Je n’ai pas le temps de faire une analyse complète, mais je peux déjà relever pas mal de problèmes avec ce reportage.
Déjà, ils parlent d’une méta-étude sur 2800 études. Lesquelles? La quantité, sans s’intéresser à la qualité, n’a aucun sens. Et le fait qu’elles soient publiées dans « des revues médicales » n’est en rien un gage de qualité…
Pour ma part, j’ai trouvé une majorité de méta-études qui tombent sur une conclusion inverse de ce que le reportage donne.
L’exemple Atos: un bel exemple de conclusion tirée sans réelle preuve. Comment se fait-il qu’on ne retrouve pas ce taux de malades dans les (innombrables) sociétés de télécoms de par le monde?
Quelle est la probabilité que ce soit juste le hasard (et pas à la grosse louche, je veux une estimation statistique)? Pourquoi ne serait-ce pas plutôt lié à autre-chose (matériaux utilisés dans le bâtiment, eau contaminée, etc.) ?
Pour le Phonegate, il s’agit en pratique d’un protocole de mesure différent. Et bien que cela montre la nécessite d’avoir des normes claires et des protocoles strictes, cela n’est en RIEN, une preuve quelconque de dangerosité ou autre.
Niveau intervenants, le choix de Martin Pall est décrédibilisant, quand on s’intéresse un peu aux propos et aux études du monsieur, on voit vite qu’il a des croyances bien arrêtées sur certains sujets, et ses études font des choix assez bizarres quand il s’agit de sélectionner les études à prendre en compte (car globalement, il ne fait que de méta-analyse, pas d’étude propre).
Ce reportage est encore un de ceux qui part d’une conclusion et prend soin de ne montrer que ce qui l’arrange. Ce n’est pas comme ça qu’on réalise un travail scientifique de qualité.
Si les ondes sont un danger, il est du devoir de ceux qui le croient d’apporter des preuves absolument irréfutables, et pas des avis, des croyances ou des pseudo-études aux méthodologie à minima mauvaises.