Depuis quelques semaines, Pékin réunit en coulisses ses géants de l’intelligence artificielle (IA). Objectif : décider si la Chine doit, elle aussi, verrouiller l’accès à ses modèles les plus puissants. Et il s’agirait d’un changement clair de paradigme.
Pour donner des noms, le modèle GLM5.2 de Z.ai est au niveau d’un Opus 4.6 ou 4.7, mais open weight. Il a 754 milliards de paramètres et peut tourner sur un stack de 3 GB10 (DGX Spark), mais 4 recommandées (donc une solution en self hosting à 16k€/20k€). L’investissement peut paraître important, mais pour une société qui ne veut pas partager son code source avec les chinois ou les américains, et qui a suffisamment de clients « AI » (des développeurs), ça se justifie. Il existe même des versions 98B qui tourneraient sur un seul Spark ou Strix Halo, mais je ne sais pas leur performances.
C’est pas fou. Le débit est de l’ordre de quelques tokens par seconde seulement (c’est utilisable pour des actions non interactives, pour de l’interactif c’est un peu trop lent). Et comme cette compression est obtenue en réduisant la précision des paramètres, la qualité des réponses est dégradée également.
j’ai relancé manus.ai hier et c’est toujours indiqué « Manus fait désormais partie de Meta… », alors que comme vous le signalez, le gouvernement chinois a bloqué l’opération.