Commentaires : Apple perd le créateur de l'iPhone Air, la faute à l'IA

Les temps sont durs à Cupertino. Abidur Chowdhury, le designer qui incarnait la finesse de l’iPhone Air en septembre dernier, a fait ses valises pour rejoindre une jeune pousse spécialisée dans l’intelligence artificielle. Son départ est loin d’être un cas isolé et sonne comme une nouvelle alerte pour la firme à la pomme, décidément à la peine pour retenir ses experts face à l’attrait grandissant de l’IA.

Je l’ai dit déjà à l’occasion d’un sujet un peu similaire : Apple ne perd pas grand-chose.

Des employés qui préfèrent miser sur des start-up déficitaires et l’IA, alors que tout montre qu’il s’agit d’une bulle qui est prête à craquer, plutôt que sur une entreprise richissime, hyper installée et faisant des dizaines de milliards de bénéfices par ans, mieux vaut les perdre que les gagner.

Lorsque l’arnaque sera enfin dévoilée et que les faillites s’enchaineront, beaucoup de ces « Petits Génis » de l’IA se retrouveront sur le marché de l’emploi, marché qui leur sera bizarrement bien moins favorable. Mais ce n’est pas trop grave, McDonald’s a toujours besoin de personnel.

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@pecore
Ok pour le départ vers la jeune pousse. Encore que je ne suis pas certain qu’un employé qui préfère un certain cocooning soit le meilleur non plus.

Mais ceux qui touches une prime de bienvenue à 100 ou 200 millions de dollars n’auront pas besoin d’aller chez McDo (ou alors pour aller acheter le restaurant).

PS : je ne sais pas ce qui se passe avec Clubic, mais 1 fois sur deux ou je faire « répondre » mon post n’est pas attaché au post auquel je réponds.

Je ne sais pas d’où tu tires ce chiffre, mais j’imagine qu’il n’y a pas des foules de personnes qui soient tellement demandées qu’on leur donne une telle somme d’entrée, ni des foules de start-up qui en aient les moyens.

Parce que l’époque est ainsi. Avant, on trouvait normal de faire toute sa carrière dans la même entreprise, tant que celle-ci vous offrait des perspectives d’évolution suffisantes. Aujourd’hui, il n’y a plus aucune notion de stabilité, de fidélité, c’est le jeu des chaises musicales et de la vente au plus offrant.

Qu’un employé qui atteint un plafond de verre ou n’est tout simplement pas heureux veuille changer, normal. Qu’un employé se fasse chasser et reçoive une offre tellement plus intéressante qu’il serait bête de la refuser, là encore, pas de soucis, même si ici la santé de l’entreprise qui fait l’offre devrait aussi rentrer dans l’équation.

Mais cette mentalité de ne voir dans son emploi qu’un marchepied vers un autre emploi, puis un autre, puis un autre, j’avoue que je ne comprends pas et que je ne trouve pas cela très sain, pour l’employé comme pour l’entreprise.

C’est parce que tu postes juste après le message que tu veux quoter. Le système estime que tu réponds forcément au message précédent et refuse la quote. clin 1

Un des neveux de ma femme a fait ça, passer d’une administration communale à une autre encore et encore parce qu’on lui proposait des postes où le salaire serait meilleur (jusqu’au jour où il est tombé sur une chef de service abominable et a regretté son emploi précédent, mais c’est une autre histoire).

Mais tout récemment, sa femme qui est enseignante et veut changer de métier a postulé pour un poste dans une des administrations communales que son mari a quitté. Il paraît qu’on lui a carrément dit qu’ils cherchaient des employés stables et que comme son mari n’était que brièvement passé dans plusieurs administrations, elle ne correspondait pas au profil recherché.

Et je comprends qu’ils n’aient pas envie de perdre leur temps à former une employée qui les quittera dés qu’elle verra une meilleure offre ailleurs. neutre

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Carrément.

Et retour de karma aussi pour le chef de service abominable. À quoi bon gagner plus si ton travail devient une torture qui va fatalement impacter aussi ta vie privée.

Faire un travail qui vous plait, avec des personnes que vous appréciez et qui vous apprécient, avec des chefs qui vous respectent et vous font confiance, ça ne compte pas pour rien et ça ne s’acquiert pas en changeant d’emploi tous les quatre matins.

A commencer dans l’article, que je cite :

Une douzaine de chercheurs en IA ont quitté le navire depuis janvier, dont des cadres importants comme Ruoming Pang, parti chez Meta après s’être vu proposer un pont d’or de 200 millions de dollars.

… et partout ailleurs dans la presse, par exemple :
https://www.boursier.com/actions/actualites/economie/meta-propose-des-ponts-d-or-pour-debaucher-des-talents-d-openai-52986.html

Pour le reste on est d’accord : Il y a un équilibre à trouver entre quelqu’un qui a un peu d’ambition et un mercenaire qui ne reste jamais en place.

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Cela doit tout de même être exceptionnel et uniquement pratiqué par une poignée d’entreprises ayant de tels moyens.

Parce que dépenser 2,4 milliards pour embaucher juste douze personnes, et les payer encore plus à l’année, je ne vois pas comment cela pourrait être reproduit à l’infini. Tôt ou tard, le puits va se tarir.

Et très, très peu d’entreprises peuvent se permettre une telle gabegie et surement pas une jeune pousse. Mais oui, des employés payés une telle somme n’ont pas trop à se soucier de leur avenir, en effet.

Je ne pense pas qu’il réfléchisse beaucoup, parce que depuis peu il est parti bosser au Forem (office de la formation professionnelle et de l’emploi en Wallonie), or on savait déjà que celui-ci va voir affluer des milliers voire des dizaines de milliers de chômeurs exclus à partir du 1er janvier 2026, suite à l’instauration de la limitation du chômage à 2 ans*. Donc énormément plus de boulot et de dossiers à gérer alors qu’il n’est pas prévu d’engager plus de personnel. Je crois qu’il ne va pas tarder à regretter son choix. neutre

*La première vague des exclus concernent ceux qui sont au chômage depuis 20 ans et plus, la deuxième vague entre 8 et 20 ans de chômage et il y aura au total 6 vagues d’ici fin 2027.