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Commentaires : La France à l'offensive sur les petits lanceurs réutilisables

En visite à Vernon sur le site historique d’ArianeGroup, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a surpris en annonçant un ambitieux projet « Maia Space » pour un petit lanceur réutilisable à l’horizon 2026. Le NewSpace
français sera lui aussi mis en valeur via le plan France Relance.

Non seulement l’Allemagne développe des lanceurs mais elle envisage aussi la construction de sa propre base spatiale dans le nord de l’Allemagne. Sans doute pour ça que madame Merkel a reçu la Grand-Croix …

Pardon,
mais j’ai l’impression que l’Europe est une fois encore une fois à la bourre (vs le US)…
2026 au mieux pour des vols commerciaux…, cela fera bien lgtps que le « train » sera passé…

En retard sur le secteur privé US oui, mais ça n’empêche pas que ce soit une très bonne nouvelle. 2026 ce n’est que dans 4 ans.

Si on se dit que le train est passé, on ne fait plus rien.

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y a-t-il assez de satellites à envoyer en orbite en Europe pour supporter les espoirs commerciaux d’autant d’acteurs des lanceurs… réutilisables ?

Bhen non, mais heureusement on va fusionner lorsqu’ils vont se rendre compte que l’on est tous dans l’Europe et qu’il faut s’entraider…nhan je blague c’est le manque d’argent qui va décider.

Je suis d’accord avec toi, mais encore une fois, pourquoi l’Europe n’avait pas vu le train arriver et n’avait pas développé cette techno avant ?
Même histoire que pour le développement du numérique, de la voiture électrique etc.!

Le fameux en même temps E Macron, un truc de dingue :

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Cet article daté de septembre ne prend pas en compte les nouveautés d’hier. On parle d’ailleurs du départ de vinci… Mais ce départ est plus que compensé par les nouvelles activités annoncées.

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Extrait : « SpaceX, si souvent cité comme exemple, ne peut se prévaloir d’un avantage avec Falcon 9 que parce que son modèle économique l’amène à décoller régulièrement pour déployer Starlink … Et se garde bien de publier des chiffres de rentabilité pour son lanceur star. »
C’est grâce à ce genre de déni de réel qui dure depuis plus de cinq ans que SpaceX a pris autant d’avance sur les autres. Sinon on connaît très bien le coût d’un lancement de Falcon 9 réutilisable : tout compris c’est 28 à 29 millions de $. Il ne vous reste donc plus qu’à connaître le prix payé par le client et d’effectuer une simple soustraction pour connaître le profit effectué et donc la rentabilité.

Non, on ne le connait pas « très bien ». Un responsable de SpaceX a expliqué un jour à CNBC que le coût d’une F9 réutilisée était « inférieur à 30 millions », sans donner aucun détail sur la question, et depuis un certain nombre de commentateurs pensent que le chiffre est gravé dans le marbre. Or c’est faux. Déjà, il ne s’agit pas d’un chiffre de rentabilité, car il ne s’agit pas que d’en retirer le prix payé par le client (coucou les coûts fixes), et ensuite, ce coût a sans aucun doute évolué entre 2017 (première réutilisation) et l’année dernière lors de ce commentaire. Changer par exemple la flotte de récupération des coiffes et ajouter une barge de récupération des étages a tendance à faire évoluer les coûts.
Rien n’indique que le chiffre soit faux, simplement c’est un peu plus compliqué que de connaître précisément tous les tenants et aboutissants de Falcon 9, que l’on a pas puisque SpaceX n’est pas une entreprise publique, et ce n’est pas grave, ça fait partie du jeu. Que Falcon 9 réutilisée soit rentable, ça ne fait pas beaucoup de doutes, mais il faut encore expliquer rentable par rapport à quoi : SpaceX est aussi le plus gros utilisateur de Falcon 9 pour ses propres besoins, donc tant mieux si les coûts sont très bas, mais ce sont toujours des charges.

Par ailleurs je vois mal en quoi c’est un déni de réalité que d’expliquer que Falcon 9 est rentable parce qu’elle vole à un haut rythme.

