Un réacteur de génération 4 n’a pas fatalement besoin d’être un réacteur à caloporteur sodium avec tous les risques extrêmes que celà implique.
Ce type de réacteurs est une impasse technologique.
Et tu as raison, prenons en exemple les réacteurs Russes… C’est clairement eux les meilleurs en la matière, avec le RBMK en tête, ce chantre de la sûreté nucléaire !
J’ai posé une question précise et j’attends toujours la source. Tu affirmes que
Ton lien parle de la Russie. Alors plutôt que des réponses à l’emporte pièce avec un temps de réflexion anémique après une lecture en diagonale, un minimum d’analyse de texte (niveau CE1) et une réponse adaptée sont les bienvenues. J’attends toujours un lien qui parle de « l’horreur en matière de rejets et pollution ».
" La batterie de 30 kWh donne 205 km d’autonomie WLTP, suffisant pour un usage urbain quotidien"
Je suis un enthousiaste des VE et je me fritte régulièrement avec des haters désinformés ( ou volontairement désinformant ) sur ce sujet.
Et possesseur depuis 2013 j’ai eu de la zoé, de la kia ( 3 !) , essayé de la Tesla aussi. Et j’ai toujours, toujours pu exploser les scores WLTP, assez facilement même.
En gros il suffit de lever le pied et d’avoir une conduite fluide et anticipée, et l’efficience des VE fait le reste.
SAUF sur ma stellantis actuelle. Je rejoins de très nombreux témoignages (qui ont donné lieu à un premier procès gagné par le plaignant) : je n’ai JAMAIS pu ne serait-ce qu’atteindre le score WLTP, même en roulant ultra fluide par T° idéale et largement en dessous des limites de vitesse, en mixte !
je suis au minimum, en éco-conduite extrême, 10% en dessous
il y a un énorme problème d’efficience dans la chaine de traction et/ou l’électronique de conversion et de bord.
là ou les journalistes de la Chaine EV parviennent sans forcer à 10 kWh/100 avec la nouvelle Twingo je n’ai jamais pu descendre sous les 17/18 avec une Grande Panda , même plateforme que cette E-C3.
Plus étonnant, la vitesse ne semble pas être le critère fondamental, j’ai grosso modo la même conso de 65 à …100/105 km/h.
C’est pas critique si vous savez gérer, mais des gens qui comptent sur le score officiel moyennant une conduite raisonnable vont se faire des sueur froides.
Si l’autonomie WLTP est cruciale pour vous (pas mon cas heureusement) , optez pour Tesla, Renault, Kia, les autres j’ai pas idée mais ces trois là au moins respectent les données annoncées
Je confirme, j’ai eu la même expérience. Koréen, la gestion de l’énergie est top (mieux que l’Américain Tesla), WLTP atteint et dépassé sauf en hiver et en montagne. Chinois, plus grosse batterie, plus grosse consommation pour poids équivalent, mais pas trop menteur sur le WLTP. Allemand, WLTP jamais atteint, pourtant sur trajets favorables. À croire que mentir aux tests d’homologation est toujours d’actualité pour les Européens.
Bof. On entend souvent dire qu’en cas d’incendie du circuit de refroidissement au sodim, on ne peut pas l’arrêter et c’est la catastrophe… Sauf qu’il y a déjà eu plus d’une centaines d’incendies sur ces circuits, notamment en France (Superphénix) Japon (Monju; réparable rapidement mais gardé fermé 15 ans pour raison administrative : "A subsequent scandal involving a cover-up of the scope of the accident delayed its restart until May 6, 2010") etc., sans conséquence importante à part Fermi 1 (fermé définitivement car son circuit sodium fuyait trop régulièrement).
Tout à fait, le BN-600 a eu 14 feux sodium/oxygène. Mais, contrairement aux Gen 3, il s’agit d’une fuite du refroidissement et pas d’ébullition du fluide (donc augmentation de la pression et explosion) car la température d’ébullition du sodium est au dessus de la température maximale atteignable par le réacteur.
Lorsqu’un réacteur ne peut pas exploser, et donc disperser ses matières radioactives partout, par design, c’est beaucoup plus sûr que les solutions actuelles avec de l’eau comme l’EPR.
Oui, c’est sûr, le sodium métal, c’est pas le plus simple à gérer (l’étanchéité des circuits est une galère sans nom, et ça réagit avec l’eau méchamment) et c’est pour ça que les solutions alternatives ont été développés à base de gaz.
Le problème des Gen 4, par contre, c’est que tu peux créer du plutonium même avec les déchets des Gen 3, donc tu peux pas installer des réacteurs comme ça dans tous les pays.
On peut aussi réfléchir plus loin : 1. l’électricité augmente, elle aussi et 2. quand il n’y aura plus qu’elle, que crois-tu qu’il va se passer ? Les lobbys pétroliers - et certains ont déjà placé leurs billes - seront remplacés par des lobbys de l’électricité qui auront le monopole de l’énergie.
De plus, on ne pourra jamais se passer totalement du pétrole, il est trop nécessaire pour beaucoup de fabrications.
Il y a d’autres usages au pétrole, oui : plastiques, huiles minérales etc.
Par contre, pourrait-on remplacer le pétrole pour la fourniture d’énergie en France?
prod électrique France par an ~ 550 TWh
conso électrique France par an ~ 450 TWh
Restant (exportations) électrique France par an ~ 100 TWh
conso pétrole France ~ 570 TWh - mais en énergie finale; càd en enlevant l’énergie perdue au rafinage; mais pas en prenant en compte le rendement énergétique (entre 20% à 25%).
conso pétrole France en équivalent énergie utile = 130TWh.
Conclusion : en ignorant les coûts d’installation/remplacement etc. de moyen de production et consommation (ex : remplacement des fours industriels par des fours électriques), la France n’est pas loin de pouvoir virer le pétrole.
Bon j’ai ignoré le gaz : 360 TWh (énergie primaire) ~ 270 TWh en énergie finale. Mais ça pollue beaucoup moins que le pétrole.
Et c’est un calcul sur le coin d’une enveloppe; et un cas unique grâce à 50 ans de stratégie d’électricité nucléaire.
Un des points le plus bloquants, c’est la production de propane et de butane, qui sont des produits secondaires de la raffinerie du pétrole.
Certains se servent de ces gaz pour cuisiner, se chauffer et produire de l’eau chaude. Alors certes, ce n’est pas la majorité, mais ce n’est pas non plus une minorité irréductible.
Mondialement, on est en énergie effective à 21% électrique 31% pétrole 23% gaz naturel. Difficile de faire les comptes en énergie finale, une partie du gaz et du pétrole servant à produire de l’électricité.
Mais oui, le reste de la planète n’est pas aussi prêt.