En conditions normales, le système de navigation européen Galileo offre des performances deux à trois fois supérieures au GPS américain. Imaginez qu’avec son service haute précision, il peut descendre sous les 25 centimètres. Le tout gratuit et ouvert à tous. Pourtant sur votre téléphone, vos données de déplacement transitent par les serveurs de Google ou d’Apple. Et l’IGN, que l’État français finance à hauteur d’une centaine de millions d’euros par an, reste absent de la majorité des services numériques publics.
Super article merci, et vraiment dommage ( et rageant ) que l’on ne puisse pas choisir son systeme de localisation !
Bel article instructif, pas d’allusion à Mappy, Via Michelin ou les alternatives européennes sans tracking… de quoi compléter cet article. Que valent CoMaps, Osmand, Magic Earth par exemple pour une utilisation quotidienne ?
Aux politiques européen d’attaquer, brider les GAFAM.
Ah oui mais pour ça il faut avoir du courage …
Ces derniers temps, on peut difficilement reprocher aux institutions européennes de manquer de courage face aux GAFAM. Au contraire, c’est le principal axe de tension qui pousse Trump à l’agressivité face à l’Europe…
C’est aussi aux citoyens de se bouger et d’utiliser, voir de mettre en place des solutions hors Gafam.
Pourquoi tout attendre des politiques et legislateurs.
Heureusement que pour Linux / e/os etc. personne n’a attendu une action politique ou légale …
vous mélangez tout et induisez les gens en erreur : les signaux GPS (et concurrents) sont à sens unique : le simple fait de se positionner via GPS ne donne pas votre position aux américains. au pire ils peuvent effectivement modifier, affaiblir ou éteindre leur système. mais avec GLONAS et GALILEO en parallèle, c’est plutôt safe.
le seul pb de confidentialité (et souveraineté) qui réside ici c’est l’OS et les apps.
et tout ca peut se régler avec une ROM custom (type LineageOS ou carrément une ROM linux comme ubuntu touch) et utiliser des apps autres que gmaps.
la preuve : il est possible de naviguer 100% hors ligne (en zone blanche ou en mode avion) avec des apps comme Navigator, donc sans donner sa position à Google ! (sur un android classique il est probable que l’OS la collecte et l’envoie plus tard, mais le principe est là)
En fait c’est dommage la seule chose qu’il manque à l’Europe c’est une app.
En appeler aux législateurs est en soi une forme d’action. Je ne comprends pas qu’on oppose les deux ou qu’on en fasse des choses mutuellement exclusives.
La constitution d’un problème public peut amener des types de réponses d’un ordre supérieur en portée et extension à l’initiative individuelle (loi, etc.) et sans oublier tous les intermédiaires (collectif de type asso et média par exemple).
Et Linux en France a pas mal été poussé pour des raisons politiques et par les politiques récemment. Et c’est très bien hein.
Ps : super article Guillaume j’ai appris des trucs.
Du coup je vois pas trop comment le titre considère qu’ils « brident » Galileo puisque le système s’appuie sur le A-GNSS et la cartographie WiFi pour choper les premiers satellites GPS, mais passé quelques minutes, la puce se connecte bien à Galileo également.
En tout cas GPSTest m’indique bien immédiatement des satellites Galileo, sans configuration ou droits particuliers après installation.
Et maintenant que la majorité de nos appareils se connectent au moins une fois par jour à la localisation, la détection des satellites tous réseaux confondus se fait rarement « à froid » comme avant.
En tout cas pour l’IGN on est d’accord, mais bon les GAFAM qui écrasent tout par leurs écosystèmes captifs, c’est pas nouveau. Mais je pense pas qu’on trouvera de sitôt un Waze européen avec les alertes radar ![]()
il n’y a pas confusion ? Le A-GNSS existe en dehors des gafams. C’est un réseau d’antennes terrestres qui vient en complément des satellites. Le mobile charge les éphémérides en provenance de ces antennes sans temps d’attente et aussi utilise les antennes pour la triangulation. Ceci permet de démarrer plus rapidement la localisation et aussi une plus grande précision.
Autrefois j’avais un petit appareil dans ma poche pour enregistrer mon itinéraire en randonnées au fur et à mesure de mon avancée. Il était compatible A-GNSS. C’était au temps où ces petits appareils ne captaient que le GPS.
Il me semble que ce n’est pas un réseau dédié, ça utilise simplement une connexion data (via Wi-Fi ou le réseau mobile) pour télécharger les tables d’éphémérides plus rapidement que via les satellites (qui n’offrent qu’un débit de quelques dizaines de bits par seconde).
C’est le souvenir que j’ai aussi de mes quelques mois a travailler sur du du positionnement de véhicules (et c’était au cm près avec toutes les constellations en même temps + une centrale inertielle de haute précision + échange entre véhicules
)…
Sur un smartphone moderne, le système européen Galileo peut être utilisé à la place — ou plus exactement en complément — du GPS américain. Cependant, le fonctionnement réel est plus complexe qu’un simple choix “GPS ou Galileo”.
Différence entre GPS, Galileo et Google
Trois éléments différents sont souvent confondus :
le GPS : système de satellites américain ;
Galileo : système de satellites européen ;
Google Maps : application de navigation appartenant à Google.
Google Maps ne fournit pas les satellites. L’application récupère simplement la position calculée par la puce de localisation du téléphone.
