Accusé d’avoir supprimé des données sensibles juste avant un audit, un salarié d’une PME automobile a été licencié pour faute. La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a réhabilité, puisque l’employeur n’a pas su produire de preuve numérique.
Pas de backup pour restaurer ce qui a été effacé sur le serveur ?
Visiblement la boîte est mal gérée, pas de backups, pas de logs ? Mais les indemnités du jugement de la cour d’appel sont plus faibles que quand ce sont les prudhommes…
visiblement non et pas non plus de log pour la surveillance du réseau le parfait exemple de l’incompétence totale des dirigeant de l’entreprise visiblement.
2tonnant d’ailleurs qu’il n’y ai pas de log …
Ça me rappelle mon dernier emploi où je suis toujours en procédure judiciaire pour plusieurs mois de salaires impayés. Deja condamné, toujours pas payé 8 mois après la condamnation. Il est d’ailleurs a noter que dans l’affaire de l’article, 9 ans de procédure, c’est lourd pour un licenciement abusif.
Les indemnités dépassent largement le plancher du barème Macron pour 2 ans d’ancienneté (Plancher à 3 mois de salaires) - la cour a visiblement tenu compte du harcèlement moral reconnu en sus du licenciement abusif.
Sur l’absence de logs : si l’audit des répertoires n’est pas activé (clique droit propriété, onglet « sécurité » >> « avancé », onglet « audit »)- et c’est une option désactivée par défaut sur la plupart des systèmes -, il est techniquement impossible de savoir quel utilisateur a supprimé quoi. C’est une bonne pratique largement ignorée dans les PME.
Et connaissant le laxisme habituel dans ce type de structure : mots de passe admin jamais changés, dirigeants qui exigent des accès serveur en root sans en avoir les compétences, refus de sécuriser pour ne pas « compliquer »… On voit très bien comment la situation a pu déraper sans laisser de traces exploitables.
Le jugement en appel me semble donc parfaitement logique.
Le rappel de salaire pour 9 ans (~300 000€ sans travail effectif en face) coûtera certainement beaucoup plus cher que ce que la cour à déterminé. Pour la société, c’est double peine, vu qu’elle devra également les charges pour ces salaires. Je pense que la cour a pris en compte ceci dans son jugement. Je ne sais pas qui a raison, j’aurai tendance à plus croire la société vu la présentation qui en est faite ici, vu qu’elle a indiqué, à plusieurs reprises ce qui n’allait pas à son employé et que ce dernier n’a rien fait pour corriger le problème. Dans tous les cas, il s’agit d’un vrai jugement, il convient à l’accusation d’apporter les preuves de ses doléances.
Si une PME embauche un responsable système et que la direction refuse ses propositions de sécurité, ses bonnes pratiques et sa gestion de parc, la tension est inévitable. Un responsable système engage sa responsabilité et son savoir-faire - c’est précisément la raison pour laquelle il a été embauché.
Qualifier son « autoritarisme » de motif de faute reste très discutable : par définition, un responsable système doit disposer de pleines prérogatives sur son périmètre. Sans ça, il ne peut tout simplement pas faire son travail.
Je ne parle pas forcément de ce cas précis, mais le parallèle mérite d’être souligné.
Au final cest une société mal géré avec une politique de sécurité a chié.