La Maison-Blanche vient de mettre en ligne son application officielle sur l’App Store et Google Play. Elle promet d’être un canal direct entre Donald Trump et les Américains mais concentre en fait en quelques onglets des annonces filtrées, une galerie photo et un bouton pour signaler des sans-papiers à l’ICE.
Wahou un controle du terminal et un bouton pour faire un signalement à ICE. Le 4ème Reich en marche.
J’ai pris peur, j’ai téléchargé l’application pour vérifier certains points, notamment le fameux SMS et quand j’ai lu les avertissements, je me suis dépêchée de la désinstaller !
Ca ne laisse rien présager de bon pour la suite. D Trump met en place sa machine a truquer/fausser les élections de mi mandat. ( et peut etre meme plus… ) ![]()
Incroyable, jusqu’où va oser aller l’administration Trump ? ![]()
Mais j’ai du mal à imaginer que même ses partisans avalent ça :
L’application demande l’accès à la localisation précise de l’utilisateur, au capteur d’empreintes digitales et à la modification des fichiers stockés sur l’appareil
On peut, sans trop risquer de se tromper, supposer qu’il y a déjà plein de juristes d’opposition qui observent la légalité de l’application et qui vont tenter de la faire bloquer.
L’un des angles d’attaque que je vois est d’utiliser des fonds publics et l’image de la Maison-Blanche pour ce qui va être à coup sûr un outil de campagne. Or, ce n’est pas au contribuable de payer pour les campagnes des candidats et la Maison-Blanche n’est pas la Maison-Trump, quoi qu’il en pense visiblement, et n’a pas à être associée à quelque chose qui profite au seul Donald Trump.
Nous verrons bien, mais cela va être intéressant à creuser. Déjà, l’existence même d’une app pour dénoncer les clandestins et qui prend le contrôle de votre téléphone est un aveu criant du type de société que les MAGA appellent de leurs vœux et risque de leur faire plus de mal que de bien.
Malheureusement, le « toujours plus loin » devient petit à petit la norme dans de plus en plus de pays, les politiciens ont de moins en moins de limites, même si on n’en pas encore au même stade que les USA.
On a le cas en Belgique d’un simple président d’un parti politique de droite qui est en train de nommer ses proches et ses partisans à de nombreux postes relativement importants. Et c’est peut-être encore plus inquiétant, parce qu’il n’a aucun poste officiel dans aucun gouvernement régional ni fédéral.
Sa dernière, essayer de faire nommer son ancien chef de cabinet à un poste où celui-ci pourrait contrôler un fonds de l’état de plus de 10 milliards d’€, en disant que son expérience dans le domaine de la finance le désigne naturellement. Mais ça provoque une levée de bouclier, parce que c’est ce type qui a mené la banque belge Dexia à la faillite lorsqu’il en était le CEO. ![]()
Notre Premier ministre a intérêt à bloquer cette nomination, sinon il sera assez clair aux yeux de beaucoup de gens que ce n’est pas lui qui dirige le pays, mais ce président de parti (parti qui en passant n’a jamais fait que 30% des votes lors des dernières élections).
Pas mal d’intervenants font remarquer que, contrairement à ce que l’on croit, la plupart des confiscations de la démocratie n’arrivent pas par des coups de force, mais par un patient travail de destruction des gardes fous et des contre-pouvoirs, couplé à l’utilisation progressives de méthodes illibérales, pour que ces méthodes deviennent la nouvelle norme. Ça ne rappelle rien à personne ?