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Commentaires : DeepNude : les copies de l'app aussi se font bannir de Github (page 3)

Tu me prêtes des propos que je n’ai pas tenu, et ça s’appelle un homme de paille. Le cas d’Angie Varona est valable, puisque je ne parlais pas du fait qu’on était malade à vie mais qu’on en portait les stigmates, les cicatrices. J’ai eu de nombreuses cicatrices de mon opération de l’appendicite, ce n’est pas pour autant que ces cicatrices ont disparu, pourtant je me porte très bien, je n’ai pourtant pas de souffrance persistante à avoir été opérée malgré que je me souvienne de la douleur intense que j’ai ressentie à mon réveil. Ce n’est pas parce qu’on a vécu une expérience traumatisante qu’on est incapable de rebondir.

Le fait donc qu’elle ait rebondi suite à cette affaire ne prouve en RIEN qu’elle ne continue pas d’être marquée par cette expérience. Utiliser les faiblesses du passer pour en faire une force moderne, ce n’est pas exactement ce que chacun de nous fait pour éviter de se morfondre? Si elle a décidé de ne pas quitter les réseaux sociaux, c’est son choix de femme libre. Si dans ta tête toutes les victimes se cachent après un coup pareil, alors tu as tort. Justement, c’est parce qu’elle a réussi à retourner son statut de victime que son témoignage est d’autant plus fort.

D’autant plus que ton insinuation de “la fille super malade” occulte le fait que durant sa vie elle a du changer d’école deux fois, que sa situation l’a menée à consommer alcool, drogue, et tentatives de fugue. Mais ça, de toute façon, tu ne veux pas le croire. Oui, je suis plus encline à croire Angie Varona que toi. Pourquoi ? Parce que c’est elle qui l’a vécu. Alors quoi, elle avait posté des photos d’elle nue? Pas du tout, c’était des retouches photos. Mais ça, de toute façon, tu ne voudras pas le croire. Elle a fait l’erreur d’avoir un répertoire de photos privées, qui ont été rendues public par un hacker, coïncidence ? Si le hacker est un sociopathe et qu’il cherche à diffuser des photos à caractère pédopornographique, il le fera peu importe la victime. C’est tombé sur Angie Varona comme ça tombe tous les jours sur des dizaines voire des centaines d’enfants ou adolescent.e.s de par le monde. Mais ça, de toute façon, tu ne voudras pas le croire.

Ton accusation selon laquelle elle a fait ça exprès est totalement infondée. Tu as une preuve de ce que tu avances ? Non bien sûr, tu n’as que des suspicions. Elle vit de son corps comme un modèle après ce qu’elle a vécu ? Sacrilège ! Sa place est dans un mouroir et pas sur Internet à profiter de son succès !
Le succès ne se mérite pas. Le travail n’est pas toujours récompensé par un salaire, le mérite ne s’obtient pas par la reconnaissance d’un public. Et si Angie Varona a su retourner la situation à son avantage, c’est un cas exceptionnel qui ne laisse pas au rebut les milliers de cas de jeunes femmes qui subissent ce genre de choses au quotidien. Celles que tu appelles les vraies victimes.

Alors parlons-en des vraies victimes. Par définition, après le hacking de son compte à son insu jusqu’à ce qu’on prouve le contraire (il y a un fait de hacking, mais aucun fait de volonté à rendre cela public), Angie Varona EST une vraie victime, au même titre que celles qui n’ont été harcelées que par quelques images. Mais tu imposes dans ton argumentaire une échelle de victimisation inversement proportionnelle à la quantité que ces victimes ont eu par exposition. Sauf qu’à partir du moment où la première image est exposée, celle-ci sert potentiellement au harcèlement, donc la quantité n’a aucune espèce d’importance. Elle aurait posté moins de photos dans son photobucket, le résultat aurait été le même.

Donc pour résumer :

  • Tu discrédites cette victime de harcèlement sur le simple motif qu’elle l’aurait bien mérité et qu’elle n’aurait par conséquent pas le droit de faire ce qu’elle veut de son corps;
  • Tu discrédites cette même victime en te basant sur le mensonge qu’elle aurait mis des photos d’elle nue sur son compte alors que ce n’était pas le cas, donc en plus il y a diffamation;
  • Tu imposes une échelle de jugement sur la crédibilité d’une victime reposant uniquement sur la quantité de photographies diffusées alors que seulement quelques photos suffisent pour commencer un harcèlement, ce qui rend l’échelle caduque – et ce n’est certainement pas parce qu’une femme a un corps plus généreux que d’autres et qu’elle en fait une force aujourd’hui qu’elle est moins crédible comme victime de harcèlement;
  • Tu ne crois ab-so-lu-ment pas la parole de la personne qui a vécu le traumatisme de manière avérée alors que tu acceptes volontiers de dénigrer son image sur la simple base de suspicions.
  • Tu la traites de manipulatrice, de simulatrice, simplement parce que “Bouuuh! Elle profite de son corps en public alors que c’est une victime de harcèlement !” occultant les nombreux faits qui témoignent en sa faveur mais croyant en ton jugement et celui d’autres internautes qui se permettent d’utiliser leur simple ressenti comme seul vecteur directeur.

Tes provocations ne servent à rien si tu n’as rien à démontrer. Et tu n’as rien prouvé. Même si ton argumentaire est irréfutable ( “Ses larmes ? elle manipule ! Son hack ? Elle manipule ! Son succès ? Elle a manipulé !”), cela ne constitue en rien une preuve.
Tu pourras aussi me dire que je n’ai pas de recul sur ce qu’Angie Varona dit et que je m’appuie sur son seul témoignage. Cependant, je trouve bien plus crédible une femme témoignant de son harcèlement vécu, et avoir un repenti sincère sur ce qu’elle aurait du éviter de faire, plutôt que la critique hasardeuse et infondée d’une personne lambda qui n’a que son ressenti à partager, même si elle partage ce ressenti avec d’autres. Si ses actions post-harcèlement ont le droit à un traitement critique, comme toute action quelle qu’elle soit, cela ne doit pas occulter les faits.

Je conclus cette longue explication en disant que tu me dis de prendre d’autres exemples, mais qu’as-tu apporté, toi, comme exemple ? Eh bien, aucun. Donc tu t’es amusé à vouloir me rendre ridicule ET rendre ridicule une victime de harcèlement, sans rien apporter au fond. Sophistique, quand tu nous tiens…

En tout cas j’en ai fini avec ce sujet. Je crois que j’ai abordé tout ce que je pouvais à propos de l’IA, de la nudité, des phénomènes sociaux, d’un cas concret, bref. Lirais-je peut-être ce qui est dit plus loin, mais j’ai laissé assez de lecture pour ne pas radoter plus tard. Bonne soirée malgré tout.

Çà pourrait être très pratique quand on est dans un club ou une discothèque pour trouver la perle-rare.
Aussi bien pour les hommes que les femmes ou Vice versa .