Commentaires : Entrée en Bourse d'OpenAI : le scepticisime gagne déjà les investisseurs

L’entreprise à l’origine de ChatGPT veut créer un grand coup avec sa future entrée en bourse. Mais cette opération gigantesque crée aussi un certain scepticisme, et pour plusieurs raisons.

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Il y a des investisseurs qui vérifient dans quoi part l’argent ? Quelqu’un regarde les comptes de ces entreprises dans le détail ?

Mais bien sur les investisseurs font de l’argent en jetant par la fenetre tout le monde le sait :smiley:

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Le problème, c’est que beaucoup investissent l’argent des autres et qu’à la fin, si le choix est bon, l’investisseur prend sa commission, s’il est mauvais, ce sont les autres qui trinquent.

Donc, ce n’est pas tant jeter l’argent pas les fenêtres que de prendre des risques avec, dans l’espoir d’un grand profit. Si le risque est payant, l’investisseur se fait une fortune, mais s’il est perdant, il n’y perdra rien.

Investir dans l’IA en général et dans Open AI en particulier, c’est prendre ce genre de risque. Et quoi qu’il arrive, Altman n’y perdra rien, puisqu’il n’a rien mis de sa poche.

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L’autre truc, c’est comment miser sur une entreprise qui de par sa nature est en faillite (ce n’est pas le mot mais en gros qui dépense de l’argent qu’elle n’a pas, et des revenus qui sont très loin de les couvrir).

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Si j’ai bien tout compris (à voir, je n’ai pas du tout fait d’études d’économie), beaucoup d’entreprises commencent en perdant de l’argent, et parfois beaucoup d’argent.

Elles le font pour faire grandir leur activité et leur base client rapidement, prendre la concurrence de vitesse et s’imposer, si possible, comme leader du marché. Jusque-là, on pourrait donc dire que l’action d’Open AI est cohérente.

Mais là où cela devient débile, c’est avec les sommes folles engagées et surtout, perdues, les projections de profits absurdes qui reposent sur des incantations et un CEO qui réclame toujours plus d’argent, mais ne dit jamais quand l’entreprise sera finalement rentable, pour la bonne raison qu’il n’en sait rien.

Donc non, investir dans une entreprise dans le rouge n’a absolument rien d’inhabituel. Mais investir à ce point, dans une entreprise aussi jeune et avec aussi peu de garanties de retour sur investissement ou de collatéral pour au moins pouvoir se payer sur la bête, ça je ne crois pas qu’on l’ait jamais vu.

Sauf dans les Pyramides de Ponzi.

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Si jamais mon conseiller bancaire me propose d’investir mes 100 € d’économie dans OpenAI, il prend un coup de fusil. :grinning:

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Exactement, il y a plus d’un fonds de pension qui a disparu comme ça et tous ceux qui y cotisaient pour leurs retraites ont tout perdu. tss.gif

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Elles le font pour faire grandir leur activité et leur base client rapidement, prendre la concurrence de vitesse et s’imposer, si possible, comme leader du marché.

C’est là que le bat blesse le plus à mon humble avis. OpenAI pensait être des années en avance, et ils sont plutôt maintenant des semaines en retard (par rapport à Google sur le général et le images, et par rapport à Anthropic sur le code)
Le système habituel d’emmerdification, à savoir commencer par offrir un bon produit très bon marché, puis le dégrader pour réduire les coûts tout en augmentant les prix, ne peut plus fonctionner quand la concurrence est trop bien établie car les gens changeront juste de crémerie. Et c’est d’autant plus facile pour les pro grâce au développement d’API tierces « model-agnostic » qui rend le changement trivial et sans douleur.
Le seul avantage qui reste chez OpenAI, c’est le branding, la valeur de la marque « ChatGPT », mais c’est en train de s’éroder assez rapidement.
À ce stade, je crois qu’il faut être assez dingue pour investir dans OpenAI :face_with_diagonal_mouth:

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Très bien décrit et c’est tout à fait mon avis aussi. J’avais dis dans un autre topic que, d’après moi, la seule, très maigre, chance qu’Open AI avait d’être un jour rentable, c’était d’être en position d’ultra dominance à la manière d’un GAFAM. Or, il est maintenant évident que cela n’arrivera pas.