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@ebottlaender
Non, on ne le connait pas «très bien». Un responsable de SpaceX a expliqué un jour à CNBC que le coût d’une F9 réutilisée était «inférieur à 30 millions», sans donner aucun détail sur la question
Christopher Couluris, le responsable en question : « The rocket costs $28 million to launch it, that’s with everything ». Les coucou les coûts fixes comme vous le dites sont donc bien inclus.
adding that reusing the rockets is what is « bringing the price down ». Colouris étant le director of vehicle integration de SpaceX je pense que nous pouvons reconnaître qu’il doit savoir de quoi il parle puisque c’est spécifiquement son travail, et contrairement à ce que vous écrivez il a bien été précis (28 millions et non pas « inférieur à 30 millions ») et il a bien donné le détail important : « that’s with everything ». Je ne sais pas à quel point ils doivent être précis pour que vous acceptiez la réalité, comptez-vous la nier jusqu’à ce qu’ils vous fournissent toute leur comptabilité interne?
Déjà, il ne s’agit pas d’un chiffre de rentabilité, car il ne s’agit pas que d’en retirer le prix payé par le client
Non c’est le contraire, il faut retirer le coût du lancement « with everything » du prix payé par le client pour obtenir la rentabilité (le terme « profit » serait plus approprié).
et ensuite, ce coût a sans aucun doute évolué entre 2017 (première réutilisation) et l’année dernière lors de ce commentaire. Changer par exemple la flotte de récupération des coiffes et ajouter une barge de récupération des étages a tendance à faire évoluer les coûts
S’il a évolué cela ne peut être qu’à la baisse vu que c’est le but recherché et obtenu par SpaceX depuis sa création (ainsi que celui de toutes les sociétés privées d’ailleurs). La flotte des deux navires ultra-rapides avec filets qui était auparavant nécessaires pour tenter de récupérer les deux demi-coiffes avant qu’elles ne touchent l’eau a été remplacée par un seul navire ordinaire qui les repêche simplement dans l’eau. Je doute fortement que cela ait augmenté les coûts et je crois que l’on peut au contraire raisonnablement penser que cela les a diminués. Quant à l’ajout d’une barge de récupération cela ne doit pas être simplement considéré comme un coût supplémentaire mais replacé dans le contexte plus large de l’augmentation du nombre de lancements. Trois barges pour 36 lancements effectués n’augmentent pas le coût par lancement par rapport à deux barges pour 24 lancements effectués. La dernière barge étant de plus fortement automatisée on peut à nouveau raisonnablement penser que son utilisation est moins onéreuse que celle de ses aînées.
Rien n’indique que le chiffre soit faux, simplement c’est un peu plus compliqué que de connaître précisément tous les tenants et aboutissants de Falcon 9, que l’on a pas puisque SpaceX n’est pas une entreprise publique, et ce n’est pas grave, ça fait partie du jeu
De quel « jeu » s’agirait-il? D’une sorte de « poker menteur » imaginaire que SpaceX pratiquerait de façon régulière et auquel semblent vouloir croire beaucoup trop de commentateurs français?
Que Falcon 9 réutilisée soit rentable, ça ne fait pas beaucoup de doutes, mais il faut encore expliquer rentable par rapport à quoi
Un produit (ou un service) est rentable ou il ne l’est pas, votre question « par rapport à quoi » n’a donc économiquement aucun sens. Mais si vous vous demandiez si une Falcon 9 réutilisable est plus rentable « par rapport » à une Falcon 9 qui ne le serait pas la réponse est évidemment oui, poser la question semble même être fortement incongru. Vous posez-vous la même question au sujet de tous les concurrents qui développent également à leur tour des lanceurs partiellement réutilisables? Vous posez-vous la même question au sujet du projet Maïa annoncé pas plus tard qu’hier?
Par ailleurs je vois mal en quoi c’est un déni de réalité que d’expliquer que Falcon 9 est rentable parce qu’elle vole à un haut rythme.
Parce que vous insinuez de la sorte que sans les lancements Starlink la réutilisation ne serait pas plus économique (voire moins), à nouveau pourquoi tous les concurrents se précipitent-ils pour développer la réutilisation puisque de toute évidence ils ne lanceront jamais de satellites Starlink?
Comme je l’ai dit précédemment ce genre d’attitude face à la réutilisation partielle a donné un avantage supplémentaire (et gratuit) à SpaceX car tous les concurrents ont attendu de voir avant de réagir, et aujourd’hui rien n’a changé puisque vous adoptez la même attitude « sceptique » face au Starship et à la réutilisation totale. Le développement d’une réutilisation partielle à un horizon de 5 ans n’est pas une bonne idée lorsque le concurrent développe une réutilisation totale à un horizon bien inférieur. Nous nous retrouvons donc dans la même situation qu’en décembre 2014 lorsque l’ESA a décidé de développer Ariane 6 alors que seulement un an plus tard SpaceX réussissait la première récupération d’un premier étage. L’absurde réponse a l’époque a successivement été de « douter » de la possibilité de récupérer un premier étage, ensuite de « douter » de la possibilité de parvenir à le réutiliser pour finir par « douter » de la viabilité économique de la réutilisation ! Avouez que le résultat a franchement été catastrophique. En ce qui me concerne je ne pense pas que toutes ces personnes « doutaient » sincèrement jusqu’au bout, je pense plutôt qu’elles pratiquaient ce que l’on appelle un déni de réel. Et aujourd’hui nous nous retrouvons dans la même situation : "développons un lanceur partiellement réutilisable (dont nous ne pouvons raisonnablement plus nier la viabilité économique) puisque la réutilisation totale est « douteuse » ". Tout ceci alors qu’il est fort probable qu’il faudra encore une fois moins d’un an à SpaceX pour prouver le contraire. Personne ne peut atteindre une cible mouvante en visant lendroit où elle se trouve. Mais de toute façon je ne crois pas une seule seconde qu’un conglomérat bureucratique d’entreprises privées, semi-privées et d’administrations publiques puisse concurrencer quelque société véritablement privée que ce soit, cela ne s’est jamais vu au cours de l’Histoire.

