Microsoft avait remonté ses serveurs d’Écosse pour ne plus jamais les y redescendre. Six ans plus tard, la Chine branche au large de Shanghai le premier data center sous-marin nourri à l’éolien en mer.
L’océan refroidit gratuitement…pour l’instant. Si des milliers de serveurs sous marins arrivent … ça va faire des courants chauds.
c’est exactement que j’étais en train de penser.
on ne fait rien sans rien… refroidir de tels serveurs c’est pas de la magie, c’est un échange de calories… et ça risque aussi de perturber l’écosystème marin de cette région.
On laissera Yannick et CCTS utiliser leur paille en bambou et refermer le bouchon de leur bouteille « UE », pour se concentrer sur l’efficacité pragmatique de la solution :
Les OCEANS n’auront aucun impact. (juste croire que ça va rechauffer les océan c’est être en dessous de tout)
Et sur l’écosystème « local » la dissipation thermique de l’eau est conséquente, et JUSTEMENT, l’eau… ça bouge.
En gros : c’est un super projet, et Microsoft l’a prouvé.
Bizarre d’utiliser le vent dans ce contexte alors qu’on peut générer de l’électricité avec le mouvement des vagues.
Première illustration de l’article: une eau bleue, un fond sous marin clair, un ciel bleu.
Seconde illustration: la réalité: une eau turbide marron-caca, un sol pourri à la rouille et aux autres cochonneries.
Si la solution qui, techniquement, est intéressante, dans la vraie vie, le surcoût du système et la staticité de la configuration (un serveur de 2 ans est une antiquité dans un data center) rendent l’intérêt nul.
En gros, même si tu payes plus cher pour refroidir ton centre de données, le simple fait de ne pas pouvoir y accéder pour virer la rangée E23 et renouveler tous les serveurs pour y installer la version 4 de la dernière carte Ampere avec une tétrachiée de GPU Blackwell bidule, fait que c’est mort dans l’âme.
Aussi, c’est probablement moins cher de pomper de l’eau de mer pour alimenter le refroidissement sur une solution côtière terrestre que d’amener des fibres jusqu’au consommateur final depuis les fonds marins.
si tous les datacenters existants et les futurs monstres qu’ils veulent tous construire passent sous la mer, pas certain que ça soit sans impact sur la température des océans, même si on en est pas encore là. Pour rappel, la température des océans augmente la puissance des ouragans ou cyclones, et fait fondre les glaciers et la banquise.
Ce serait bel et bien sans impact significatif. Les océans représentent une telle masse qu’il est totalement illusoire d’imaginer qu’une activité humaine puisse avoir un impact direct significatif sur leur température (indirectement, c’est une autre histoire… cf réchauffement global… mais on n’est pas du tout à la même échelle), au delà d’une petite zone autour de cette activité.
Petite application numérique, juste pour se faire une idée… La consommation mondiale de tous les datacenters dans le monde doit être de l’ordre de 500 TWh par an (350 TWh selon l’AIE en 2023).
500 TWh, c’est 1.8 milliards de milliards de joules.
Les océans c’est environ 1.3 milliards de km^3 d’eau.
500 TWh dissipés dans les océans, ça fait donc 1.4 milliards de joules par km^3. Soit 1.4 joule par m^3, ou encore 1.4 millijoule par litre.
Pour augmenter la température d’un litre d’eau de 1°C, il faut environ 4 kJ.
Si tous les datacenters du monde dissipaient l’intégralité de leur consommation électrique dans les océans, l’augmentation de leur température moyenne serait donc d’à peine 1/3 de millionième de degré.
Même si cette énergie se concentrait dans les 100 premiers mètres de surface des océans (soit grosso modo 1/30ème du volume des océans), on serait encore sur un impact de l’ordre d’à peine 1/100 000ème de degré.
Alors que sous l’effet du réchauffement climatique, la température de surface des océans prends environ 1/100ème de degré par an.
Microsoft l’a prouvé… du coup ils ont stoppé leur projet !
rien ne se crée, tout se transforme… la chaleur générée par ces datacenters ne va pas disparaitre comme par magie, surtout si la terre entière utilise cette techno pour le refroidissement…
je suis pas pro écolo, mais ça me pose question quand même.