Bill Gates veut sanctuariser certains métiers pour les préserver de la colonisation inarrêtable par l’intelligence artificielle (IA). Une proposition qui traduit des inquiétudes inhabituelles chez le cofondateur de Microsoft.
Je vois le truc venir : l’UE, toute contente, signe et ne développe rien (ou pas grand-chose), tandis que les USA et la Chine ne respectent pas l’accord… Classique.
Ou alors, le mec est simplement complètement hors-sol. Si un pays développe ses capacités comme par exemple avec des chirurgiens robots avec un taux de succès bien meilleur et pour moins cher, les patients vont faire des choix. Le pays qui a la capacité d’offrir de meilleurs services pour moins cher va gagner en compétitivité, et son économie va prospérer au détriment de ceux qui ont voulu rester à l’époque précédente.
L’IA et les robots vont transformer la vie que nous connaissons et pas forcément pour le meilleur. Mais croire qu’une taxe va arranger les choses est simpliste.
Surtout ses ultra-riches vont prospérer, au détriment de ceux qu’ils auront remplacés par leurs robots, amplifiant encore les inégalités…
Parce que si rien n’est fait pour contraindre à une redistribution, c’est exactement ça qui va se passer. Ceux qui ont les moyens d’investir dans ces robots (donc ceux qui sont déjà riches aujourd’hui) vont s’accaparer tous les flux économiques captés par ces robots, tandis que ceux qui bénéficiaient aujourd’hui de ces flux économiques vont les perdre.
Il faut arrêter d’imaginer que sans redistribution imposée la prospérité économique profitera à l’ensemble du pays. Tout ce qu’on voit actuellement, c’est que la prospérité sans régulation ne fait qu’accroitre les inégalités en concentrant la toujours plus la richesse sur une petite minorité.
J’ai les mêmes craintes.
Il y a une baisse de la natalité inquiétante dans de nombreux pays dans le monde. A voir comment les deux changements vont impacter le monde.
Salut Matt,
je te conseille absolument (c’est un ordre en fait) « a world without work » de Susskind, qui a fait une thèse sur la question , à croiser avec la chaine de David Shapiro (à pas confondre avec le Ben éponyme).
ça va plus loin et c’est plus complexe que ça, même pour les détenteurs des robots en question.
En fait on avait déjà un problème fondamental de disparition du volume de travail (malheureusement confondu avec « tâches » et « emplois » ), une surinterprétation / mésinterprétation de la destruction créatrice, et cotés possesseurs d’IA on a un grave problème de rendement de la tâche unitaire qui plonge vers zéro, qu’on essaye actuellement de monétiser via les tokens.
bref faut bien tout ça en tête sinon on échange comme des poulets sans tête avec les clichés en mémoire d’un système déjà « trompeur » et totalement inadapté pour penser l’avenir.
typiquement - c’est d’ailleurs l’erreur de billou, que tu reprends ici - nos systèmes vivent en taxant largement « ce qu’il reste chaque jour un peu moins » c’est à dire la création de valeur par le salarié et via le travail.
c’est nul, ça tape à coté de la « valeur rareté », de la valeur par la finance etc. en gros de quoi ? 70% de la création de valeur ?
or y’a de moins en moins d’actif occupés, et y’en aura infiniment moins demain.
on était déjà au bout de ce concept.
et bill propose de considérer des IA ou des robots comme des salariés pour les taxer ? selon quelle unité ? à la machine? au token ? au type viré ? et quand le concept même de son job aura disparu on fait quoi ?
shapiro a de meilleures idées AMHO, comme imposer la cession d’une partie massive des parts , en dotation au public, qui soit vivra des dividendes, soit arbitrera , soit se réunira en petits cartels.
taxe, si taxe il y a , pourra être imposée très en amont et réglable uniquement à l’état via des Shares, qui seront en cascade redistribuées aux gens (critères à définir, allocation à vie ? )
le but sera qu’on dépasse la logique des « petits porteurs » pour pouvoir peser démocratiquement sur les directions, sans que faire de l’IA devienne ruineux par des « charges équivalent humain » ce qui serait une énorme entrave aux bénéfices qu’elles pourraient apporter à l’humanité
bref un champs de réflexion énorme,
je te suis depuis plusieurs années sur d’autre sujets et je pense que tu mérites de dépasser le cliché standard ![]()
Toujours aussi facile d’avoir des idées "de gauche " quand on en a plein les fouilles et que le problème ne concerne ni de près ni de loin la personne qui tiens ces propos.
Comme a dit le VDD, de toutes façon a court/moyen terme, tout ce que l’IA et la robotique seront en capacité de faire pour remplacer l’humain le sera.
Parce que c’est l’argent qui fait tourner le monde, donc le.monde se tournera vers la.soution la plus rentable et productive, donc… pas nous
Et pourtant, ce ne sont pas les métiers en pénurie qui manquent dans pas mal de pays, pas plus que les chômeurs, d’ailleurs.
La Belgique était le dernier pays d’Europe dans lequel les allocations de chômage étaient à durée illimitée (quoique dégressives au fil des années). Le gouvernement actuel a réformé ça, ce sera maintenant 2 ans maximum.
