Lancé il y a plus de 15 ans, le premier casque Fidelio de Philips, le L1, était un produit à part, luxueux et affichant une excellente qualité sonore. Après une longue traversée du désert et un retour avec les L3 et L4, cette gamme nomade, toujours premium, restait techniquement derrière les cadors du genre. Avec son Fidelio L5, le constructeur enterre ce qui faisait la richesse de la gamme, à savoir sa qualité de construction. Un sacrifice nécessaire, ou une balle de pied ?
« Ce côté remplaçable est probablement l’argument numéro un, »
Ce n’est en rien un « argument » juste une obligation légale s’ils veulent continuer à vendre dans l’UE.
Il était temps d’ailleurs qu’on cesse de jeter dès que la batterie est foutu voir les coussinets non!
Il va falloir cesser de reprendre le marketing de ces marques qui essaient de nous faire prendre cela pour un choix de leur part alors que la seule raison pour laquelle ils nous permettent d’entretenir notre matériel c’est qu’on les a légalement obligées à le faire.
Ce n’est pas nouveau chez Philips. Quand ils ont racheté Marantz, ils ont encore fait dans la même qualité pendant un moment*, mais ensuite ça a dégringolé. Il a fallu que ce soit une firme japonaise qui rachète la marque et lui rende ses lettres de noblesse. ^^
- j’ai eu un lecteur cd Marantz CD85, du temps où Philips utilisait encore des composants de grande qualité. Quand je l’ai vendu parce que plus l’usage, j’ai eu plusieurs amateurs de vintage qui m’ont contacté et aucun n’a discuté le prix, ils connaissaient le modèle.
Au delà du choix des matériaux le L1 avait aussi un style un peu rétro qui le rendait un peu original par rapport au reste. Sans compter sa conception semi-ouverte (qui semble absente sur ce modèle) qui évitait le son souvent étouffé des casques fermés.
Celui-ci se contente de ressembler à beaucoup d’autres casques pour le coup.
Maintenant, pour sa défense, le L1 était uniquement filaire et n’avait pas de batterie ou autres circuits imprimés d’embarqués contrairement au L5.