Ça n’empêche pas que derrière, les réactions des autres pays, elles, sont bien réelles.
Le Canada, par exemple : tu peux appeler ça du bruit médiatique si tu veux, mais le résultat concret, c’est qu’ils ont clairement pris leurs distances avec les USA et qu’ils ont signé un accord historique avec la Chine.
Même chose côté UE : les sorties agressives, c’était peut‑être “que des mots”, mais les conséquences ne le sont pas. La menace sur les obligations US a été prise au sérieux, certains acteurs ont déjà réduit leur exposition, et des fonds de pension danois ont carrément vendu des Treasuries. Là, on est dans l’acte financier.
Et puis il y a l’aspect population. Toi, Blackalf, tu ne t’es peut‑être pas senti visé, mais une bonne partie de la population européenne l’a très mal pris. Le climat anti‑US s’est renforcé, et ça aussi, ça compte : ça influence les gouvernements, les choix stratégiques, et même les marchés.
Bref : Trump peut parler pour provoquer, mais les autres réagissent. Et ce sont ces réactions-là qui laissent des traces. Et comme le dit La Poule, il est important de rappeler que cette politique extérieure s’inscrit dans un changement plus large de posture américaine, amorcé depuis plusieurs années déjà.
Alors la stratégie de Trump, elle est quand même assez claire sur un point : déstabiliser et casser la confiance.
PS : Comme l’article que tu cites le suggère, si une stratégie consiste à s’aliéner ses alliés pour gagner du temps ailleurs, alors c’est une stratégie profondément risquée pour ne pas dire insensé.