On commence déjà à bien sentir les effets de l’IA sur le marché du travail. Et ce, particulièrement du côté des jeunes !
C’est triste.
2 de mes enfants sont au chômage et les perspectives se referment doucement.
Ma fille est en alternance (qu’elle a eu un mal fou à trouver) et on lui a dit que les embauches étaient finies…
L’avenir des jeunes sans expérience me semble bien sombre! ![]()
Mais bon, il suffit de traverser la rue et de regarder les gamins en Chine, eux au moins ils taffent ! (ironie à part)
Ça prouve bien à quel point nos politiques et ils ne sont pas les seuls, quand on voit certaines réactions ne cherchent même pas à ecouter les jeunes qui manifestent. Les jeunes ont déjà eu une adolescence flinguée par le Covid et les confinements (bon, personne ne savait trop comment gérer ça à l’époque, donc je ne vais pas juger si c’était bien ou pas). Maintenant ils voient que des secteurs comme l’informatique, mais plein d’autres aussi, vont se faire démolir par l’IA.
Même Cédric Villani ne pensait pas voir son propre métier impacté de son vivant… Et là, en à peine un an, le voilà qui s’inquiète.
« Maintenant, je sais ce que ça veut dire d’être dans une catégorie qui se dit ‹ si ça se trouve, mon métier va évoluer de façon radicale ›. »
Ça ne veut pas dire que tous les boulots vont sauter du jour au lendemain. Mais si les boîtes peuvent couper leurs effectifs par deux pour gonfler leurs marges, elles ne vont pas se gêner.
Perso, je suis sorti d’études en 2008 en pleine crise financière. C’était la misère aussi, mais il y avait au moins l’espoir que ça passe au bout 1 an ou 2, en enchaînant les petits boulots. J’avais choisi de me diriger vers les bureaux d’études parce que j’avais trop vu les usines délocaliser… Et maintenant, même nos bureaux d’études partent à l’étranger, sans même attendre l’IA
À l’époque, c’était juste l’industrie qui morflait, et les métiers « intellectuels » s’en foutaient pas mal. Maintenant, c’est eux qui pleurent.
Dans l’informatique il y a l’IA mais aussi surtout les indiens.
La société où je travaille appartient à 53% à l’Etat belge et elle confie le travail aux indiens car ils coûtent moins cher, notamment en lois sociales. On marche sur la tête.
Et ce n’est même pas nouveau. Mon beau-fils a terminé ses études en juin 2016 et il n’a eu un contrat CDD de 4 mois qu’en janvier 2020. Entretemps, il n’a enchaîné que de l’intérim d’une semaine ou deux par-ci par-là. Pour des boulots plus stables et durables, la réponse était toujours la même : « vous n’avez pas assez d’expérience ».
Mais il ne s’est jamais découragé, il disait que ça lui permettait d’accumuler de l’expérience et que le peu qu’il gagnait était toujours mieux que rien.
Ce qui a été moche, c’est qu’après ce CDD de 4 mois à Bruxelles, on lui en a proposé un autre de 6 mois à Namur dans la même société, puis encore un autre de 6 mois de nouveau à Bruxelles. Et alors qu’après 16 mois dans la société et avec de très bons résultats, il s’attendait à être engagé en CDI, on lui a dit froidement qu’on préférait reprendre un nouveau en CDD pour toucher des subventions. ![]()
Depuis, il a eu de la chance, il a été engagé en CDI par une autre société proche de chez nous, mais l’ambiance de travail y était mauvaise et il a accepté une offre de CDI qui lui a été faite par une autre société. Ca fait 3 ans qu’il est dans celle-là et tout va très bien. Mais malgré son Master 2 en sciences économiques et sociales, il aura quand même ramé pendant plus de 7 ans avant de trouver enfin un emploi stable. ![]()
Revolution !!! Revoltez-vous !
Tout le monde a la rue !!!
Les jeunes ont déjà eu une adolescence flinguée par le Covid et les confinements
Il faut peut-être pas exagérer non plus : quand on parle d’adolescence ou de jeunesse « flinguée », moi je pense aux jeunes qui sont partis se battre dans les tranchées en 14-18 ; à ceux qui ont traversé la seconde guerre mondiale ; ou au 1,5 million de conscrits qu’on a envoyés en Algérie à la fin des années 50 (30000 ne sont pas revenus). Certainement pas aux jeunes d’il y a 6 ans qui ont du rester au chaud à la maison pendant quelques mois.
Et bien les jeunes ne devraient ils pas revenir vers des métiers ou l’IA est impossible ? Il y a de nombreux métiers, bien payés, qui sont en manque de mains d’oeuvre. Mais le problème est … à oui faut se lever tôt, faut se salir et par moment travailler dehors, dans le bruit, le froid. Il serait temps d’orienter intelligemment les jeunes et arrêter de croire qu’il n’y a que le travail dans un bureau avec son petit confort dans la vie.
C’est vrai en théorie. Mais dans la pratique, tout le monde ne peut pas devenir un travailleur manuel par simple volonté, il faut des prédispositions (l’inverse est également vrai, un travailleur manuel ne pourrait pas forcément devenir un travailleur intellectuel s’il le souhaitait). ^^
Exemple personnel, je n’ai jamais eu la bosse des études et je n’aurais jamais pu être physicien ou mathématicien, même si je l’avais voulu. Par contre, je me suis toujours montré doué dans tout ce que j’ai pu faire et essayer en travaux manuels. J’ai connu des gens qui avaient entamé diverses formations qu’ils n’ont pas pu achever parce qu’il leur manquait ces prédispositions. ![]()
Franchement, que répondre à toujours cet même argument pas comparable ? Et puis, ils n’étaient pas au front à 10-13 ans ! Là, ce sont des lycéens qui manifestent et qui ont été confinés. Ensuite, tous ceux qui les critiquent n’ont pas non plus connu la guerre de 14-18 ou d’autres conflits.
Pourquoi toujours ramener ça à un argument aussi stupide ? Tant qu’on y est, chez les Romains ou l’armée perse, c’était sûrement encore pire… Et c’est certainement pas leur cas à eux non plus.
Bref, pensée niveau zéro, mais ça ne m’étonne même plus, on n’entend que ça en ce moment.
C’est quoi cet article ???
Il déforme gravement les conclusions de l’étude.
L’étude HEC/Banque de France ne démontre absolument pas que l’IA aurait détruit 75 000 CDI par an.
Elle constate une baisse des embauches dans certains métiers, sans établir de causalité directe avec l’IA.
Les chercheurs soulignent eux-mêmes que les résultats restent descriptifs et rappellent plusieurs facteurs explicatifs : hausse des taux d’intérêt, correction du secteur informatique après le Covid, télétravail et développement de l’apprentissage.
Plus révélateur encore, l’étude précise que les données disponibles ne permettent pas d’affirmer que l’IA détruit actuellement des emplois en France.
Transformer une corrélation en causalité démontrée, puis des embauches en baisse en emplois détruits, relève d’une déformation manifeste des résultats scientifiques.