Le Sénat a adopté lundi une résolution sur le Space Act, le futur règlement européen sur la sécurité et la durabilité des activités spatiales, pour éviter que SpaceX ne fragilise la compétitivité de l’industrie spatiale européenne.
C’est quand que les vulcains débarquent, qu’on égalise le tout ^^
Quelque soit le domaine, on sera toujours à la bourre à cause de nos normes. Perso je préfère être dans ce monde où on essaie de limiter le n’importe quoi. Mais la contrepartie sera toujours d’être limités par rapports aux US et chinois.
Et de ma fenêtre il n’y a pas trop le choix, faire tout en interne. Mais là on sera limité aussi aux différences budgétaires, technologiques, légales, idéologiques etc de chaque pays de l’UE.
Bref on a pas fini
Quand les USA et la Chine envoie des fusée de plus en plus grosse dans l’espace, l’Europe lutte en mettant en place des réglementations. Ca pourrait presque passer pour une parodie…
Une idée serait de taxer tout ce qui passe par dessus nous. (sarcasme… vu qu’on taxe tout. ils en sont capable).
Mais après on fera un bouchon super écolo quand meme
Hello. Réglementer n’empêche pas d’innover, aux dernières nouvelles. Adapter certaines règles au contexte international est sans doute un débat légitime, mais faire des réglementations le bouc émissaire est un peu facile. Les États-Unis, souvent cités en exemple, ont eux aussi une industrie spatiale très encadrée. Le vrai sujet, c’est surtout celui des moyens. En Europe, on veut moins d’impôts, on critique les très grandes fortunes, on se méfie du privé, on réclame davantage de protection sociale et d’égalité… tout en espérant dominer technologiquement le reste du monde. C’est un exercice d’équilibriste. À force de vouloir le beurre, l’argent du beurre et la crémière, on finit au fond de la classe à applaudir les premiers… tout en expliquant que c’est la faute du règlement, des autres, du contexte international, mais surtout jamais la nôtre. Si rien ne change on est cuit à 100%.
Hop ! Le programme Ariane n’a jamais existé !
53 ans de programme spatial européen effacé de l’histoire, juste pour servir encore et toujours le même narratif. ![]()
A ce niveau là, on n’est plus dans la parodie, mais dans la prestidigitation.
Je trouve le titre de l’article très pertinent « être ou ne pas être largué par SpX » ? Le programme Ariane produit des lanceurs de très grande qualité qui servent de roue de secours à certains acteurs du milieu (Jeff B et sa constellation par exemple). Avec ce programme nous sommes indépendant, il faut le rester. L’avantage relatif de SpX concerne la réutilisation massive des composants pour baisser les couts. Pour l’avenir Ariane doit changer de paradigme pour s’orienter vers le réutilisable également.
Pour info, il y a env 17600 satellite en orbites (dont ~9500 de Starlink) et pas 14000 comme indiqué dans l’article (soit quand même 25% de plus).
Et il faut rappeler que l’espace est … grand. Très grand. Impensablement grand.
Pour vous donner un ordre d’idée, la surface de la sphère à l’altitude des LEO à 400km, est de 576 123 369,0 km². Un satellite même gigantesque de 30m² n’occupe que 0.000 000 000 822% de la surface disponible. Si on mettait tous les satellites actifs exactement à la même altitude, ils n’occuperaient même pas 0.000 014 4% de la surface disponible.
Et la surface disponible est complètement vide, 3 mètres au dessus, 3 mètres en dessous, etc…
Bref, même en lançant des milliards de satellites, nous ne pourrons pas remplir le volume d’espace du LEO (ce qui est logique).
Le problème, c’est que ces satellites sont réfléchissants, perturbe le spectre électromagnétique, pas leur nombre ni leur « densité ».
Mais non, les satellites n’encombrent pas le ciel, même pas une heure de pose photo et voilà (par exemple) :
Une heure de satellites au-dessus du nord du désert d’Atacama au Chili (octobre 2025) | ESO
Oui, vu de loin, pour faire une jolie photo, c’est embêtant. Mais pour de l’observation spatiale, un télescope a un champ de vue très très limité (de l’ordre d’un degré) pas comme cette vue en champ large. Du coup, la probabilité qu’un satellite passe dans le champ est assez faible (mais pas nulle). Lorsque c’est le cas, l’opérateur fait un masquage logiciel (on connaît l’orbite des satellites, on peux effacer les pixels qui intercepte cet orbite). C’est plus problématique pour les télescopes radios qui ont un champ plus élevé et une résolution plus faible.