Le problème de prendre une phrase de 4 mots « That’s with everything » comme argent comptant et comme base d’information fiable, oui en tant que personne qui fait correctement son travail, ça me dérange un peu. Parce que Everything c’est quoi pour vous ? Ca inclut la masse salariale ? Les barges ? La récupération des coiffes ? Les variations de production des 2è étages en fonction de la baisse de la masse salariale dédiée au premiers étages ?
Personnellement, je ne le sais pas. C’est ça, que je désigne comme étant « le jeu ». Je ne le sais pas, et vous non plus. Mais sur la base d’un commentaire d’un responsable de SpaceX, vous vous en faites un véritable hérault, bien qu’il n’ait rien détaillé. Grand bien vous en fasse…
Après, oui, un service est rentable ou il ne l’est pas, mais ça rentre dans un schéma d’entreprise. Si SpaceX fait une marge de 30 millions par Falcon 9 à l’export mais que chaque lancement de Starlink lui coute en interne 30 millions, Falcon 9 n’est rentable que si elle décolle deux fois plus pour des clients privés que pour SpaceX elle-même… C’est là aussi qu’il faut s’interroger non pas sur Falcon 9 uniquement, mais sur la façon dont elle est utilisée et vendue. Rappelons que longtemps, les responsables de SpaceX expliquaient que les prix de Falcon 9 réutilisée allaient drastiquement chuter, avant de changer d’avis lorsque finalement la réutilisation a très bien fonctionné. Ce qui dans un sens est logique, surtout que l’entreprise a triplé de taille dans la période.

Ensuite, il faudrait arrêter une bonne fois pour toutes de croire que parce qu’on pose des questions et qu’on dit qu’on n’a pas les chiffres, nous (les journalistes) sommes des « sceptiques », que nous menons la barque sur les rochers ou que nous avons une vision partiale. Parce que déjà, nous ne sommes pas les décideurs. Je questionne, oui, les chiffres de SpaceX (puisque rappelons une fois de plus, ils ne sont pas publics et ce n’est pas grave). Je ne remets absolument pas en cause la rentabilité supposée de Falcon 9, puisque soyons honnêtes, si ça leur coutait plus cher que de faire du neuf, ils le feraient depuis longtemps. Tout comme je questionne les chiffres du projet Maia, comme vous l’aurez lu dans l’article au-dessus, en posant par exemple la question des satellites qui vont y être lancés. Je vous rassure, niveau questionnement, tout le monde y a droit. Et je ne sais pas si vous avez lu mes articles bien informés sur Ariane 6, mais on y questionne sévère.

Poser des questions n’est pas être sceptique. Poser des questions, c’est vouloir chercher des réponses. Oui, j’aimerais bien savoir si la réutilisation totale de Starship sera rentable et à quel palier. Oui, j’aimerais bien savoir si les chiffres énoncés ces dernières années seront concrétisés ou non (pour l’instant, non). Et oui, j’aimerais aussi savoir si les concurrents de SpaceX arriveront à faire marcher leurs modèles de réutilisation, c’est la raison pour laquelle je suis en particulier les efforts de Rocket Lab sur la question (vous noterez que la réutilisation n’est pas si facile que ça, puisqu’ils n’en sont pas encore là après plusieurs récupérations, et ce n’est pas qu’une question d’eau de mer). On aurait tendance à l’oublier quand on voit tous les projets de lanceurs récupérables et réutilisables, mais l’excellence technique qu’a mis en oeuvre spaceX depuis 2015 et 2017 ne sera pas si facile à reproduire. Se poser des questions, c’est aussi se demander si tous les acteurs du spatial peuvent se permettre un investissement tel que celui réalisé par SpaceX (plus d’un milliard de dollars pour Falcon 9 selon Gwynne Shotwell en 2017) pour passer au réutilisable. Car non, la plupart des entreprises « véritablement privées » ne peuvent emprunter ou lever chaque année entre 1.5 et 3.5 milliards de dollars, comme le fait SpaceX. C’est aussi à cause de ce modèle d’entreprise d’expansion à outrance que les bénéfices/coûts d’un lanceur comme Falcon 9 sont généralement masqués par les dépenses sur d’autres projets que vous connaissez bien.

Et cessez de croire qu’on insinue des trucs en permanence. Quand on veut écrire un truc, on l’écrit.

