Commentaires : Disney réclamait 16 millions d'euros à ce technicien du site pirate Uptobox, la justice française donne son verdict

Disney réclamait 16 millions d’euros à un technicien accusé d’être codirigeant de fait d’Uptobox, plateforme de piratage tristement célèbre. La cour d’appel de Paris a tranché le 2 juillet 2026, en revoyant la note.

https://clubic.com//actualite-621454-disney-reclamait-16-millions-d-euros-a-ce-technicien-du-site-pirate-uptobox-la-justice-francaise-donne-son-verdict.html

Comme par hasard, seule une banque française a collaboré… Il c’est fait Mickey !

Oh, quel scandale, une banque française respecte une décision de justice et l’obligation légale qui va avec ? Oh là là, gravissime :roll_eyes:

Accessoirement, non, l’article ne dit pas que d’autres banques ont refusé… Le fait qu’une seule saisie ait été fructueuse, ça ne veut pas dire que les autres saisies ordonnées par la justice n’ont pas été exécutées, mais simplement qu’elles n’ont pas été fructueuses (ie, y avait pas un rond sur les comptes en banque concernés).

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Pour l’évaluation du préjudice, on en revient toujours à la même question : combien auraient VRAIMENT pris un abonnement ?

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Zéro. C’est simple. S’ils avaient pu, ils l’auraient fait. S’ils ne l’ont pas fait, c’est qu’ils n’ont pas pu (ou voulu, ce qui revient au même).

Le raisonnement est foiré dès le début de toute façon, c’est pas noir ou blanc, mais avec les nuances qu’aucune des parties ne veut voir. Pour Disney, chaque oeuvre vue est une oeuvre qui aurait été achetée, ce qui est faux. Pour le pirate, chaque oeuvre vue était une opportunité, non pas parce que l’œuvre en tant que telle est intéressante, mais parce qu’elle est gratuite (ou quasiment gratuite). Il suffit de mettre une oeuvre à 0.01€ pour que le nombre de vue tombe à zéro (il y a des études sur ça). Donc ça veut bien dire que dès qu’il y a une notion financière l’intérêt de l’œuvre n’a aucune importance (c’est pour ça que les abonnements sont les seules méthodes qui fonctionnent, l’impact psychologique de l’achat unique pour voir un film est trop rédhibitoire).

Maintenant, là où le bât blesse, c’est que les mêmes pirates ont probablement déjà un abonnement au streaming sur une plateforme, et ne veulent pas en prendre un autre pour « juste un film » ou « juste une série ». Et là aussi, c’est 0€ possible pour Disney tant que leur service n’est pas meilleur que Netflix ou …

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+1, pour moi c’est une manière complètement foireuse de calculer un préjudice.
Au pire on pourrait dire que le visionnage d’un film vaut tant de centimes et d’un épisode de séries tant de centimes et la on pourrait calculer une indemnité ou une amende, mais combien auraient pris un abonnement ou acheté un film c’est complément con et contre-productif

@ayaredone , @xryl , @LeToi
Il faut bien une base de calcul du préjudice (pourquoi ta méthode @LeToi). D’ailleurs les tribunaux n’accordent pas les sommes qui sont demandées. Sans compter que les types sont bien sûr non solvables, donc ce qui est récupéré est négligeable (ici probablement les 197000 € que le type a probablement oublié sur un compte :smiley: ).
Et pour ceux qui parlent de préjudice nul, je rappelle aussi que ceux qui piratent sont aussi des consommateurs réguliers d’œuvres payantes, donc il y aurait forcément un report vers l’offre payante, même limité.
D’ailleurs je trouve que la cour, en se basant sur le prix des abonnements D+ et en se basant sur la période ou le type à « aidé » au contournement légal est resté raisonnable sur la somme, non?