Commentaires : Cyberattaque dans l'Éducation nationale : des académies encore paralysées à quelques jours de la rentrée

À quelques jours de la rentrée, le ministère de l’Éducation nationale confirme que plusieurs académies restent perturbées par une récente cyberattaque. Toulouse et Nantes sont par exemple privées d’ENT et de messagerie.

https://clubic.com//actualite-627298-cyberattaque-dans-l-education-nationale-des-academies-encore-paralysees-a-quelques-jours-de-la-rentree.html

Le problème, comme vous l’indiquez dans votre article, c’est que pour une grande majorité il est déjà trop tard, les données sensibles circulent partout et avec la multiplication des bases disponibles (Iban : merci free, cordonnées bancaires, civilité complète, …) il est assez facile pour les hackers (voir article esim swapping) de se retrouver en grande difficulté. J’aimerais bien que l’état soit condamné pour ne pas avoir sécurisé les données (qui plus est ne sont pas modifiables), et soit obligé de proposer un accompagnement personnalisé des personnes subissant un préjudice…

Ce n’est pas prêt de s’arrêter. Ce n’est pas comme si, depuis un siècle, les auteurs de science-fiction, n’étudiaient pas les risques de centraliser les informations du peuple et de les remettre entre les mains de machines. C’est assez sidérant d’observer l’espèce animale primitive qu’est l’homo sapiens. Quand tout va s’effondrer avec violence (la question n’est pas SI mais QUAND), causant des milliards de morts, peut-être que là, et seulement là, deux ou trois personnes se diront « Ah ouais, on n’y croyait pas du tout, mais on nous avait prévenu. ». Alors qu’un Corvus splendens qui pressent (pressentir) un danger une fois, il le mémorise, en informe ses congénères, et tous vont l’éviter, l’homo sapiens ne commence éventuellement à avoir un début de soupçon de réaction que lorsqu’il est trop tard. Il me semble que l’une des raisons à cela, c’est que l’homme est probablement le seul animal à vivre enfermé dans des concepts qu’il s’est inventés, loin de la réalité concrète, contrairement aux autres animaux. Cette pureté que nous aurions perdu selon Nietzsche, cette façon de nous enfermer dans des concepts, donc de pures inventions de notre esprit, et qui serait une tare et non un bienfait. Ce concept, cette tare, que nous avons inventé pour nous mettre en avant, et que nous avons nommé « intelligence », et que certains penseurs (Jensen, Chomsky, Mayr, etc…) avancent n’être qu’une « anomalie destructrice », une capacité à l’autodestruction.

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L’informatique en France, est comme le reste de l’économie, confiée à des incompétents. Les gros projets sont sous-traités au plus bas prix à des boites qui sous-traitent à leur tour à des SSI, dont les salariés ne font que pondre du code. Toute modification est quasi impossible, tant les algorithmes ont été bâclés. Est c’est bien souvent par ces sous-traitants que les entrées de cybercriminalité se produisent.
Les militaires, il y a quelques années, avaient du attendre plusieurs mois pour être payés parce que le nouveau logiciel était buggé.
Et quand ces cybercriminels sont identifiés, les peines sont ridicules.
Bref, aucune amélioration en vue, quoi qu’en disent les politiques.

Je vois que la critique est facile en france. La cybercriminalité est un fléau et il n’existe AUCUN système infaillible. Et avec l’arrivée et surtout l’utilisation des nouvelles technologies à des fins de malveillance, sécuriser un SI relève du parcours du combattant. Alors oui, il y a du boulot et toutes les entreprises qui se sont faites hackées doivent renforcer la sécurité. Mais tirer des conclusions hâtives sans vraiment connaître les enjeux relève davantage de l’ignorance que de l’analyse

Votre discours tiendrai si la France n’était pas dans une situation catastrophique en terme de fuite de données.

ANTS, ÉduConnect, CROUS, Compas : la faille récurrente en 2026, c’est l’IDOR. Traduction : changer un chiffre dans une URL pour lire le dossier du voisin. Aucune IA, aucun 0-day, aucun hacker de génie. Juste un contrôle d’accès qui n’a jamais été fait.

Ce n’est pas la sophistication des attaquants qui est en cause, c’est l’absence des fondamentaux côté défense.

« Aucun système n’est infaillible » est vrai, mais c’est devenu la phrase qu’on sort pour ne pas parler de ce qui était parfaitement évitable. Reconnaître qu’on a raté les bases, et que le problème est structurel spécifiquement en France (2e pays le plus vulnérable au monde derrière les USA), est un premier pas vers le changement.

En attendant vos données sont sur le darkweb, vendu au plus offrant et le nombre d’informations est tel qu’une attaque spécifique au nom de probablement n’importe quel citoyen même de 4 ans est possible.