Le déni de réel, s’il a bien place, n’est pas dans les équipes techniques européennes. Pour en avoir interrogé de nombreux éléments, ils sont les premiers à évoquer SpaceX dans une conversation. Le verrou se situe ailleurs, au niveau des décideurs.

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Le problème de prendre une phrase de 4 mots « That’s with everything » comme argent comptant et comme base d’information fiable, oui en tant que personne qui fait correctement son travail, ça me dérange un peu. Parce que Everything c’est quoi pour vous ? Ca inclut la masse salariale ? Les barges ? La récupération des coiffes ? Les variations de production des 2è étages en fonction de la baisse de la masse salariale dédiée aux premiers étages ?

Oui cela inclut la masse salariale, les barges et la récupération des coiffes. S’ils n’étaient pas capables d’effectuer de tels calculs avec toutes les données internes dont ils disposent ils seraient bien incapables de réaliser le moindre profit. Et je ne comprend pas ce que vous voulez dire par « les variations de production des 2è étages en fonction de la baisse de la masse salariale dédiée aux premiers étages », en quoi la baisse de la masse salariale dédiée aux premiers étages produirait des variations de production des deuxièmes étages? S’il-y-a bien une chose que la réutilisation des premiers étages n’a pas fait varier c’est bien la production du nombre de deuxièmes étages qui lui ne varie jamais puisqu’il en faut un neuf à chaque lancement.
Je note au passage que vous insinuez clairement que l’on ne peut pas faire confiance aux déclarations des responsables de SpaceX. Et là il ne s’agit pas d’une estimation à propos d’un futur projet mais de chiffres donnés par une personne qui a accès à toute la comptabilité de la société, donc dans ce cas-ci soit il dit vrai soit il ment mais il ne peut y avoir d’erreur. J’y reviendrai plus loin lorsque vous écrivez que je dois « cesser de croire qu’on insinue des trucs en permanence. Quand on veut écrire un truc, on l’écrit ».

Personnellement, je ne le sais pas. C’est ça, que je désigne comme étant « le jeu ». Je ne le sais pas, et vous non plus.

Savoir ou ne pas savoir serait une sorte de « jeu »? J’avoue ne jamais y avoir joué, en ce qui me concerne je sais que la réutilisation d’un mode de transport, quel qu’il soit (de la chaussure à l’avion de ligne) est plus économique qu’une utilisation unique et lorsqu’un responsable d’une société privée qui existe depuis près de 20 ans et qui n’a jamais été prise en flagrant délit de mensonge me fournit des chiffres qui semblent correspondre largement avec les informations disponibles j’ai plutôt une tendance à le croire, d’autant plus que je ne trouve pas de raison pour laquelle il mentirait. Imaginons que le véritable coût soit de 15 millions, quelle raison aurait-il de mentir en exagérant le montant? Ou bien imaginons que le véritable coût soit de 40 ou 45 millions, quelle raison aurait-il de mentir en diminuant le montant? Je vous rappelle qu’une société privée n’a aucune obligation à répondre à ce genre de question et tout le monde comprendrait très bien s’il répondait « je suis désolé mais je ne peux répondre à cette question » ou bien « je suis désolé mais il s’agit d’informations confidentielles ». Quel intérêt aurait-il à risquer de se faire prendre en plein délit de mensonge?

Mais sur la base d’un commentaire d’un responsable de SpaceX, vous vous en faites un véritable hérault, bien qu’il n’ait rien détaillé. Grand bien vous en fasse…

Je connais l’Hérault mais je ne sais pas ce qu’est un hérault, avez-vous voulu dire « héros »? Je n’ai pas de héros et je ne suis pas naïf non plus, j’ai un niveau de méfiance très élevé à l’égard des politiciens et des journalistes (surtout n’y voyez pas une insulte personnelle mais comme vous devez le savoir cette méfiance est partagée par une écrasante majorité de la population). Je me méfie également de beaucoup d’historiens, d’économistes, de scientifiques, d’experts, etc… Mais à nouveau dans le cas qui nous concerne non seulement ces chiffres correspondent avec les informations disponibles mais comme je viens de le dire la personne en question n’a aucune raison de mentir, dans un sens ou dans l’autre, et cette personne n’a même aucune obligation de répondre à la question. D’ailleurs même s’il avait détaillé (ce que le journaliste n’a pas demandé) vous auriez pu continuer à insinuer que ces détails pourraient être faux, autrement dit mensongers. La seule explication raisonnable au fait que vous qualifiez tout cela de « jeu » serait justement que vous doutez de la parole des personnes qui répondent et que vous pensez donc véritablement jouer à une sorte de poker menteur comme je l’ai dit précédemment. Le seul problème c’est que vous êtes le seul à jouer, il dit tout simplement vrai et il ne faut participer à aucun jeu pour obtenir les informations demandées. Si vous voulez percer des mensonges dans le domaine du spatial je vous conseillerai plutôt de vous tourner vers les organismes gouvernementaux, les politiciens et les fonctionnaires d’État. Je vous assure que beaucoup de chiffres fournis au sujet d’Ariane 5 et d’Ariane 6 sont faux, au mieux fantaisistes et au pire carrément mensongers. Et les responsables ont beaucoup de raisons de mentir, ne serait-ce que pour conserver leur emploi.

