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Commentaires : Brave va lancer un moteur de recherche privé et basé sur un index indépendant

Afin de proposer une alternative sérieuse et plus vertueuse à Google Search, Brave a racheté le moteur de recherche Tailcat pour l’intégrer à son Brave Search. Fidèle à son credo, la société promet que sa solution est au service de l’utilisateur plutôt qu’à celui des entreprises et de la publicité.

C’est sûr que le monde a besoin d’un autre moteur de recherche américain…
Désolant.

La collecte de données est une politique économique d’entreprise qu’importe la nationalité, que ce soit américain ou pas on s’en fou…

Non, on ne s’en fout pas. Pas du tout. Les USA ont une loi qui autorise toute personne de l’autorité publique à consulter les données des entreprises américaines, où qu’elles opèrent dans le monde. C’est un peu comme marquer le code de ton coffre en banque sur le tableau blanc de la gendarmerie d’à côté.

De toute façon il ne fait mention nul part de collecte de données à des fins commercial (Ou alors j’ai mal lu) et sur le site de brave je ne crois pas avoir vu de mention à ce propos non plus

Aucune importance. Le CLOUD act force les entreprises à stocker les données de connexion et des communications et de permettre leur accès, même aux policiers municipaux. On a un équivalent en France, où les FAI doivent garder les logs de connexion (c’est à dire quelle IP a communiqué avec quelle IP et quand), mais l’accès aux données est restreint à la DGSE si je me souviens bien et le contenu des communication est privé (ce serait impossible à stocker de toute manière).

En France nous avons Qwant, cocorico :rooster:

Ouais. Ça pourrait être bien, si Qwant ne se basait pas sur Bing pour ses résultats. Tu peux tester par toi-même, fais une recherche sur les 2 moteurs, tu verras que les résultats sont 99,9% identiques.

En Europe, il y a Swisscows. Il y avait Tailcat (que Brave a racheté), et Mojeek.

Tant que les données ne sont pas revendu, et qu’elles sont protégé, ça me vas. :stuck_out_tongue:

Merci pour le partage, c’est vrai que Qwant est encore dépendant de Bing, mais le taux était de 65% en 2019 d’après le rapport de la Dinum, on peut espérer que ça s’améliore… Je ne connaissais pas Mojeek, encore une nuit ou je vais dormir moins ignorant :wink:

Je viens de refaire un test maintenant, et c’est encore 99.99% les mêmes résultats…

Oui et c’est pour ça que l’on a le « Cloud Act » donc on s’en fou. En entreprise il y a en bref 3 niveaux de données, données classique, données sensible et données confidentiel.
Les données classiques peuvent aller à l’étranger sans soucis car ce sont des informations qui sont peu importante.
Pour ce qui est des données sensibles, ce qui est en général les données de la RH eux sont soumis au Cloud Act donc sa ne sort pas du territoire français.
Les données confidentiel c’est plus particulier, si on prend exemple sur les entreprise Safran ou bien Thales, dû à leur contrat avec le gouvernement français ils sont soumis au Cloud Act pour une bonne partie de leurs informations mais pour des entreprises sans rattachement gouvernemental ils ont le choix.

Et d’un point de vue technique, il est possible d’empêcher l’état américain d’accéder à tes informations mais l’accès en question demande une grosse démarche législative à l’état et les data center se défende car si l’intégrité de leur informations est « compromises » alors ils perdront beaucoup de client dont américains

Le Cloud act, c’est américain. Pas Français.

Typiquement, si toi, entreprise française stocke des données de tes clients (ou tes données) sur AWS, alors indépendamment de ta volonté, un employé de la mairie de New York peut demander à Amazon d’y avoir accès et Amazon ne peut refuser. Tu n’es pas prévenu. Si les données que tu as stockées concerne une réponse à un appel d’offre international, tu viens de donner l’information gratos aux amis requins et tu ne comprends pas comment ça se fait que l’offre des ricains est 1$ en dessous de la tienne, drôle de coïncidence non?

Quand au niveau de « confidentialité » des données, c’est un artifice bidon que l’on agite pour faire croire qu’il y a une protection… Je te le dis tout de suite, il n’y en a pas.

Les gens ne savent pas classifier l’impact de leurs données correctement.

Comme le démontrait Stallman: Free sait que tu as reçu un appel de ton médecin à 16h. Mais il ne connaît pas le contenu de la conversation. Il sait également que tu as appelé le centre SIDA info service juste après, mais il ne sait pas le contenu de votre discussion. Et que tu as appelé ton assureur juste après, mais il se sait pas le contenu de la discussion.

Sûr, la conversation est confidentielle, les logs d’appels sont des données classiques mais elles apportent plus d’information que les données que tu jugerais normalement confidentielles.

Remplace Free par Brave Search ci dessus et tu te rends comptes de l’impact du Cloud Act peut avoir sur un moteur de recherche et la classification des individus.

J’ai effectivement totalement utilisé le Cloud Act dans mon commentaire de manière totalement fausse, j’ai écris beaucoup trop vite, ce que je voulais dire plutôt est que à cause du Cloud Act on garde les données chez nous.
Par contre le reste est valide pour ce qui concerne les contrat d’état.

Tu es alors totalement à côté de la plaque pour ce qui est des niveaux de confidentialité, toutes les entreprises ayant des données confidentiels ont ses niveaux. Car ses niveaux de confidentialité sont utilisé par extension à l’élaboration de « Plan de reprise d’activité » (PRA) et de « Plan de continuité d’activité » (PCA) qui sont encore une fois un processus obligatoire pour les grosses entreprises.

Et c’est pas des « gens » qui font ça, c’est le service informatique qui fais ça.

Pour ce qui est de l’accès à nos données stocké en Cloud au USA, c’est très compliqué pour l’état d’y accéder surtout depuis les révélation de Snowden.

Tu parles de l’aspect légal, et tu as raison. Le problème, ce n’est pas le cadre légal ici, c’est l’utilisateur. Le fait que les utilisateurs d’un service ne savent pas (ne réfléchissent pas) à l’impact de leurs recherches dans un moteur de recherche. Jusqu’à preuve du contraire, même chez Thales, lorsque tu cherches des choses dans ton navigateur, (par exemple via Google, mais ici, ce serait Brave Search), même si, une fois que tu as trouvé ce que tu cherches, ni Google ni Brave ne sait ce que tu fais, le simple fait de savoir ce que tu as cherché donne souvent autant d’information que ce que tu as trouvé.

Et ça, ce n’est jamais classé comme confidentiel. Ce n’est pas sauvegardé. Et c’est accessible via le Cloud Act à tes concurrents amirequins.

Lorsqu’un moteur de recherche européen passe sous le drapeau étoilé, c’est une porte de plus qui se referme sur la confidentialité.

Là je suis d’accord avec toi