette prise de conscience est loin d’être limité à l’aviation.

Ce n’est pas physiquement impossible. C’est impossible avec les avions tels qu’ils sont conçus, parce que en usage normal, ils sont effectivement bien plus légers à l’atterrissage qu’au décollage, donc ils ne sont pas conçus pour supporter les fortes contraintes de l’atterrissage avec leur poids de décollage.

Mais la physique n’interdit pas d’avoir le même poids à atterrissage. Il faut « simplement » que l’avion soit conçu pour pouvoir le supporter.

Mais clairement, c’est extrêmement peu probable de voir un jour des avions à batterie capable de transporter autant de charge et aussi loin qu’un avion de ligne. Ne serait ce que parce que de toute façon, avant même de commence à se poser la question du poids à l’atterrissage, il y a déjà le poids au décollage qui est un sérieux problème…

Pour le sport automobile, oui (mais de synthèse pour la F1, pas bio).

Pour l’aviation, c’est encore loin d’être certain, du moins dans les volumes qui seraient nécessaires pour la consommation actuelle et les prévisions futures du secteur : les carburants de synthèse sont très complexes et coûteux à produire (pour la F1, les estimations parlent de 200 à 300$ le litre, contre une vingtaine pour leur « E10 de compet » de ces dernières années… pour du carburant de synthèse plus « grand public », les industriels tablent sur 3 à 5$ le litre en coût de production… pas pour rien que ça intéresse surtout des constructeurs de sportives et de berlines haut de gamme, ça s’adresse à une clientèle pour qui un quadruplement du prix du plein n’est pas un problème…), pas sûr que l’industrie parvienne à monter suffisamment en charge pour tenir la demande, tandis que les bio-carburants peuvent difficilement atteindre des gros volumes, à cause notamment de la compétition avec les cultures alimentaires (et quand ces bio-carburants sont issus de l’agriculture intensive, leur bilan carbone n’est au passage pas si bon que ça).

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Ca valait bien le coup de tirer à vue sur ceux qui contredisaient la com’ d’AIRBUS sur Clubic y’a quelque mois dans les commentaire.

Sur ce coup là : pas merci.

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A 300$ le litre on n’est effectivement pas prêt de faire le plein du Sandero.

Sauf que personne ne parle de pile à combustible hydrogène, sauf politique ou personne ne bossant pas dans les moteurs

Airbus et CFM International s’associent pour préparer la combustion à hydrogène
https://www.safran-group.com/fr/espace-presse/airbus-cairbus-cfm-international-sassocient-preparer-combustion-hydrogene-2022-02-22

https://www.safran-group.com/fr/groupe/presentation/propulsion-aeronautique
RISE (Revolutionary Innovation for Sustainable Engines) qui prépare la nouvelle génération de moteurs pour avions court et moyen-courrier. Safran vise une baisse de consommation de carburant de 20 % par rapport au LEAP et un moteur compatible avec 100 % de carburants durables ou avec l’hydrogène afin de tendre vers une aviation zéro émission nette en 2050

Turbotech, Safran et Air Liquide valident la faisabilité d’une turbine alimentée en hydrogène liquide pour l’aviation légère

https://www.safran-group.com/fr/espace-presse/turbotech-safran-air-liquide-valident-faisabilite-turbine-alimentee-hydrogene-liquide-aviation-2025-01-13

brule de l’hydrogène et plus de CO2, juste du nox mais bon les pluies acides on s’en moque

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Toyota continue et vont sortir encore d’autres vehicules, donc non pas fini.
https://www.futura-sciences.com/automobile/actualites/toyota-hydrogene-ce-toyota-prepare-pendant-autres-reculent-125712/
Et d’autres continue. meme en france
https://letrois.info/economie-social/belfort-mincatec-energy-cest-solide/

Juste que quand on est constructeurs auto il y a un choix, mettre du fric dans la recherche ou aller dans le rentable le plus rapide, satisfaire les actionnaires dans une sorte de facilité. Sans parler des choix politiques et autres.
Plus de 15 ans en bureau d’étude auto aero… quand on bosse pour différents pays, on voit des différences de mentalité et des choix technique et innovation. Et ca explique certains retards de l’Europe, mais on a les actionnaires qui gagnent le plus

Ça tombe bien, je parlais pas non plus de pile à combustible. Je parlais bien de l’hydrogène en général.

Car que ça soit de la combustion ou de la pile à combustible, le problème de fond reste le même : l’hydrogène lui même. Trop coûteux à produire, à transporter, à stocker…

Il est surtout de plus en plus évident que Toyota s’est enfermée dans le piège des coûts irrécupérables, en ne coupant pas les investissements quand ils auraient dû le faire, et en ayant maintenant trop investi dedans pour pouvoir arrêter…

Mais il suffit de voir la quasi absence de progression sur le système hydrogène entre les deux premières générations de Mirai (pas de gains significatifs sur l’efficacité ni sur l’encombrement du système… c’est limite si les thermiques n’ont pas progressé plus sur la même période) pour constater que ça n’avance pas. Il semble y avoir un peu plus de progrès sur leur nouvelle PAC, mais pour l’instant y a aucune annonce de véhicules l’embarquant (alors que la Mirai 2 a déjà 5 ans et que ses ventes dégringolent avant même d’avoir eu le temps de décoller).

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Pour le même tarif, tu as le choix, soit tu achètes une Sandero, soit tu paies un plein…

@MattS32 Ventes de Mirai pas terrible : La Toyota Mirai s’effondre partout dans le monde - Le Blog Auto

Ça fait depuis le début que ceux s’y connaissant un peu en technique savent et disent que l’hydrogène est une impasse que ce soit en automobile ou en aérien, en l’état.
Le jour où on arrive à produire de l’hydrogène avec un rendement de 90%, peut-être on pourra commencer à tirer des plans sur la comète.
En attendant, ben on va attendre…

Sinon c’est marrant, safrant et ge sont en train de réinventer, en quelques sortes, le turbomoteur à hélices (turbopropulseur).