Après, oui, un service est rentable ou il ne l’est pas, mais ça rentre dans un schéma d’entreprise. Si SpaceX fait une marge de 30 millions par Falcon 9 à l’export mais que chaque lancement de Starlink lui coute en interne 30 millions, Falcon 9 n’est rentable que si elle décolle deux fois plus pour des clients privés que pour SpaceX elle-même… C’est là aussi qu’il faut s’interroger non pas sur Falcon 9 uniquement, mais sur la façon dont elle est utilisée et vendue.

Vous mélangez allègrement beaucoup de choses et le résultat est un degré d’incompréhension assez élevé. Vous confondez la Falcon 9 avec la société SpaceX et vous mélangez différents programmes entre eux. La Falcon 9 est un produit (ou plutôt un service) qui engrange des profits lors de chaque lancement payé par les clients privés ou gouvernementaux, si la société SpaceX se sert de ce produit pour un autre programme interne (Starlink) cela ne met nullement en cause la rentabilité du produit. Si vous souhaitez effectuer un douteux jumelage Falcon 9/Starlink il vous faudrait dans ce cas ajouter les revenus générés par Starlink : 140.000 clients privés (avec plus de 750.000 commandes à l’heure actuelle) ainsi que plusieurs contrats avec des entités gouvernementales. Que ferez-vous si, comme cela se révèle probable, Starlink génère des profits de plusieurs milliards de dollars d’ici quelques années? Affirmerez-vous alors que la Falcon 9 sera très « rentable » car elle génèrera des profits d’autant de milliards de dollars? Cela n’a pas plus de sens que de confondre la Falcon 9 avec SpaceX car dans ce cas vous devriez cumuler tous les profits réalisés par les autres programmes de la société (Dragon, Starship, etc…). N’oubliez pas que SpaceX est en réalité un fournisseur de services et que ces services ne se limitent pas à des contrats de lancement (Falcon 9 et Falcon Heavy) mais également au ravitaillement de la station spatiale en cargaisons (Dragon cargo) et en astronautes (Crew Dragon), à la fourniture de connexions internet (Starlink) et aussi, on a souvent tendance à l’oublier, au développement de produits : Dragon XL, Starship lunaire (probablement plusieurs centaines de millions payés par Maezawa pour dearMoon et 2,9 milliards par la NASA pour le HLS), des satellites d’alerte avancée pour l’armée américaine, etc… Ne faites donc pas l’erreur de mélanger tout ceci et de penser que ce n’est que si la totalité des revenus engendrés dépasse la totalité des sommes dépensées que la Falcon 9 devient « rentable » ou non. C’est absurde, elle l’est et cela est indiscutable. Des tas de sociétés privées réalisent des profits sur certains produits et des pertes sur d’autres, et cela peut changer, voire même s’inverser, d’une année à l’autre. Heureusement (ou malheureusement selon la façon dont certains voient les choses) la Falcon 9 ne risque pas de voir sa rentabilité disparaître de sitôt.

Rappelons que longtemps, les responsables de SpaceX expliquaient que les prix de Falcon 9 réutilisée allaient drastiquement chuter, avant de changer d’avis lorsque finalement la réutilisation a très bien fonctionné. Ce qui dans un sens est logique, surtout que l’entreprise a triplé de taille dans la période.

Parlaient-ils des coûts ou des prix? S’il s’agissait des coûts cela s’est avéré être correct, s’il s’agissait des prix nous savons que le prix d’un lancement ordinaire d’une Falcon 9 est passé de 62 millions de dollars à 50 millions dans sa version réutilisée. Je ne sais pas si l’on peut qualifier 12 millions de dollars de chute drastique mais ce n’est certainement pas négligeable pour les clients. Quoi qu’il en soit nous savons que SpaceX n’a pas totalement répercuté la baisse de ses coûts internes aux prix facturés aux clients. Comme vous l’avez dit ils ont simplement changé d’avis (si tant est qu’ils aient promis une baisse « drastique » des prix aux clients, ce dont je doute) ne serait-ce que pour récupérer les sommes dépensées dans le développement de la récupération (Musk en 2017 : « The price savings can’t be as much as the cost savings because we need to repay the massive development costs »). À aucun moment ils n’ont menti et je n’ai jamais entendu un seul de leurs nombreux clients se plaindre de leurs prix, bien au contraire.