Il y avait avant la première vague d’exclusion (qui a concerné ceux qui étaient chômeurs depuis 20 ans et plus) un peu plus de 130.000 chômeurs en Wallonie et près de 110.000 en Flandre*. Beaucoup des exclus se sont tournés vers les CPAS (centres publics d’aide sociale) pour obtenir un revenu…et il y a toujours autant de métiers en pénurie.
Bref, du travail il y en a, beaucoup d’emplois sont toujours vacants et non occupés par des robots. Mais il y a aussi bien des gens qui ne veulent pas bosser et préfèrent se satisfaire du peu qu’ils ont. ![]()
- preuve au passage que tout ne va pas aussi bien en Flandre qu’ils essaient de le faire croire en opposant constamment le « Flamand courageux » au « Wallon fainéant ».
@Blackalf , justement, c’est ce dont je parle au tout début du sujet, on confond métier / tâche / travail / emplois etc.
Oui y’a des tonnes d’emplois non pourvu en europe et c’est rageant de voir qu’on à à la fois des chômeurs ET des emplois non pourvus.
mais la première des réalités c’est qu’il n’y a pas d’emploi non pourvus à la hauteur du nombre de chômeurs, que c’est emplois ne sont pas des temps pleins pour beaucoup d’entre eux , et ce qui se double d’une inadéquation formation / emploi et niveau d’études / emploi.
même si tous les surdiplômés désœuvrés occupaient tous les postes de ramasseurs de fraises, il restera des millions « d’équivalent temps plein » non pourvus. presque autant, en fait.
Ce que tu comprends de l’analyse de Susskind, c’est que la quantité effective de travail occupé (réel : hors vacances, pauses, formation, séminaires, jours fériés … ) s’est effondré entre 1890 et la fin du 20ème siècle, effondrée.
et encore y’a des phénomènes dont le présentéisme à la japonaise qui cache une inoccupation gigantesque.
Cette quantité de boulot s’est maintenue dans les pays en énorme rattrapage technologique jusque dans les années 80 ( mais c’est fini même au japon ), pour les autres, une fois arrivé au niveau occidental moyen, c’est fini.
au 18ème / début du 19ème siècle il fallait toute la population dans les champs ou à l’usine, de 14 à 77 ans, à trimer comme des dingues pour nourrir et équiper le pays.
petit à petit le travail s’est tari. des métiers et des micro tâches sont apparues de plus en plus diversifiées et ont masqué la réalité : il faut des centaines de fois moins d’heure de travail occupé pour générer le PIB et un bon niveau de vie.
Et ça baisse.
On a patché par tous les moyens possibles, on ne bosse plus : études jusqu’à 22 ans en france, 24 dans le nord de l’europe, et ça monte, 4.5 jours de taff semaine, retraite dès 62/64 ans (pour 86 d’espérance de vie). Donc 46 ans inactif pour 40 actif.. pour ceux qui feront un temps plein toute leur vie !
et encore, « actif » ? : , un actif occupé c’est 35h semaine hors pauses, formations, reconversion, 5 semaines de congés, + 2 semaines ouvrées en jours fériés en moyenne en europe , soit 7 semaines de glandouille, sans compter les « ponts » .
et quand tout ça suffit pas, le chômage .
il n’y a plus que 41 % des gens qui bossent en France, 38% en Italie !
et ça , c’est si on aborde pas les heures effectives sur heures de vie hors sommeil, on passe à 90% d’heures éveillées non bossées sur une vie moyenne en europe, 92% en italie.
voilà où on en est, et nos stratégies de dilution du travail restant ne vont pas suffire, car l’IA va exploser ce qu’il reste
C’est quand même un peu spécieux comme argument, non ? S’il y 50.000 emplois vacants et 100.000 chômeurs, ça ne veut pas dire que les 50.000 emplois doivent rester vacants parce qu’il n’y en a pas assez pour tout le monde. ^^
Sinon, c’est vrai que pas mal d’emplois sont de l’intérim ou des CDD. Mais quand même, un chômeur ne cotise pas pour sa pension*, a du mal à obtenir un emprunt quelconque et a un handicap pour pas mal d’autres choses, être intérimaire ou aller d’un CDD à un autre est quand même un cran au-dessus, c’est prouver qu’on veut avancer, qu’on ne veut pas rester au chômage et être une charge pour la société (il faut bien le dire).
- Quand on a annoncé l’instauration de la pension minimum chez nous, j’ai entendu des gens dire « bien, une fois pensionné, j’aurais plus qu’au chômage ». Ceux-là n’ont pas compris qu’il y avait des conditions pour avoir cette pension minimum et qu’ils ne les rempliraient pas.
non c’est pas spécieux, prends du recul :
il y a 13 fois plus de chômeurs que d’emplois vacants !
tu changes carrément d’ordre de grandeur. Pire, ces vacances sont pour partie des missions courtes. en équivalent temps pleins tu peux encore diviser.
bref, ce serait mieux de les pourvoir on est d’accord mais à l’échelle de ton pays t’auras toujours 95% du problème à régler
J’imagine que tu parles de la France, auquel cas soit vous avez peu d’emplois vacants, soit beaucoup de chômeurs. ^^
les deux !
pour la belgique c’est 4X,
Ben non, en février 2026, soit après la première vague d’exclusion mais avant les suivantes : 272.000 chômeurs indemnisés. Et emplois vacants au premier trimestre 2026 : environ 106.000 dans divers secteurs. Bref, pas 4 x plus mais plutôt 1,5 x plus. ![]()