Curieux cependant de savoir comment ils vont gérer le problématique de l’arrachement (certes rare, mais potentiellement catastrophique) d’une pale de la soufflante, actuellement c’est la nacelle qui fait office de barrière pour éviter les dégâts, notamment au fuselage ou aux ailes.

Dans tous les cas, français (et américains car entreprise détenue à 50/50) sont les leaders du marché ou quasi, avec les CFM56 et LEAP, donc cocorico n’en déplaise à certains constamment en train de dire qu’on est à la ramasse dans les hautes technologies.

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Qui dit carburant de synthèse ne veut pas dire que c’est BIO et cela peut polluer tout autant que du carburant « normal » (voire plus).

Des carburants « miracles » on en à développé pas mal depuis la 2nde Guerre Mondiale (tout le monde se souvient des gazogènes) mais ce qui importe le plus, c’est la qualité de combustion, le rendement, les rejets de gaz à effets de serre, de CO2, de NOX, de particules (ultra) fines, … au niveau du sol et en haute altitude. Ce qui impacte, aussi, la production et la fabrication, c’est bien sûr, c’est le coût de fabrication et l’impact final sur la facture.

L’Hydrogène était une des voies possibles pour la création de systèmes alternatifs et non (beaucoup moins) polluant. Mais cela signifie changer de paradigme et sa façon de penser l’avenir.
Dommage…

Justement, la France dispose (dans l’est de la France principalement mais aussi en Aquitaine et les Pyrénées) de l’un des plus grands gisements mondial d’Hydrogène « blanc » (donc, naturel).

https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/energie-renouvelable-vous-nimaginez-pas-ce-ete-trouve-sous-nos-pieds-france-detient-plus-grands-gisements-hydrogene-monde-121871/

L’extraction devrait se faire prochainement si, certains (pseudo-écolos) ne confondent pas leur intérêts personnels avec l’intérêt national (Européen) et si certains lobbys (pétroliers) n’interfèrent pas. Et là, il s’agit de réserves qui peuvent satisfaire une indépendance énergétique, industrielle et transports de l’Europe pour longtemps.

Le problème technique « majeur » qui reste est son stockage mais là aussi, on a des solutions viables. Faut-il que certains préjugés s’effacent (comme ce fut le cas pour le GPL à une époque et de l’explosion du dirigeable LZ 129 Hindenburg)

El famoso hydrogeno blanco…

L’indépendance énergétique on nous a déjà fait le coup avec le nucléaire…

Et il n’existe pas d’hydrogène « artificiel », juste des modes de production plus ou moins polluants.

Si la production d’hydrogène « blanc » entraine une pollution inacceptable des sols comme l’extraction hydraulique du pétrole, autant le laisser là où il est.

Les promesses « vertes » des industriels, je sais quoi en faire

J’espère que tu as compris quelles sont les différences entre l’hydrogène « blanc » issu de sources naturelles ne nécessitant (quasi) pas de traitements (hormis le filtrage), l’hydrogène « vert » faisant appel à des énergies « vertes » et en opposition de l’hydrogène « gris » qui lui est issu de conversions nécessitant une industrie lourde et génératrice de CO2 ?

https://www.notre-environnement.gouv.fr/actualites/breves/article/gris-jaune-vert-quelle-couleur-pour-l-hydrogene

Alors te plaint pas que le pétrole soit cher, génére des gaz a effets de serre, qu’on en est (trop) dépendant et que cela crée des problèmes géopolitiques.
Oui les forages créent des problèmes, mais à un moment, il faut savoir ce qu’on veut : Être indépendants énergétiquement ou subir la loi des autres ?

Oui enfin tu vas un peu vite hein.

Parce que la tu passes sous silence - et tu fais un lien vers un site qui fait pareil - la méthode d’extraction et ou sont ces gisements (spoiler: pas dans le cul des poules) :sweat_smile: . C’est littéralement pas une ressource « hors sol » (diantre je suis en forme aujourd’hui :rofl:)

Donc ok, t’as raison, y’a pas d’émission directe (tout est dans le directe) de CO2.

En revanche l’argument sur l’indépendance énergétique est en partie valide. Enfin tant que ça dure.

Bref, comme d’habitude faudrait peindre le tableau complet. Et arbitrer entre les avantages et inconvénients / alternatives et certains type d’usage qui pourraient s’avérer pertinent. Juste pas pour l’aviation a priori.

On est d’accord que les principaux motoristes aéronautiques sont pas prêts et ça dépend des orientations technologiques qu’ils ont prises ou vont prendre. Si Safran ne les envisage pas (plus), il y en a d’autres qui y pensent en outsiders (ou startups) et il faudra pas se plaindre d’avoir raté un marché.

Sinon, les localisations ont été données dans mon post : la principale se trouve à l’est de la France (Alsace ?) et 2 autres (de moindre capacité) en Aquitaine et dans les Pyrénées. (Je ne t’empêche pas de faire tes propres recherches).

Concernant le site principal de l’est de la France, le site est tenu volontairement secret (pour l’instant) pour garantir sa sécurité et après ces découvertes, le(s) site(s) doivent être soumis aux normes d’extraction (propres et respectueuses de la nature) et aux réticences des locaux (toujours pareil quand il s’agit de la pose d’éoliennes, de panneaux solaires, de barrages ou… d’un forage).

Nan mais je parle du forage pas de la localité :man_facepalming:

Nan mais je t’ai dis que c’est tenu secret… :rofl:

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