Ensuite, il faudrait arrêter une bonne fois pour toutes de croire que parce qu’on pose des questions et qu’on dit qu’on n’a pas les chiffres, nous (les journalistes) sommes des « sceptiques », que nous menons la barque sur les rochers ou que nous avons une vision partiale.

Je suis désolé mais lorsqu’une personne répond en fournissant les chiffres (et je pense que Musk lui-même les avait confirmés lors d’une autre interview) et que vous décidez de les mettre en doute en prétendant ne pas les avoir parce que vous ne leur faites pas confiance cela s’appelle bien avoir une vision partiale. Vous ne pouvez pas avoir le beurre et l’argent du beurre en vous cachant derrière votre profession de journaliste car il existe beaucoup d’autres sujets que vous ne mettez pas en doute ou envers lesquels vous ne faites preuve d’aucun scepticisme, raison pour laquelle la majorité de la population ne vous fait pas confiance.

Je questionne, oui, les chiffres de SpaceX (puisque rappelons une fois de plus, ils ne sont pas publics et ce n’est pas grave)

Comme je vous l’ai dit il existe dans le domaine spatial des tas d’autres chiffres qui sont bien plus questionnables, principalement dans les secteurs gouvernementaux et c’est plus grave puisqu’in fine il s’agit de l’argent des contribuables.

Je ne remets absolument pas en cause la rentabilité supposée de Falcon 9, puisque soyons honnêtes, si ça leur coutait plus cher que de faire du neuf, ils le feraient depuis longtemps

En effet, mais certains n’ont même pas cette honnêteté élémentaire. Lisez certains commentaires que l’on peut trouver sur ce site par exemple, parmis tant d’autres.

Poser des questions n’est pas être sceptique. Poser des questions, c’est vouloir chercher des réponses.

En effet, mais mettre en doute les réponses fournies c’est tout autre chose. Et je ne pense pas avoir critiqué votre scepticisme, c’est plutôt le scepticisme sélectif et permanent envers certains plutôt qu’envers d’autres qui m’interroge. Si vous suivez l’actualité spatiale depuis un certain temps vous connaissez certainement le jeu de « SpaceX ne parviendra jamais à… » :

-Atteindre l’orbite
-Développer la Falcon 9
-Développer Dragon
-Développer la Falcon Heavy
-Ravitailler l’ISS
-Récupérer un premier étage
-Réutiliser un premier étage
-Rendre la réutilisation économiquement viable
-Développer le Starship
-Atteindre la lune
-Atteindre Mars

Avec la phrase « vous êtes ici » qui se déplace inexorablement vers le bas au fur et à mesure que le temps passe. Si au début ce petit jeu était agaçant il se révèle désormais horripilant car cela fait près de deux décennies que cela dure ! Et ceux qui s’y adonnent ont perdu toute crédibilité aux yeux des personnes sincères car comment faire confiance à des individus qui se trompent avec la régularité d’un métronome et qui persistent? Ce n’est pas spécialement vous que je vise avec ce commentaire mais je suis persuadé que vous savez de quoi je parle.

Oui, j’aimerais bien savoir si la réutilisation totale de Starship sera rentable et à quel palier.

C’est un objectif que je pourrais aisément ajouter à la liste ci-dessus du « SpaceX ne parviendra jamais à… » en le plaçant entre « développer le Starship » et « atteindre la lune » car enfin, est-il raisonnable de penser que la société qui est parvenue à développer la réutilisation partielle, précédemment déclarée impossible par bien des « experts » tout en la rendant économiquement avantageuse (vous le reconnaissez vous-même) ne parviendra pas à développer la réutilisation totale et à la rendre encore plus économiquement avantageuse? Je vous rappelle qu’avec Dragon ils ont déjà de l’expérience dans le domaine du retour de vaisseaux spatiaux depuis l’orbite et qu’aucune rupture technologique fondamentale n’est nécessaire pour parvenir à développer le deuxième étage du Starship, c’est grosso modo un véhicule deux fois plus gros que la navette avec le même genre de protection thermique (en plus simple et plus moderne). Les probabilités de la réussite de son développement et de sa viabilité économique doivent se situer au minimum aux alentours de 95%, et faire preuve d’un scepticisme excessif me paraît étonnant surtout à l’heure actuelle puisque vous suivez ce qui se passe à Boca Chica. Regardez donc la liste ci-dessus, ceux qui ont fait preuve d’optimisme mesuré ont été qualifiés depuis des années de « fanboys » par beaucoup alors qu’au final ils n’étaient que tout simplement raisonnables. Par contre je me demande quel vocable il faudrait utiliser à l’égard de ceux qui ont coché toutes les cases de la liste et qui persévèrent dans les dernières qui restent, à mon avis le terme approprié serait très humiliant pour eux.