Ainsi, un smartphone utilisant Google Maps peut parfaitement être localisé principalement grâce à Galileo.
Fonctionnement réel d’un smartphone moderne
La quasi-totalité des smartphones récents utilisent aujourd’hui plusieurs constellations GNSS simultanément :
GPS (États-Unis) ;
Galileo (Europe) ;
GLONASS (Russie) ;
BeiDou (Chine) ;
parfois QZSS (Japon).
Le téléphone compare les signaux reçus puis combine les données afin d’obtenir :
une position plus précise ;
un démarrage plus rapide ;
une meilleure stabilité dans les zones difficiles.
Par exemple :
en ville avec des immeubles ;
sous des arbres ;
dans des rues étroites ;
ou lorsque certains satellites sont masqués.
Galileo est particulièrement performant en Europe car la constellation a été conçue récemment avec des signaux plus modernes que ceux du GPS historique.
Peut-on forcer uniquement Galileo ?
Dans la majorité des cas : non.
Les fabricants verrouillent généralement cette partie du système. Android et iPhone décident automatiquement quelles constellations utiliser.
Sur les smartphones grand public :
aucun bouton “utiliser seulement Galileo” n’existe dans les réglages classiques ;
le téléphone sélectionne automatiquement les satellites jugés les plus efficaces.
Cependant, certains cas particuliers existent :
smartphones Android rootés ;
appareils professionnels ;
applications techniques spécialisées ;
puces GNSS avancées Qualcomm ou Broadcom.
Dans ces situations, il devient parfois possible de :
désactiver certaines constellations ;
privilégier Galileo ;
analyser précisément chaque satellite utilisé.
Mais cela reste technique et rarement utile au quotidien.
Pourquoi Galileo est intéressant
Le système Galileo présente plusieurs avantages :
- Très bonne précision en Europe
Galileo offre souvent une précision de quelques mètres seulement sur smartphone récent.
- Signaux plus récents
Les satellites Galileo utilisent des technologies modernes améliorant :
la stabilité ;
la précision ;
la résistance aux perturbations.
3. Meilleure gestion urbaine
Dans certaines villes, Galileo améliore :
la conservation du signal ;
la précision entre les bâtiments.
4. Indépendance européenne
Galileo appartient à l’Union européenne et reste sous contrôle civil, contrairement au GPS américain contrôlé par l’armée américaine.
Comment savoir si Galileo est utilisé
Sur Android, certaines applications permettent d’afficher les satellites reçus en temps réel :
GalileoPVT ;
GPSTest.
Ces applications montrent :
le nom des satellites ;
leur pays/système ;
leur puissance ;
ceux réellement utilisés pour calculer la position.
On peut alors voir apparaître :
“GAL” pour Galileo ;
“GPS” ;
“GLO” ;
“BDS” pour BeiDou.
Compatibilité des smartphones
La plupart des smartphones milieu et haut de gamme récents sont compatibles Galileo :
Samsung ;
Apple ;
Xiaomi ;
Google ;
OnePlus.
Les modèles anciens, en revanche, peuvent ne prendre en charge que le GPS et parfois GLONASS.
Limite importante
Même avec Galileo :
Android peut encore utiliser les services Google pour améliorer la localisation ;
le Wi-Fi et les antennes mobiles participent aussi au positionnement ;
certaines applications transmettent toujours des données de localisation à Google ou à d’autres services.
Ainsi, utiliser Galileo ne signifie pas automatiquement :
absence de Google ;
anonymat ;
ou indépendance complète vis-à-vis des services américains.
Ce sont deux sujets différents :
le système satellite ;
l’écosystème logiciel du téléphone.
On joue a qui devine le chatbot d’où vient cette logorrhée ?
Je n’ai peut-être pas forcément assez détaillé (j’étais sur le smartphone ce matin), mais je n’oppose pas les deux.
Ce que je voulais dire surtout, c’est que les lois etc. ça aide, mais rien n’empêche aux citoyens d’agir avant.
Poussé, oui, mais sa création n’a pas attendu les volontés des politiques.
Ah oui alors au temps pour moi, parce que je me suis aussi mal exprimé hahahaha.
Je ne voulais pas dire que tu les opposais. En tout cas pas plus que la personne à qui tu répondais qui de part sa position semblait dire « pas à moi de le faire ». Etc. Bref, je voulais juste dire que les 2 positions étaient compatibles. Comme toi quoi ![]()
Clairement. Et heureusement ^^ Les politiques n’initient jamais rien. Et je suis pas loin de penser que s’ils le faisaient ce ne serait pas une bonne idée.
plutot que de tirer dans les pattes de ceux qui travaillent et cree des produits efficaces, pourquoi ne pas développer un concurrent francais ou a minima europeen à maps? plutot que de financer des projets à l’utilité douteuse à l’etranger, reserver ces fond au developpent d’une appli de navigation exclusivement dédiée à galileo pour l’europe?
Les politiques ont un devoir, un impact immédiat quant à la garantie de la souveraineté européenne et protéger les entreprises européennes de la concurrence déloyale.
Les exemples sont légions, le GPS en est un parmi d’autres.
Vous n’avez pas lu l’article.
Le GPS européen est très supérieur au GPS américain, et ça ne date pas d’hier… comme beaucoup de choses en telco.