Des dizaines d’expériences ont débunké cette légende urbaine.
Pour qu’il y ai explosion il faut un certain ratio air/essence (14 pour 1 de mémoire) et une certaine pression. A moins que ton expérience dépasse les lois de la physique, sans ces 2 conditions les vapeurs ne feraient que brûler. La plupart des réservoirs sont désormais fabriqués avec de la matière plastique, donc si le réservoir brûle ça fond. Le véhicule peut prendre feu avec le contact de l’essence et de la chaleur mais n’explosera pas.
Présentement c’est pas moi qui monte sur mes grands chevaux, je suis resté correct dans ma réponse.
En produire, oui, mais l’utiliser, non. C’est quasiment de l’industrie lourde (compression, stockage). Et comme le dit @MattS32, c’est avec une rendement qui fait peur, surtout quand c’est « artisanal ».
Des panneaux solaires (ou éventuellement une éolienne de taille moyenne) + un véhicule sur batterie est bien plus « autonome »!
Attention à bien prendre en compte les ordres de grandeur. « Un gros potentiel », ça veut dire couvrir une petite partie de l’utilisation actuelle de l’hydrogène… Donc très loin de fournir assez pour les besoins énergétiques des transports.
Une chose est sure, après 46 ans de moto ininterrompue, ma dernière moto sera thermique à essence…
Kawasaki innove et essaie, on peut au moins leur reconnaître ce mérite ( H2, hybride, compresseur, …)
Je te propose de faire une formation ATEX.
Travaillant en industrie j’en fais régulièrement, et pour qu’il y ait un risque d’explosion, il faut des conditions très précises.
Pour un réservoir d’essence, il faut qu’il soit vide ou quasi, qu’il contienne un rapport oxygène/vapeur d’essence très précis (rapport qui n’arrive pas en utilisation normale), et qu’une source de chaleur soit apportée.
Par exemple un garagiste qui doit souder sur un réservoir qu’il n’aurait pas suffisamment ventilé, comme c’est arrivé à celui de ma mère y’a de cela 30 ans.
C’est drôle le traitement sélectif de l’information. Une même information, selon qui la donne, on y répond agressivement ou pas. Certains devraient relire la charte qu’ils sont censé faire respecter.
L’hydrogène est le gaz le plus léger (70 kg/Nm³). En cas de fuite, il s’élève donc, contrairement aux vapeurs d’essence, butane et propane qui eux s’accumulent dans les sous-sols ou les coques de bateaux.
L’auto ignition de l’hydrogène est à 560°C, propane à 470°C et butane à 365°C, gaz naturel à 670°C
Les solutions de stockage pour véhicule peuvent faire appel à une dissolution dans de la mousse de nickel, à relative basse pression, contrairement au « bête » stockage sous forme gazeuse à haute pression, jusqu’à 700 bars.
Elles peuvent ? Aucun constructeur ne le fait à ce jour et à ma connaissance aucun ne l’a annoncé, même sur un prototype. Donc soit ce n’est pas encore techniquement au point pour le faire à cette échelle, soit c’est encore bien trop cher (et les VEH sont déjà bien plus chers qu’un VEB d’usage équivalent sans ça…). Dans les deux cas, il est trop tôt pour affirmer au présent que ça peut être fait.
"Pourquoi l’hydrogène serait plus dangereux que l’essence (ou plutôt ses vapeurs) ou que le GPL? "
Parce que de fait, en plus d’être le plus explosif, c’est le (quasi) champion incontesté de la plage d’explosivité, dès seulement 4% à + 70% en mélange dans l’air. En gros qu’il y en ait très peu ou beaucoup trop, ça claquera pareil.
On nous sort régulièrement que ça pètera jamais because gaz trés léger qui s’échapperait magiquement, mais ça n’a pas empêché plusieurs stations H2 jugée inexplosibles d’exploser ( californie, norvège, corée) , et bizarrement bien plus faiblement médiatisées que les incendies de VE .