Bruxelles serre la vis, puisque ChatGPT, Reddit et Roblox rejoignent la liste des plateformes surveillées de près par l’Europe. Ces trois services ont désormais quatre mois pour se mettre aux normes du règlement sur les services numériques.
En clair, ils doivent désormais passer leurs propres algorithmes au crible pour repérer et corriger les risques qu’ils font courir à la société, à savoir la propagation de contenus illégaux, les dangers pour les mineurs, l’impact sur la santé physique et mentale des utilisateurs, les atteintes aux droits fondamentaux, les risques pour les processus électoraux, ou encore les menaces pour la sécurité publique.
Ah oui, je comprends bien. En gros ils doivent censurer le contenu pour que cela soit conforme à la doctrine de l’Union européenne.
Ils pourront donc continuer tout ce qui est indiqué sur la précédente liste, dès lors que cela va dans le sens des prescriptions de l’UE.
Il y aura un bouton de dénonciation si ChatGPT ose dire que l’Union européenne n’est pas parfaite ? Où se trouvera le bureau de la kommandantur pour dénoncer ?
Au lieu de favoriser la liberté individuelle par la responsabilité individuelle, ils préfèrent limiter la liberté individuelle et remplacer une à une ce qui relève desdites responsabilités.
Qui est responsable pour mettre ses enfants devant cette idiotie de Roblox ? Qui est responsable de croire comme si c’était l’Oracle ChatGPT ? Qui encore est responsable de troquer son bon sens contre une pression sociale virtuelle (type Reddit) ? L’individu évidemment ! Seulement à force de l’infantiliser, on en arrive à brandir, de façon très opportune, la restriction des libertés individuelles. Pour votre bien !
En aparte…y a-t-il un bouton pour les prévenir que les plus motivés feront tourner sans AUCUNE censure les modèles d’IA en local ? Encore une fois, les criminels feront comme il leur plaira et c’est le quidam qui sera ficelé et bâillonné à son arbre.
Procédé grotesque !
l’Europe, toujours plus loin dans la censure…
« Ah oui, je comprends bien »
Du coup non tu comprends pas bien
Euh si.
encore un qui confond censure avec éthique.
c’est vous qui êtes grotesque
Expliquez-moi donc, je suis curieux de savoir où vous a mené votre réflexion ”Entre censure et éthique".
Donnez-moi des exemples concrets, par exemple, de propos pouvant être tenus par ChatGPT et qui seraient de nature à perturber l’éthique de notre système électoral.
Plus encore, j’aimerais vous lire davantage concernant la relation entre censure (que vous appelez éthique) et la liberté individuelle, notamment la libre expression et la libre pensée.
Enfin, vous pourrez me dire ce que vous pensez de l’usage, quoiqu’il advienne, d’IA locales par ceux qui voudront se donner les moyens d’évoluer hors « éthique » (sic).
Au plaisir de vous lire !
Quelle chance ! Vous êtes donc deux à pouvoir éclairer ma lanterne. Je vous prie, faites.
la libre expression et la libre pensée n’ont jamais été le droit de dire n’importe quoi n’importe comment et de colporter n’importe quel mensonge.
Je vois simplement que votre liberté d’expression signifie que vous pouvez dire ce que bon vous semble sans aucun soucis de la liberté d’expression des autres.
C’est typiquement le genre de domaines où justement un chatbot IA, qui a quand même une certaine propension à inventer des choses plutôt que d’admettre qu’il ne sait pas répondre, peut effectivement perturber, en donnant des informations erronées à quelqu’un qui l’appellerait à l’aide comme aide à la décision sur une élection…
Et je vais donner un exemple tout bête, que je viens de tester par moi même. Je lui ai dit que j’hésite entre MLP et JLM pour la présidentielle. Il me fait un petit résumé de leurs programmes (j’avoue, j’ai pas lu, pas le temps, donc je sais pas ce qu’il faut), puis il me dit qu’il ne peut pas me recommander un candidat plutôt qu’un autre (très bien ça), mais me propose de me faire un quiz en dix questions pour me dire lequel semble le mieux me correspondre (outre le fait que dix questions, c’est léger, ça veut dire que finalement, il va bien me faire une recommandation, juste après m’avoir dit qu’il ne peut pas).
Et là on a deux problèmes potentiels :
- dix questions pour résumer le choix d’un candidat, c’est léger… Surtout que, je le rappelle, le choix et la formulation de ces questions n’est pas contrôlé, donc il peut déjà y avoir des biais là-dessus…
- j’ai fait les dix questions, à chaque fois 4 réponses possibles, A correspond toujours au programme du FN, B toujours à un intermédiaire, C toujours au programme de LFI, D toujours la réponse D. Hop, en ne changeant pas l’ordre des réponses d’une question à l’autre, on crée un biais, qui va favoriser MLP (parce que en lisant les propositions successives, on peut avoir tendance à toujours prendre la première qui semble OK, sans forcément lire la suivante, alors qu’en fait elle pourrait nous plaire plus…)
Attention hein, je dis pas qu’il cherche à favoriser MLP, c’est tout a fait possible qu’une autre fois il mette JLM en premier, et que ça le favorise donc lui. Ou encore qu’il mette bien les réponses dans un ordre aléatoire.
