Commentaires : 13,4 % du capital, 60,6 % des voix : comment Zuckerberg verrouille son pouvoir chez Meta

Mark Zuckerberg ne détient que 13,4 % du capital de Meta, mais contrôle plus de 60 % des droits de vote. Alors que le groupe prépare une gigantesque opération de financement pour l’intelligence artificielle, son fondateur entend préserver cette situation grâce à une nouvelle catégorie d’actions. Explications.

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Ok, donc l’intérêt est de savoir si Zuckerberg est un gestionnaire de génie. On sait déjà qu’il n’a pas inventé grand-chose, mais il a su exploiter des concepts pour les améliorer.
La question est donc : sera-t-il dépassé dans les années à venir ? Le Metaverse est un exemple d’erreur qui ne se reproduira peut-être pas, mais qui montre une faiblesse.
Les actions de type C (et B dans une moindre mesure) sont un piège qui emmène tous les actionnaires dans le mur en cas de problème, les obligeant à brader ou à voir la valeur de l’action chuter sans pouvoir réagir.

Tu le sais quand tu investis, il n’y a pas de piège, donc pour moi ce n’est absolument pas un problème. En plus quand on voit comment la dilution des pouvoirs complexifie la gestion d’une boite, j’ai des parts dans plusieurs mutuelles et c’est un joyeux boxon à chaque AG :stuck_out_tongue: (même si ce n’est pas vraiment la même chose, les enjeux financiers étant différents et sûrement moins court-termistes).

C’est pas faux… mais quand même je m’interroge sur un plein pouvoir de fait. Autant un très gros actionnaire institutionnel qui dirait « je ne suis pas d’accord » et qui braderait ses actions C aurait un pouvoir de fait à travers l’impact massif qu’il causerait sur le cours pour tous les actionnaires… autant ces profils sont rares.

En fait, entre ton exemple des mutuelles et celui de Meta, on est vraiment aux deux opposés absolus : d’un côté, on a l’immobilisme d’une démocratie où tout le monde parle et personne ne décide ; de l’autre, on a l’extrême d’une monarchie absolue où un seul homme détient les clés de l’empire sans aucun garde-fou.

Combien d’entreprises sont verrouillées à ce point ? En creusant, je me demande si Meta n’est pas un cas extrême. Souvent, on compare Meta à Alphabet (Google) ou Anthropic, mais ce n’est pas comparable :
• Chez Alphabet, Larry Page et Sergey Brin partagent la majorité (51 %). Ils sont deux, ils peuvent s’équilibrer ou se dire non.
• Chez Anthropic, les 50 % appartiennent à un comité éthique indépendant pour éviter les dérives.
• Chez Meta, Zuckerberg est le seul et unique roi à bord avec ses 60 % de voix.

C’est là ma vraie réserve : s’il se réveille un matin avec une idée folle à 100 milliards de dollars, il n’y a absolument aucun contre-pouvoir ni aucun cofondateur pour appuyer sur le frein. On monte dans l’avion en espérant qu’il ne se crashe pas, ou que le pilote ne soit pas aveugle, ou ne le devienne… Du coup, en te lisant je m’aperçois que ce n’est pas tant le type d’action que d’investir dans une telle gouvernance qui me dérange.

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