Face à la canicule, l’installation d’une climatisation split en copropriété exige d’anticiper les démarches. Un dossier technique solide s’avère indispensable pour obtenir l’accord de l’assemblée générale.
Il reste toujours la possibilité de la clim à eau, qui n’est pas vraiment écologique, à moins de récupérer l’eau chaude au lieu de l’envoyer directement aux égoûts. Attention aux fuites, j’ai déj vu des locaux informatiques se transformer en piscine malgré une clim toute neuve: un raccord en cuivre avait lâché et l’inondation avait duré tout un week-end.
« L’ANIL précise qu’une unité extérieure située sur une partie privative peut échapper à l’autorisation si elle ne modifie pas l’aspect extérieur de l’immeuble »
Donc balcon, couleur passe-partout, silent-block corrects, aucun souci à se faire
Au niveau de la copropriété, il me semble que dès lors qu’on perce un mur porteur (et les murs extérieurs, ils sont rarement non porteurs…), il faut l’autorisation de la copro, car un mur porteur n’est pas considéré comme une partie privative. Donc l’absence de besoin d’autorisation de la copro, ça reste jouable si on peut passer à travers une fenêtre, mais s’il faut passer à travers un mur, autorisation nécessaire. Attention aussi au statut des balcons et terrasses. Dans certaines copropriétés, ils sont considérés comme des parties communes dont un copropriétaire à la jouissance exclusive (c’est plus pratique pour décider de certains travaux d’entretien/réparation) et non comme parties communes. Je ne sais pas si c’est une approche courante, mais dans les deux dernières copro où j’ai vécu, c’était le cas.
Un point important par contre, c’est que dès lors qu’un copropriétaire a été autorisé, il n’y a plus besoin d’autorisation pour toute autre installation, tant qu’on est sur les mêmes caractéristiques que lui.
Attention aussi au code de la santé publique, qui fixe des normes de niveau sonore. Si votre clim augmente de plus de 3 dBA le niveau sonore chez un voisin la nuit (et ce « chez » inclus les éventuelles parties communes extérieures, mais aussi l’intérieur fenêtres ouvertes, pas seulement fenêtres fermées), ce voisin peut exiger son extinction nocturne. Et le jour, c’est +5 dBA.
Enfin, si l’immeuble est mal foutu, il peut y avoir d’autres petites blagues… Ma clim évacue ses condensats via le tuyau d’évacuation d’eau du balcon, sauf que quand l’immeuble a été dessiné, ils n’ont pas pensé à décaler ces tuyaux d’un balcon à l’autre. Du coup les gouttes tombent sur le tuyau du balcon d’en-dessous, et le voisin est venu se plaindre de ce bruit là
(solution heureusement simple, et fournie d’ailleurs par le voisin lui même, qui avait des chutes : glisser dans le tuyau un second tuyau 5 cm plus long, et hop, les gouttes tombent un peu plus loin).
Et au passage, sur ce point aussi il peut y avoir des subtilités au niveau de la copropriété, certaines imposent la récupération des condensats dans un bac ou leur évacuation via les eaux usées, ce qui peut complexifier un peu l’installation.
Je suis pour la climatisation sous toute ses formes à condition de respecter le bien être des voisins.
Ici j’ai acheté un climatiseur mobile, la premiere chose que j’ai faite c’est de m’assurer que le tuyaux d’évacuation d’air chaud ne va pas en direction des balcons des voisins + j’ai posé le climatiseur mobile sur un tapis anti vibration/bruit en caoutchouc de 2cm d’épaisseur (ça m’a côté 25€ de plus) pour être sûr que le voisin d’en dessous n’entendra aucun bruit ou vibration dérangeante.
Malheureusement la plupart des gens ne sont pas comme moi…