Acheter sur Vinted n’autorise pas tout. Le tribunal judiciaire de Paris a condamné la marque Kamad Reworked et ses gérants à verser 920 000 euros de dommages-intérêts à Louis Vuitton pour contrefaçon et parasitisme, hashtags Instagram compris.
Kamad Reworked est semble-t-il en liquidation.
En même temps, il y a aussi des étiquettes Prada et Chanel postées sur leur insta agonisant, alors si c’est du même accabit, il vaut sans doute mieux éviter 2 autres procès un petit peu coûteux tout de même … Ce que je trouve intéressant dans le jugement, c’est que ces petits malins n’ont pas réussi à se cacher derrière leur structure juridique, pour une fois.
A voir si leur nouveau bebé Jeune Couture s’en sortira mieux ?
Mauvaise idée de s’attaquer à l’empire, Dark Varnault contre-attaque toujours très fort.
Effectivement, le compte Instagram et les posts restants montre bien que le but est de donner l’illusion que les produits sont issus des marques. Les petits pendentifs avec le logo Chanel, les boutons repris sur des tissus neutres…
Les trucs qui auraient pu passer en artistique, ça aurait été d’avoir un ajout spécifique autour, comme de mélanger plusieurs marques sur un même vêtement ou de « jouer » avec la marque pour véhiculer un message engagé (genre écrire « This is not » ou « We upcycled » avec un véritable logo à côté).
Cela étant, je pense que c’est pas du tout impossible de le faire pour soi-même, mais c’est le fait d’en faire un commerce à part entière qui pose problème ici.
A partir du moment où l’on affiche le nom d’une marque, même s’il ne s’agit pas d’une fabrication complète qui serait alors de la contrefaçon, c’est effectivement du parasitisme tel que décrit par la loi.
Par contre, on peut copier un design pour autant qu’il ne fasse pas l’objet d’un dépôt. Par Exemple, la marque japonaise Sarome a copié le design de briquets S.T.Dupont, mais ce n’était pas de la contrefaçon parce que le nom ne figurait pas sur les produits.