Commentaires : Après l'IA, une nouvelle crise de la RAM se profile à cause d'une technologie en plein essor

La crise de la RAM a fait exploser les prix. En cause : l’intelligence artificielle. Cependant, une cause peut en cacher une autre, les robots humanoïdes pourraient à leur tour augmenter la pression sur les fabricants et maintenir des tarifs durablement élevés.

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Ben oui, tout ce que la science fiction invente depuis plus d’un siècle en disant « le jour ou on inventera ça, ce sera la fin », on veut le créer. Quand des centaines de scientifiques et penseurs disent « stop, on va droit dans le mur », on accélère encore plus, en mode « balec ». Le sourire benêt du gars sur la photo (surement généré par un algorithme) en dit long sur son niveau de conscience et ses capacités cognitives. On pourrait remplacer le robot par la bombe atomique ou les « réseaux sociaux », tout ce qu’on invente et qui ne sert à rien, sinon à détruite ou nourrir les plus bas instincts de l’homo sapiens.

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Dans les années 1980, je me souvien de la RAM à 1500 francs les 4 Mo (Mégaoctets, pas Gigaoctets).
Du coup avoir 16 Mo était un luxe inaccessible au plus grand nombre.

Vite ! Des interdictions !

Vaut-il mieux des interdictions réfléchies pour la pérennité (comme lorsqu’on apprend à un enfant de ne pas manger tous ses bonbons d’un coup, c’est mauvais pour sa santé et en plus après il n’en aura plus) ou des privations violemment subies par la force des choses ? C’est tout ce dont on parle depuis 50 ans, et dont l’échéance se rapproche un peu plus chaque jour.

Mais les adultes ne sont précisément pas des enfants. Et la science-fiction reste de la fiction. Sinon, vous créez un monde qui n’a pas de prise avec le réel.

Craindre demain pour des rêveries, c’est prendre le risque de ne pas agir aujourd’hui contre les dangers réels.

Les « dangers » eschatologiques de l’IA sont aujourd’hui repris partout, régulièrement. Cela ressemble à la programmation d’une nouvelle peur. Mais pour en tirer quel profit ? Interdire toujours plus, certes. Mais quoi encore ?

Pire que des enfants, bien pire justement. Il faut relire Grothendieck, entre autres. Le problème de notre espèce, c’est qu’elle n’a aucune limite dans la destruction. Si notre espèce découvre le moyen de faire exploser la Terre d’un coup, elle développera cela, en se disant qu’on (qui ?) fera attention. On ne se demande jamais « Ok, on peut fabriquer cela, mais FAUT-IL fabriquer cela ? ». L’éthique est le cadet de nos soucis, seul le profit compte. Des millions de gens sur Terre crèvent la dalle à cause du capitalisme, pendant que d’autres s’enferment toujours plus dans un monde totalement virtuel et conceptuel, très loin de la réalité concrète justement.

Le capitaliste s’emballe et fait qu’on est obligé de toujours inventer de nouveaux gadgets de plus en plus vite, de nouvelles choses, qui n’ont en réalité aucun interêt (99% de ce que nous inventons n’apporte rien), mais seront rendues indispensables pour des raisons commerciales. Ce n’est pas pour le bien de la vie sur Terre.

Le fait que l’effondrement de notre civilisation soit inévitable n’est pas de la science fiction, mais de la science tout court. On ne sait pas exactement quand, mais on sait que ça va arriver à plus ou moins brève échéance, la dynamique des systèmes ne conduit qu’à un crash. Je ne parle pas de thèses « effondristes », mais de réalité factuelle, liée aux milliers de rapports scientifiques qui font état d’une Terre qui se dégrade fortement, de nombreux indicateurs dans le rouge, de la 6e extinction de masse (la vie meurt à une vitesse jamais observée, et c’est clairement de notre faute), du fait que de plus en plus d’humains meurent de la pollution, développent des cancers et des maladies dégénératives (et on sait que la pollution joue un rôle dans tout cela), l’acidification des océans qui est un désastre, la fonte des glaciers, les conflits géopolitiques, les guerres, les hausses dramatiques du coût de la vie (ce n’est que le début), les drames et migrations à cause de la sécheresse et de la chaleur (oui c’est loin de chez nous, pour l’instant…), etc … Il faut être dans l’ignorance de tout ce qui est constaté depuis 50 ans, pour croire qu’on va s’en sortir par des pirouettes. C’est un carnage tout simplement. Toutes les personnes qui lisent des rapports scientifiques le savent, c’est très très au delà des petites infos diffusées de temps en temps par les médias, entre deux pubs de lessive. Il se passe des choses dramatiques, irréversibles pour certaines. Ce que certains appellent abusivement IA est le cadet de nos soucis… Notre soucis, c’est notre absence de limites pour détruire, avec l’euphorie d’un épisode maniaque.

Vous adoptez une thèse néo-luddiste chère à Kaczynski. Il est vrai que couchée sur le papier et dans son propre référentiel, elle a beaucoup de sens. Ceci étant elle reste contrainte à une pensée étriquée qui ne tient absolument pas compte du réel : l’homme est un créateur et rien ne saura l’empêcher d’être autre que ce qu’il est par nature.

L’autre erreur de Kaczynski aura été de confondre deux choses qui n’agissent pas nécessairement l’une avec l’autre : la malfaisance de certains s’appuie sur la technologie, mais la technologie n’est pas la source de la malfaisance. De même que si certaines technologies sont créées avec de mauvaises intentions, cela ne qualifie pas automatiquement ces technologies de mauvaises.

Le progrès les rend potentiellement plus dévastatrice, quoi qu’on ne fit pas mieux à mon humble avis que les bombardements incendiaires en Extrême-Orient, avec des technologies aujourd’hui désuètes. Le Rwanda non plus, n’a pas eu besoin de connaître l’IA pour connaître la dévastation. Et tant d’autres…