Oui, j’aimerais bien savoir si les chiffres énoncés ces dernières années seront concrétisés ou non (pour l’instant, non)

C’est un peu facile, vous ne trouvez pas? Faire ce genre de déclaration alors qu’ils n’ont même pas encore effectué leur première tentative de lancement orbital? Posez-vous les mêmes questions et utilisez-vous le même vocabulaire au sujet des autres programmes spatiaux en cours de développement à travers le monde?

Et oui, j’aimerais aussi savoir si les concurrents de SpaceX arriveront à faire marcher leurs modèles de réutilisation, c’est la raison pour laquelle je suis en particulier les efforts de Rocket Lab sur la question (vous noterez que la réutilisation n’est pas si facile que ça, puisqu’ils n’en sont pas encore là après plusieurs récupérations, et ce n’est pas qu’une question d’eau de mer). On aurait tendance à l’oublier quand on voit tous les projets de lanceurs récupérables et réutilisables, mais l’excellence technique qu’a mis en oeuvre spaceX depuis 2015 et 2017 ne sera pas si facile à reproduire.

Le mode de récupération de l’Electron est totalement différent de celui développé pour la Falcon 9 et il est bien plus simple (et l’eau de mer ne posera pas de problème puisque le premier étage est censé être récupéré en vol). Par contre en effet les autres acteurs rencontreront de grosses difficultés pour parvenir à récupérer et réutiliser de plus gros lanceurs, SpaceX a pris une avance formidable et vu leur rythme de développement accéléré il ne s’avèrera pas facile d’atteindre une cible qui non seulement est très lointaine mais qui en outre s’éloigne de plus en plus. Les meilleurs ingénieurs et les meilleurs informaticiens sont principalement chez SpaceX grâce à son intelligente politique de recrutement des meilleurs cerveaux et à son attractivité envers les jeunes talents. Mais au bout du compte il me semble inévitable (et souhaitable) que d’autres y parviennent également.

Se poser des questions, c’est aussi se demander si tous les acteurs du spatial peuvent se permettre un investissement tel que celui réalisé par SpaceX (plus d’un milliard de dollars pour Falcon 9 selon Gwynne Shotwell en 2017) pour passer au réutilisable

Je ne peux m’empêcher de remarquer que vous n’hésitez pas à prendre comme argent comptant et comme base d’information fiable les chiffres fournis par des responsables de SpaceX lorsque ceux-ci vous conviennent, cela me dérange un peu.
Par contre je pense que dans ce montant elle a également inclus le coût du développement et de la réutilisation de la Falcon Heavy qui aurait coûté à elle seule dans les 500 millions de $. Mais je me trompe peut-être, ce n’est qu’une estimation.

Car non, la plupart des entreprises « véritablement privées » ne peuvent emprunter ou lever chaque année entre 1.5 et 3.5 milliards de dollars, comme le fait SpaceX

Peut-être pas de telles sommes (et il n’est nullement nécessaire de le faire chaque année) mais d’autres sociétés comme Rocketlab ou Virgin Orbit n’ont rencontré aucune difficulté pour lever plusieurs centaines de millions de $ et sont aujourd’hui valorisées à hauteur de plusieurs milliards (ce qui, je le reconnais, semble excessif). Et je ne parle pas de Blue Origin qui n’a même pas besoin de lever des fonds pour obtenir les sommes nécessaires.

C’est aussi à cause de ce modèle d’entreprise d’expansion à outrance que les bénéfices/coûts d’un lanceur comme Falcon 9 sont généralement masqués par les dépenses sur d’autres projets que vous connaissez bien

Je me suis déjà exprimé ci-dessus sur le fait que vous mélangez erronément ce qui ne devrait pas l’être.

Et cessez de croire qu’on insinue des trucs en permanence. Quand on veut écrire un truc, on l’écrit.

J’ai dit plus haut que j’y reviendrai mais ma foi il me semble avoir déjà dit l’essentiel. Croire sur parole certains chiffres qui vous conviennent et en mettre d’autres en doute alors qu’ils proviennent tous de la même spource (SpaceX) me semble faire preuve d’une certaine partialité, ou à tout le moins du désir de poursuivre un schéma narratif particulier. Par exemple je me suis demandé pourquoi dans votre article d’il-y-a 3 semaines dédié au développement du Starship et intitulé « Guadalajara 2016 : quand Elon Musk introduisait son projet d’espèce humaine interplanétaire » avez-vous décidé de placer une photo du crash du premier Starship SN8 du 9 décembre 2020 et non l’atterrissage réussi du dernier SN15 le 5 mai 2021? Cela vous semble-t-il logique et pensez-vous que cela représente bien à vos lecteurs les progrès du programme? En tant que journaliste vous devriez porter à l’attention de vos lecteurs les événements les plus récents et non les plus anciens, et en tant que journaliste vous ne pouvez pas ignorer l’importance du visuel par rapport au texte (une image vaut mieux que mille mots). À la rigueur si vous aviez placé une photo des deux événements j’aurais pu comprendre, mais là je ne peux m’empêcher de m’interroger.
Et vous ne pouvez pas déclarer douter de la parole de certaines personnes sans insinuer ipso facto qu’elles mentent. Je n’ai pas dit que vous « insinuez des trucs en permanence » mais vous faites bien certaines insinuations, au moins… de temps en temps.

