Depuis plus de quinze ans, l’Europe s’est engagée dans une lutte de plus en plus offensive contre les sites pirates. D’abord limitée aux fournisseurs d’accès à Internet, cette stratégie s’est progressivement étendue à toute une série d’acteurs techniques : services DNS, plateformes intermédiaires, et même plus récemment, aux VPN. À mesure que ces dispositifs se renforcent, une question revient pourtant avec insistance : cette approche est-elle réellement efficace ?
Ce qui m’étonne dans ce rapport c’est que je ne vois pas mentionné que le piratage c’est du vol ! C’est quoi donc le vrai problème ? On croirais presque que ce sont les ayants droits les coupables des dommages collatéraux !
Plus intéressant encore, la baisse globale du piratage observée ces dernières années semble avoir une autre origine. Elle s’explique avant tout par l’évolution de l’offre légale, devenue plus accessible, plus riche et souvent plus abordable.
Et faut-il que les abonnés soient suffisamment fidèles et acceptent de rester la seconde année et plus où c’est beaucoup plus cher. Ce ne serait pas étonnant qu’avec ces offres de découverte, les diffuseurs augmentent leurs pertes, et les droits de retransmissions et des salaires de stars sont toujours plus élevés chaque année les fragilisant un peu plus.
Un team pass à 10-20€/mois (prix dépendant de la popularité et à quelles coupes l’équipe participe) qui couvre toutes les compétitions de son club serait parfait pour le supporter moyen, mais la complexité de la structure des ayants-droits pour chaque compétition rend un tel package impossible.