Les gens peuvent faire ce qu’il veulent avec leur vie privée, en effet. Les pouvoir publics n’ont pas à s’en mêler.
Les pouvoirs publics ont, en revanche, à l’inquiéter de la santé publique, cela fait partie de leur travail. En particulier celle des plus vulnérables, puisqu’on ne peut pas toujours faire confiances aux tuteurs pour jouer ce rôle. C’est « ce pour quoi ils sont mis en place ».
Et ils ont également un rôle sur le modèle de société qu’ils veulent et qu’ils veulent laisser aux générations suivantes. Or, ils ne veulent peut être pas laisser une société où la pornographie est en libre accès à tout âge et où des milliers de sites pornographiques rivalisent entre eux pour être celui qui propose le truc que les autres ne font pas, avec tous les risques de dérives que cela entraine.
Enfin, la pornographie a toujours été réglementée. Les affiches devant les cinémas doivent être neutres, l’entrée et la vente sont interdites aux mineurs depuis 30 ans, la diffusion interdite sur les chaines publiques. On sait depuis toujours que ce n’est pas un passe-temps comme les autres, même si l’on refuse de l’admettre clairement et qu’on préfère rester dans une espèce de zone-grise.