Le déni de réel, s’il a bien place, n’est pas dans les équipes techniques européennes. Pour en avoir interrogé de nombreux éléments, ils sont les premiers à évoquer SpaceX dans une conversation. Le verrou se situe ailleurs, au niveau des décideurs.

Je peux vous assurer qu’il existe bien des techniciens européens complètent à côté de la plaque. Cherchez donc sur Youtube la vidéo « Parole d’expert : fusée réutilisable, le pari de SpaceX ». C’est une vidéo qui date de février 2015 avec Christophe Bonnal, ancien ingénieur de chez Aérospatiale, devenu « expert » à la direction des lanceurs du CNES et désormais également « expert » en débris spatiaux. Regardez le nombre d’erreurs commises en moins de 5 minutes par cet « expert », c’est assez parlant et cela vous explique pourquoi je n’ai aucune confiance en ces autoproclamés « experts » (comment devient-on expert d’ailleurs? Y a-t-il un diplôme d’expert?). Sinon un cran « plus haut » regardez donc les bêtises proférées régulièrement par Stéphane Israël, PDG d’Arianespace et membre du comité exécutif d’Airbus Safran Launchers, c’est un ancien énarque agrégé d’histoire à Normale Sup et qui n’a aucune qualification dans le domaine aérospatial.
Je doute que ces deux personnes (entre autres) soient véritablement des décideurs mais ce sont eux qui sont considérés comme « experts » et qui conseillent les décideurs, je pense que c’est à ce niveau intermédiaire que se situe le problème. Et oui aussi en partie du côté de la presse où, si les journalistes faisaient correctement leur boulot, l’incompétence de ces « experts » et conseillers de pacotille seraient parvenues aux oreilles des décideurs qui les auraient depuis bien longtemps remplacés par des personnes plus qualifiées et/ou plus lucides, ce qui ne doit pas être si compliqué vu le niveau actuel.

Un héraut*, pas hérault (my bad, je vous laisse voir la définition).

Vous vous acharnez dans votre vision des choses, au sein de laquelle je conteste les chiffres donnés de ce responsable de SpaceX. Une bonne fois pour toutes, je ne les conteste pas, mais ils ne sont ni détaillés, ni étayés, on ne sait donc pas ce que « everything » couvre. Mais bon visiblement vous semblez vous en détenir tous les tenants et aboutissants. De la même façon vous semblez persuadé que disposer d’un produit rentable empêche de questionner la façon dont il est devenu rentable (investissement massif, cadence de production élevée, optimisation à moyen terme et soutien de la production via projets internes). Nous ne serons pas d’accord sur ce point.
Pour le reste, tant pis, je vous laisse imaginer que j’insinue en continu une multitude de choses. Ce doit être triste de vouloir ainsi lire entre les lignes, mais c’est vous que ça concerne, pas moi.

Deux minuscules points encore : C. Bonnal (responsable à la DLA du CNES) et S. Israel sont bel et bien des décideurs (c’est limité pour ce dernier, mais il a aussi un rôle difficile car il doit vendre son produit mais n’a pas de pouvoir de décision sur son développement), il n’y a pas beaucoup d’échelons au-dessus d’eux sinon les ministères. Enfin, le choix des images sur l’article dédié à Guadalajara est dicté par l’avancement du projet à 5 ans (après tout, c’est le coeur du sujet du dossier). Or ces 5 dernières années, et malheur s’il vous en déplaise, ont bel et bien été marquées par les essais spectaculaires avec de nombreuses explosions et ratés sur le site de Boca Chica. Bien sûr, elles ont fait progresser l’entreprise, mais posez-vous la question, en quoi le succès de SN15 est-il plus représentatif que tous les autres qui sont passés sur le grill des essais un an plus tôt ? La vision partiale visiblement, n’est pas toujours dans l’oeil du journaliste…
Au plaisir de vous compter parmi les lecteurs de ces dossiers.

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La voiture électrique c’est incomparable.
Renault, BMW y étaient depuis bien avant n’importe quel acteur.
Historiquement, et industriellement.
Mais comme d’habitude, on zigouille nos sociétés de l’intérieur.

Exemple :
Tesla reçoit des subventions de « groupes » européens (je pense à Fiat à l’époque), pour ne pas payer l’amende « pollution ».
Autrement dit : on enrichit une boite étrangère.

Aucune put**** de logique commerciale. On est les seuls au monde à faire ce genre d’ineptie.

Les espagnols aussi sont sur le coup : L’entreprise PLD Space avec ses MIURA…