J’ai d’ailleurs fait un 2ème essai, en inversant cette fois MLP et JLM dans la question, et ça a donné un quizz bien différent, avec notamment 1 question sur les institutions et 1 sur le pouvoir d’achat qu’il n’y avait pas dans le premier. Par contre ce second quizz n’avait que 8 questions, et seulement 3 choix. Les réponses semblaient ici bien être dans le désordres, parfois JLM était la réponse A (4 fois), parfois la réponse B (4 fois) et inversement pour MLP. Et la réponse C était complètement claquée au sol, parfois « Un mélange des deux », parfois « Je ne sais pas », parfois « Les deux sont nécessaires », parfois un truc plus élaboré…
Sur ce deuxième essai, j’ai fait un test intéressant aussi, j’ai répondu 7 fois avec le choix correspondant un JLM, une seule fois avec celui correspondant a MLP. Et là, s’il me dit bien en une phrase que je suis plus proche de JLM, il me sort quand même dans la foulé un pavé de 5 paragraphes pour insister sur le fait que y a quand même un point ou je suis en désaccord avec lui et que ce n’est donc pas forcément le bon choix pour moi…
C’est anecdotique. Qui a une machine capable de faire tourner un modèle équivalent à un gros GPT, Claude ou Gemini, et connecté à un index RAG aussi complet ?
Mélanger éthique, liberté d’expression et libre pensée, il manque les choux de Bruxelles et la racine carrée de 12.
La libre pensée ne s’échange pas, c’est une notion utilisée pour décrire un état, acquis par la connaissance et le déconditionnement. Par exemple, le Bien et le Mal, qui sont des concepts inventés par la religion, n’existent pas ailleurs que dans la tête de ceux qui y croient. Etre libre penseur, c’est avoir déconstruit ce conditionnement, pour penser sans freins ni limites, hors religion, hors politique, hors déterministe social, hors anthropocentrisme, hors de toutes croyances, hors des conventions et normes, juste avec sa logique, sa raison, son savoir, son expérience et un doute raisonnable pour pondérer. C’est quelque chose d’inimaginable pour la plupart des gens (il est impossible de se rendre compte de ce qu’est le fait d’être débarrassé du poids du conditionnement, lorsqu’on le subit, car tout nous semble « normal » ainsi, ce qui est un concept dans lequel on demeure enfermé).
La liberté d’expression est un concept, mais aussi un leurre, comme la présomption d’innocence (dans la réalité concrète, si on vous place en garde à vue parce-qu’on vous a dénoncé, ce sera à vous de démontrer que vous êtes innocent, la police part du principe que vous êtes coupable et fera tout pour que vous le reconnaissiez). La liberté d’expression, comme tous les concepts, ça n’existe pas, hormis dans la tête de ceux qui y croient. Au sein de la Matrice (les couches de conditionnement successives, anthropocentrisme, déterminisme social, société de consommation / capitalisme, grégarisme, etc…), la liberté est un concept à la portée restreinte. On pourrait, pour simplifier, scinder cela en deux écoles : ceux qui adhèrent a Spinoza, et ceux qui rejettent ses propositions. Dans le premier cas, la liberté est très réduite (mais elle existe, sous conditions, à ne pas confondre avec la notion religieuse de libre arbitre, qui est une illusion pour Spinoza), dans le deuxième, elle est fortement dépendante du degré de libre pensée atteint, donc du degré de déconditionnement ET de savoir (sur le monde réel) acquis (comme évoqué par exemple par Platon dans La Republique).
L’éthique, c’est la philosophie de la morale. C’est donc, encore une fois, des concepts, puisque la philosophie, qui est née de la religion, consiste à exprimer des pensées par une mise en concepts. La morale, l’éthique, la société, l’intelligence, le bien et le mal, l’amour, entre autres, ce sont des concepts. Ça n’existe pas, on ne peut pas les toucher ou les montrer, comme un arbre ou une fourmi. C’est une invention de notre esprit qui n’existe que dans nos têtes, ce que Nietzsche et Rousseau considèreraient comme une tare de notre espèce.
Le chou de Bruxelles est une variété de chou, une plante, dont les bourgeons sont comestibles.
La racine carrée de 12 est 3,464101615 environ.
[Ce message n’a PAS été aidé, rédigé ou inspiré par un LLM]
tiens celui qui vous noie sous une tonne de texte quand il n’a rien à dire.
Marrant heureusement qu’il y a toujours une intelligence supérieure comme vous pour éclairer le monde
Votre complexe d’infériorité est touchant. Je n’ai « rien à dire », parce contre vous, manifestement si (vous avez au moins à dire que je n’ai rien à dire). Et « une tonne de texte », ce n’est même pas le centième de ce que je lis par jour. Pas vous ?
Vous êtes vraiment un dieu inaccessible pour nous autres pauvre mortels
Entre ça, tout le temps libre, le peu de travail accepté et certainement beaucoup d’autres choses, c’est bien ce que je pensais : vous êtes un privilégié qui a les moyens et donc je ne pense pas que vous soyez à même de comprendre les modes de vie et les préoccupations de ceux qui travaillent bien plus…vous savez, ceux qui sont « en prison » et subissent « la misère » de devoir aller travailler tous les jours. ![]()