Donc, il est tout aussi évident qu’Open AI ne sera JAMAIS rentable. Comme tu dis, investir dedans serait de la folie.

investir à ce point, dans une entreprise aussi jeune et avec aussi peu de garanties de retour sur investissement ou de collatéral pour au moins pouvoir se payer sur la bête, ça je ne crois pas qu’on l’ait jamais vu.

Oui, à croire que l’éclatement de la bulle internet dans les années 2000 ne leur a rien appris. Mais le problème, c’est comme tu le dis, que si les gros investisseurs perdent de l’argent, beaucoup d’argent, ils s’en foutent, ils se referont ailleurs, ça fait partie de leur risques, par contre les petits investisseurs qui y ont mis leurs économies risquent de tout perdre pour avoir cru les boniments de quelques conseillers en patrimoine. C’est comme ça que ça marche : on créé le buzz et tanpis pour ceux qui y ont trop cru.

On va donc voir fleurir de plus en plus des influenceurs qui feront maintenant la pub pour investir dans l’IA parce que c’est top méga génial, la crypto c’est dépassé, avec les investissement dans l’IA tu vas gagner plein d’argent sans rien faire. Si ça éclate et qu’il y a un revirement de situation ça va faire mal au portefeuille de certains.

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Du point de vue de l’investissement, pour l’Europe et les USA (= zone fabless) l’IA est un énorme changement de paradigme, en effet le secteur de la tech depuis le debut des années 2000 a eu un énorme rendement car c’est un secteur avec une possibilité de scaling assez fantastique (comparé à tous les autres secteurs economiques). Avec l’IA, la musique change, le scaling reste bien meilleur qu’un resto ou un coiffeur mais on est tres loin de la vieille epoque tech: c’est tres intensif en capital et energie , fortement relié à l’industrie en general: l’IA est ainsi extrement lié à l’economie réelle en tout cas bien plus que la tech pre-IA … Ca promet des investissements beaucoup moins rentables.

On entendait toujours qu’ils ne font que cramer de l’argent, que c’est pas rentable etc, mais 30 milliards de bénef c’est pas mal du tout pour une entreprise aussi jeune qui investit encore aussi fortement dans sa croissance et est loin d’avoir monétisé tout ce que sa tech permet.

30 milliards de revenus, pas de bénéfices.

Pour ce que j’en sais, le bénéfice d’Open AI, c’est zéro, nada, nib, paud’z… enfin, tu as compris l’idée.

Et le pire, c’est que ce revenu va probablement diminuer, à cause de la fin de l’effet de nouveauté, de la concurrence toujours plus féroce, de la personnalité assez clivante du CEO de l’entreprise et du fait que beaucoup de monde tient Open AI responsable de la flambée des prix de la mémoire vive et voudrait bien le voir crever pour cela.

Open AI a vécu ses meilleures années, et même ses meilleures années n’ont pas réussi à lui permettre de dégager un cent de bénéfice. Alors imagine la suite.

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Il est facile de jouer au prophète de la Singularité dans les salons feutrés de BlackRock, en promettant une “économie d’abondance” et la fin du travail pour 2030 (date à reculer pour le prochain bilan comptable). C’est un discours de “fou du bus” qui ne tient que par les milliards injectés. Mais la Bourse ne se nourrit pas de science-fiction post-humaine : elle veut de la rentabilité. Et derrière le vernis libertarien d’Altman, on voit surtout un alignement stratégique avec l’État américain : les systèmes de surveillance, d’analyse de masse et les applications militaires sont les seuls débouchés réellement solvables à court terme, bien loin des nuages de l’abondance.

Le scepticisme des investisseurs est sain. Ils commencent à voir qu’Altman mélange volontairement la puissance brute de calcul (les FLOPS) et la cognition humaine. Comparer un data center à un cerveau est une escroquerie intellectuelle et un non-sens technique, utile uniquement pour maintenir des valorisations stratosphériques.

En 2028 ou 2035, il n’y aura ni robots auto-répliquants, ni IA consciente, ni Singularité. On sera toujours confronté à la physique : des GPU qui chauffent, des factures d’énergie délirantes, des chaînes d’approvisionnement fragiles et des infrastructures qui ne se construisent pas par magie. Et surtout : un modèle économique à définir réelement.

OpenAI va découvrir qu’on ne peut pas coter une prophétie indéfiniment. À un moment donné, le “fluide” d’intelligence promis devra se traduire en cash-flow réel, pas en marketing messianique destiné à masquer un gouffre financier et des ambitions de surveillance étatique.

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