La réforme de la facturation électronique est souvent résumée à une idée simple : les entreprises devront progressivement abandonner les factures PDF envoyées par email pour passer par des plateformes agréées. Cette vision n’est pas fausse, mais elle reste incomplète. En parallèle de la facturation électronique entre professionnels français, un autre dispositif va prendre une place importante dans les obligations des entreprises : le e-reporting.
Pour la petite histoire, lorsque la facturation électronique a été lancée, l’Etat français devait monter une plateforme simple (surtout pas comme Chorus) pour centraliser toutes les facturations électroniques B2B. Le temps est passé, et l’Etat n’est pas parvenu à monter cette structure, et a alors décidé qu’il allait plutôt laisser un ou des acteurs privés lancer eux même ces plateformes de centralisation de factures, mais sous réserve que ces plateformes soient certifiées bien évidemment. Le bilan est qu’aujourd’hui, il existe de nombreuses plateformes. Si comme moi vous avez plus d’une centaines de fournisseurs, il est impossible de travailler avec une seule plateforme. Car si vous pouvez bien sur choisir la plateforme avec laquelle vous émettez vos factures, vous êtes contraint d’adhérer à plusieurs plateformes (login/mdp) pour recevoir vos factures fournisseurs car c’est à eux que revient le choix de la plateforme.
Bref, c’est un bordel sans nom pour moi et mon comptable, et il me tarde qu’une seule chose c’est d’arrêter de travailler ou de me barrer, alors qu’il y a encore 10 ans, je voulais travailler jusqu’à 67 ans minimum. Marre de faire à titre gratuit le travail de saisie et de prévalidation pour l’Etat pour mieux se faire contrôler derrière et tout cela sans que je vois le commencement du début d’une économie dans les finances publiques. Les entreprises en France passent leur temps à répondre à un empilement sans fin d’obligations réglementaires au lieu de consacrer du temps innover et à améliorer leur productivité.